06/03/2007

jean le cronin

pour le 1 et 2, je passe la main, tu es perdu...
ah oui, bel article de propagande de Miami...
"C) D'une peine de prison de 1 à 8 ans dans tous les autres cas."
Dans la pratique, on emploie la marge laissée dans l'alinéa "C" pour condamner jusqu'à huit ans de prison tous ceux qui ont l'intention "d'entraver les élections" par des appels à l'abstention, ce qui représente une interprétation très large du précepte et une forme qui viole visiblement un droit reconnu aux citoyens du monde civilisé. (...) "
mais combien donc de Cubains ont été condamné à huit ans de prison pour avoir incité à l'abstention...hein...c'est l'auteur de l'article qui interprête le C à SA FACON...mais dans les FAITS...hein....hihihihi..
Cher Yann Mens,
Vous m’avez envoyé un formulaire pour m’abonner à Alternatives Internationales, suivi d’un exemplaire de votre journal. J’ai été tenté.
Puis, j’ai vu comment vous parliez de Cuba et des amis m’ont informé d’un dialogue qu’ils avaient avec vous sur le sujet.
>Par suite, vous avez perdu un lecteur et peut-être gagné un détracteur prolixe. En tout cas, vous m’avez inspiré ce qui suit :
Comment se positionner en faveur d’alternatives politiques qui rompraient avec un capitalisme aggravé (néolibéralisme) sans retourner à un modèle de communisme (qui s’est effondré) ? Sûrement pas en présupposant qu’il existe un mètre étalon de la démocratie déposé à Paris (avec copie conforme dans les salles de rédaction).
>Ni en réfutant a priori d’autres systèmes, Constitutions, modes d’élections dont on nierait la validité par méconnaissance et par esprit de supériorité (avec un vague relent d’esprit colonial).
Il n’est bon bec que d’un Paris médiatique qui s’auto-persuade qu’à Cuba, le parti communiste présente (tout seul) des candidats, élus forcément à 98% des voix (à mains levées) et ensuite inamovibles. Les dirigeants tiendraient leur pouvoir du comité central (immuable).
Je suis prêt, si Alternatives Internationales m’ouvre ses colonnes, à écrire plus en détail là-dessus. Mais, rectifions l’essentiel : à Cuba, le parti communiste, en tant que tel, n’a pas le droit de présenter des candidats (c’est la population qui avance des noms), les élections se font pyramidalement à partir des quartiers, le nombre de candidats doit être compris entre deux et huit, le vote a lieu à bulletins secrets, il est ouvert dès l’âge de 16 ans, les élus sont révocables au bout de deux ans, il n’est pas un seul ministre (n’est-ce pas Villepin ?), un seul dirigeant qui n’ait pas d’abord été élu par son quartier (Fidel Castro y compris), sa ville, sa région.
Oui, mais le peuple tout entier n’a pas élu Castro objectez-vous. Parenthèse : quand 8 millions de Cubains se rendent en juin 2004 dans un des 129 500 bureaux ouverts dans l’île pour se prononcer sur un sujet où sont mis en jeu, non seulement la survie du gouvernement mais aussi celle du système, que fait la presse occidentale ? Elle ricane : « Par référendum, Castro inscrit le caractère socialiste de l’île dans la Constitution.» Elle oublie de faire un parallèle avec le référendum prévu chez nous et qui va inscrire le caractère capitaliste de l’Europe dans la Constitution si la réponse est oui et qui ne fera pas de la France un pays socialiste si la réponse est non. Au passage, elle cèle qu’il ne s’agissait pas vraiment à Cuba d’un référendum, mais d’une gigantesque collecte de signatures répondant à celles du projet Varela. Certes, objectera-t-on encore, mais c’est le gouvernement cubain qui, l’opinion du peuple lui étant confirmée, modifie ensuite la Constitution dans le sens qu’il souhaitait depuis le début. Vrai, comme en France où, après des campagnes médiatiques appropriées qui préparent l’opinion, le gouvernement peut modifier la Constitution en usant de deux procédés légaux : soit par référendum, soit par un vote des deux Chambres réunies en congrès à Versailles.
Les Cubains n’élisent pas un Président de la république au suffrage universel direct, donc ils sont privés de démocratie ? Depuis quand, cette déduction est-elle irréfutable ? Depuis que la France l’a décidé et que nos journalistes le font savoir. Ainsi donc, notre quatrième République était une dictature, Vincent Auriol un caudillo et René Coty un lider maximo. Ainsi, les mandats de nos maires, élus par les conseillers municipaux et de nos sénateurs, élus par les « grands électeurs » ne seraient pas légitimes. Le pouvoir des chefs de la plupart de nos partis politiques, de nos syndicats, de dizaines de milliers d’associations découlerait d’un système électoral non démocratique. L’Eglise est une dictature. Nos journaux (le « quatrième pouvoir ») dont les rédacteurs en chefs ne sont pas élus par les journalistes et encore moins par les abonnés sont des dictatures ? En effet, l’interdiction faite au lecteur de s’exprimer dans les colonnes de son journal autrement que par un courrier des lecteurs filtré, étriqué, est la négation du pluralisme d’idée. Ah mais ! c’est que les pages des journaux ne sont pas extensibles. L’obstacle à la libre expression est purement technique, nulle part ailleurs on n’en trouve de cette sorte et quiconque l’invoque dans certains contextes bien déterminés et pour des pays menacés de mort est un stalinien-goulagiste.
A ce stade de la discussion, les journalistes avisés concèderont qu’on ne peut à la fois prôner l’émergences d’autres mondes et soutenir qu’un modèle (le nôtre) est supérieur aux autres et adapté à toutes les situations sous toutes les latitudes. Dommage, car c’est le meilleur. Et depuis quand ? Depuis qu’on l’a adopté (car il correspondait alors à des nécessités internes). Et jusqu’au moment où l’on en changera (par suite d’évolutions politico-sociologiques qui l’auront rendu obsolète). Dans certains milieux parisiens, la conception du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes rappelle celle de ce fabricant de voitures noires qui disait (je cite de mémoire) : « Nos usines peuvent sortir des voitures de la couleur qu’elles veulent à condition qu’elles soient noires. »
Je vis loin de Paris et je sais que les paysans ne laissent pas entrer le libre renard dans leur poulailler libre. Cette frilosité « dictatoriale » leur permet d’avoir toujours des poules et des œufs. Mieux, quand on leur dit que le portillon de bois est une atteinte à la liberté, ils persiflent : dès que les poules seront pourvues de dents acérées, ou dès que les prédateurs auront des griffes de velours, Goupil sera le bienvenu. Si l’on fait remarquer à ces ploucs que leur réponse est dilatoire, ils proposent de raser l’enclos dès que vous monterez la garde avec des fourches tout autour de la ferme, jour et nuit.
>Est-ce qu’Alternatives Internationales monte la garde ? Non.
Est-ce que ses cris vont éloigner la bête ? Non. Alternatives désapprouve, dans le même mouvement, Goupil et la volaille (en attendant de déplorer avec vigueur le carnage dans le poulailler ouvert sur injonction du Club mondial des renards) Elle agit comme un garde-champêtre qui bat le tambour pour alerter la population sur l’emprisonnement des poules et qui la prépare à applaudir à l’ouverture du portillon pour le renard.
Mais le pluralisme de la presse, direz-vous ?
>Il n’est fine plume que du Paris médiatique qui se persuade, par des lectures croisées des confrères (d’une crasse ignorance), qu’il existe à Cuba un seul journal (Granma) et une chaîne de télé (qui éructe des slogans révolutionnaires en boucles).
Je suis prêt (bis repetita placent), si Alternatives Internationales m’ouvre ses colonnes, à écrire plus en détail là-dessus. Mais livrons quelques courts éléments d’information (que tout journaliste peut découvrir sur place s’il ne va pas uniquement à Cuba pour vérifier le discours martelé à Paris sur la pensée unique cubaine). J’autorise chacun à faire passer aux autochtones ces tuyaux permettant de s’informer complètement à Cuba. Se procurer Granma (pas impossible malgré la pénurie de papier. Le même exemplaire circule de mains en mains. Le touriste aura du mal à l’acheter, mais pas à se le faire offrir), les journaux pour la jeunesse, journaux des syndicats, journaux de quartiers, journaux catholiques (L’Eglise possède une quinzaine de revues dont le contenu n’est soumis à aucune censure préalable, le total du tirage des journaux des paroisses atteint 50 000 exemplaires dans un pays cinq fois, moins peuplé que la France). Ecouter la radio, y compris la radio anti-cubaine (« Radio Marti » qui émet depuis Miami au mépris des lois internationales) regarder la télévision anti-cubaine diffusée depuis un avion militaire US (même remarque), regarder une des chaînes de télévision cubaine ouvertes sur le monde, sur le savoir et sur la culture, acheter la presse occidentale dans les hôtels et aéroports, entrer librement dans une des multiples agences de presse étrangères. Participer à une des foires du livre où des éditeurs du monde entier débarquent avec leurs livres et leurs auteurs (de leur choix) et qui rassemblent plus de monde que le salon du livre de …Paris. Discuter avec les dizaines de milliers de coopérants Cubains qui rentrent (tiens, ils rentrent ?) de l’étranger (enseignants, médecins…), parler librement à quelques-uns des deux millions de touristes qui visitent l’île (demander à chacun des Français de venir avec un numéro d’Alternatives Internationales. Voyez, je me préoccupe tout de même de votre tirage, même si, moi, je renonce à vous lire), discuter avec le cousin de Miami venu passer ses vacances dans l’île.
Certes, dit le journaliste parisien que ces vérités agacent, mais vous oubliez une chose essentielle.
Laquelle ? questionne le pro-cubain (forcément obtus, fanatique, crypto-dictateur en herbe). Le déficit d’informations du fait que Bush refuse de laisser déferler sur l’île les deux millions de touristes états-uniens ? Voisins pacifiques que Cuba invite à se mêler à la population, à parcourir l’île en tout sens, à manger et dormir chez l’habitant, à l’éclairer sur le paradis US ?
Non ! le pluralisme ! La nécessaire multiplication des titres de journaux privés.
>- Ah, privés ! Comme ces milliers de journaux libres US qui ont fait croire à leur opinion publique que Saddam Hussein était mêlé de près à la destruction du World Trade Center (note à afficher dans les salles de rédaction : toujours donner le nom de ce quartier en Anglais : en Français, ça inquiète le populo et ça alimente le discours d’Attac) ? Comme ces centaines de télévisions du monde entier qui nous ont montré les images des usines irakiennes fabriquant des armes de destructions massives et Colin Powell brandissant un flacon mortel made in Bagdad ? Comme ces journaux français qui (à de rarissimes exceptions) publient depuis des lustres des informations sur le tiers-monde marquées par deux caractéristiques : Cuba y occupe autant de place que l’ensemble des autres pays pauvres réunis (tiens, pourquoi ?) et tout ce qui se passe dans cette île est négatif ? Ainsi, Cuba est le seul pays du monde qui a survécu 45 ans à 100% d’échecs ininterrompus, sans que la police et l’armée n’aient jamais eu à se tourner contre le peuple, lequel subit pourtant des restrictions telles qu’il est même privé de l’odeur des grenades lacrymogènes.
>Comme l’a dit (librement) l’évêque de Santiago : « C’était mieux sous Batista »
Reste la question du pluralisme politique. Si le pouvoir cubain était sûr de son audience, il laisserait s’organiser des partis politiques, dites-vous. Comme aux USA où la population majoritairement hostile à la guerre en Irak a dû choisir entre un Bush, milliardaire blanc issu de Yale et artisan de l’invasion et un Kerry, milliardaire blanc issu de Yale qui préconisait d’accroître les effectifs militaires dans le Golfe ?
Non, allez, soyons sérieux, là.
Le problème est que le pays qui s’active le plus pour ce pluralisme, celui qui y investit des sommes colossales, ce pays là ne veut pas la démocratie à Cuba : il veut Cuba. Et d’autres pays en suivant. Qui était derrière le coup d’Etat au Venezuela ? Les USA. Or, Chavez vient de remporter sa neuvième victoire électorale consécutive (dans un pays où les médias lui sont majoritairement hostiles et où elles appellent à un nouveau « golpe »). Qui a fomenté le coup d’Etat chilien ? Etc.
Fable : le chef des rapaces décréta le blocus du poulailler. Les poules avaient faim. Dans le ciel, volaient des vautours chargés de besaces de blé. Le paysan se résolut à les laisser entrer. Les sauveurs vidèrent leurs sacs et organisèrent des « élections libres » (un milliard de dollars investis, c’est dire leur amour de la liberté). Leurs partisans furent néanmoins battus. Mais ils repartirent content. La cible était enfin fractionnée. L’armée ferait le reste, faisant succéder à la guerre économique et médiatique de haute intensité la puissance des bombes à uranium appauvri larguées sur un pays où une partie de la population aurait gobé le discours des Saint Jean Bouche D’or sans scrupules, comme les populations du monde entier ont gobé la fable du charnier de Timisoara et celle des armes de destructions massives, comme les Français, dont la presse est libre, ont fulminé contre les pédophiles d’Outreau ou le bagagiste arabe et terroriste d’Orly, etc.
Vouloir imposer à Cuba, minuscule pays pratiquement accolé à la plus formidable puissance guerrière que la terre ait jamais connue (et qui a inscrit Cuba dans sa liste des « pays ennemis, pays terroristes et cible potentielle ») un système électoral à la Française, c’est aller cracher sur la tombe de Salvador Allende, creuser celle de Chavez et se résoudre à voir débuter une guerre dont les Cubains avertissent qu’elle « durera cent ans et fera un million de morts. »
Quant aux formidables succès que Cuba connaît malgré le blocus et le harcèlement, les attentats, les sabotages, ils sont tabous dans nos journaux. Si l’un d’eux se laisse à y faire référence, c’est en passant, au détour d’une phrase orpheline dans un pensum hostile. Combien de fois ai-je lu : « Certes le blocus est inadmissible mais il n’explique pas tout. » ? Suivent des pages entières d’instruction à charge contre Cuba. Mais la question : « Qu’explique le blocus ? » n’est pas traitée.
Le jour où la presse se regardera avec la même rigueur qu’elle observe Cuba, le jour où la communauté internationale offrira à Cuba (mais avec quels moyens, grand Dieu ?) la levée du blocus et la garantie de ne pas être envahie par son puissant voisin, la survivance d’une crispation politique sera superfétatoire dans l’île. Faites-moi signe pour regretter avec vous son éventuel maintien. Mais dire aujourd’hui qu’elle est consubstantielle au système, c’est participer à cet interminable procès où une nuée de procureurs s’abat sur un prévenu maigre dont l’avocat est privé de micro.
>Alors, de grâce ! n’allez pas répétant que le projet Varela a conduit ses signatures (près de quinze mille avec noms et adresses) en prison, que « certains des 75 dissidents » étaient journalistes. L’un d’eux avait sa carte et vivait (comme les autres) des subsides du chargé d’Affaires US à La Havane. Notre presse (dont on fait de plus en plus le choix de la lire gratuitement sur Internet) a écrit qu’il était emprisonné dans des conditions abominables, qu’il avait maigri de 20 kilos (30 selon sa femme), que sa santé s’était dégradée, martyr qui avait simplement osé émettre des critiques. Ses amis nous le décrivaient très vieilli, sa vue s’était dégradée et son état préoccupant. Or, voilà qu’à la grande confusion des propagandistes, il sort prématurément de prison. L’œil vif, gros et gras, il raconte l’horreur carcérale : un grillon (castriste ?) troublait son sommeil et il a lu (sans les yeux ?) le tout dernier livre de Gabriel Garcia Marquez (tout chaud, pas encore traduit chez nous). Et voilà qu’il donne à La Havane, une conférence de presse mondiale pour critiquer le gouvernement, prouvant ainsi que tout ce qui a été colporté sur lui était mensonger, que ce n’est pas la critique qui est sanctionnée, mais la connivence stipendiée avec une puissance ennemie. Et maintenant, sans transition, devant la Maison Blanche, une conférence de presse d’un ex-prisonnier de Guantanamo, gros et gras (je plaisante, on peut être pro-cubain et aimer rire, non ?).
Quant à RSF, condamnée deux fois par les tribunaux français, exclue une année par l’ONU de la liste des ONG en raison de son acharnement contre Cuba, RSF qui dénonce les meurtres de journalistes en Colombie mais qui, dans son classement de la liberté de la presse, place ce pays en meilleure position que Cuba (où pas un n’a été assassiné depuis la Révolution), qui trouve le moyen, par un artifice, de bien classer les USA, pourtant en tête pour les assassinats de journalistes (Yougoslavie, Afghanistan, Irak, en attendant d’occire les journalistes Cubains qui n’émargent pas), RSF dont le budget colossal comporte bien des mystères, RSF dont les contorsions pour absoudre en toute occasion les USA ou pour minimiser leurs responsabilités crèvent les yeux de qui regarde, RSF qui inscrit en tête de ses campagnes les plus virulentes les pays qui sont dans le collimateur de Bush, RSF qui tape hardiment sur la presse des pays pauvres et ne dit mot sur celle des pays riches, surtout si elle est propriété des marchands d’armes, RSF se comporte comme un agent de propagande avançant sous le masque d’une organisation humanitaire (vous trouverez ci-joint un article que j’ai diffusé récemment sur Internet sous le titre « Otages, RSF, US Army »).
Comment conclure en faisant court ?
Ah oui :
- Cuba si ! Yankee no ! Et même : Castro si ! Ménard no !

Maxime Vivas


3 ta "culture" est tellement en phase avec TINA que ça me fait peur...moi, j'appelle ça "lobotomie"....


4 Chomsky cite souvent le NY Times, donc il l'adore...logique....
déjà posté sur TON BLOG...mais relis...
Aujourd’hui, deux photos dans France-Soir , lisiblement affichées comme venant de MEMRI et nous démontrant la fourberis antisémite des arabes . A part que MEMRI est un Institut très particulier sur lequel Brian Whitaker journaliste au Guardian a enquêté : "La consultation de l’une des pages d’archives web désormais supprimée nous livre la liste du personnel de MEMRI. Parmi les six personnes nommées, trois -en incluant Carmon- sont décrites comme ayant travaillé dans les services secrets israeliens. Parmis les trois autres, l’un a servi dans le Commandement Nord du Corps d’Artilleriede l’Armée Israelienne, l’un a une carrière universitaire, et le sixième est un ancien comédien intermittent."
Ils sont infatigables les espions fondateurs de MEMRI.
La semaine dernière on leur devait la diffusion de la nouvelle que Saddam corrompait à coup de barils de pétrole 270 hommes politiques ( beaucoup de Français bien sur ! puisque nous étions opposés à la guerre en Irak) .
Aujourd’hui j’ouvre, par hasard dans un troquet, ce canard qu’est France -Soir et j’y trouve à l’intérieur deux photos, affichées en toute lettres comme provenant de MEMRI,- autrement dit du Middle East Media Research Institute-, vous démontrant combien les arabes sont méchants et antisémites . La prochaine fois ils nous afficherons quelques saletés de notre extrême-droite et les diffuseront dans le monde entier en démontrant aussi combien tous les Français sont antisémites. (MEMRI a des bureaux à Washington , Londres , Berlin, Jérusalem et arrose toutes les agences de presse occidentales de ses articles et photos en provenance des pays arabes : les pires s’entend ).
Informé par un article écrit le 12-08-2002 par un journaliste du Guardian, -Brian Whitaker-, j’en ai fait la traduction : mieux vaut savoir qui nous veut quoi et où veut -on nous mener .
Alors, pour ceux qui se demanderont , en lisant France -Soir ce qu’est MEMRI voici les infos que j’ai données à IM-Paris il y a deux jours .
*Voici la reprise de la nouvelle que nous avons entendue sur tous nos medias : "270 opposants à la guerre en Irak ont été rémunérés en barils de pétrole par Saddam Hussein " Pas vous, pas moi qui avons, comme les 3/4 de la planète, manifesté contre cette sale guerre impériale appelée de tout coeur par la bande des neo-cons américains - ils étaient bien les seuls ! . De nous MEMRI ne parle pas.
Mais de ceux qui comptent et que l’on connait -et parmis eux les Français "nouveaux ennemis" des neo-cons en question - il fallait bien salir leur engagement contre cette guerre : il ne pouvait qu’avoir des motivations vénales ! MEMRI s’est chargé de trouver les motivations en question et de les diffuser à toute la planète . Et nos medias ont bien évité de nous dire qui leur envoyait l’info.
Le réseau Voltaire ( http://www.reseauvoltaire.net) met les pieds dans le plat en nous offrant une enquête présentée de la façon suivante :
>"INFORMATION MADE IN CIA :L’intox des barils irakiens La presse occidentale a très largement repris les informations selon lesquelles 270 personnalités et sociétés opposées à la guerre contre l’Irak auraient été rémunérées par Saddam Hussein. Mais nos confrères ne se sont pas donnés la peine de vérifier leur véracité, ni même leur vraisemblance. Ils auraient pu découvrir que le journal irakien qui a publié cette accusation a été créé avec les fonds de George Soros, l’aide de la NED, un paravent de la CIA, les conseils de l’ancien patron de La Voix de l’Amérique et qu’il a bénéficié du soutien du gouverneur de l’Irak Paul Bremer lui-même. Elle a été diffusée mondialement par le MEMRI, une « agence de presse » créée par des officiers de Tsahal.
Le Réseau Voltaire retrace la filière d’intoxication". L’accès aux résultats de cette enquête du Réseau Voltaire étant payant je n’y suis pas allé mais sur ce qu’est MEMRI (Middle East Media Research Institute) et ses buts déjà le 8 Aout 2002 Brian Whitaker, journaliste au Guardian nous les présentait après enquête.
"Voici la traduction de son article dont le titre était "Selective MEMRI" (http://search.guardian.co.uk)
*Lundi 12 AOUT 2002 :
>Depuis quelque temps je reçois des petits cadeaux de la part d’un institut très généreux ayant son siège au USA. Les cadeaux prennent la forme d’une excellente traduction d’articles de journeaux arabes et l’institut me les envoie par mail tous les quelques jours et ceci sans aucun frais pour moi. Ces mails parviennent aussi à d’innombrables politiciens, universitaires, et journalistes . Les histoires qu’ils contiennent sont en général très interessantes.
Chaque fois que je reçois un de ces mails de L’Institut plusieurs de mes collègues au Guardian les reçoivent aussi et en général ils m’en transmettent des copies -parfois avec une note me suggerant de vérifier la nouvelle et en faire un article .
Quand la note me vient d’un collègue plus agé je me sens le devoir de faire l’article suggéré. Par exemple , la semaine dernière il y avait deux paragraphes d’un article traduit par l’Institut, annonçant qu’un ancien médecin irakien révélait que Saddam Hussein avait personnellement donné l’ordre de couper l’oreille des militaires déserteurs .
L’organisation qui avait fait cette traduction et la diffusait était le MEMRI basé à Washington mais qui venait d’ouvrir récemment des bureaux à Londres , Berlin et Jérusalem.
Son travail est subventionné par les imposables U.S puisqu’il s’agit d’une "organisation indépendante, non partisane et sans but lucratif" , et la loi américaine lui donne un statut de non imposable .
Selon son site web les buts de MEMRI serait de réduire le fossé linguistique entre l’Ouest-où peu de gens parlent l’Arabe - et le Moyen -Orient et ceci grace à des "traductions d’articles signifiants parus dans les medias arabes, Farsi,ou hébreux ". . Malgré ces dispositions très louables plusieurs choses me mettaient mal à l’aise chaque fois que j’étais sollicité de me pencher sur les histoires que MEMRI faisait circuler .
La première c’est que cette organisation était plutot mystérieuse . Son site ne donnait aucune personne à contacter et pas même l’adresse de ses bureaux . La raison de ce secret me dit un ancien employé était "que MEMRI ne voulait pas qu’un kamikaze suicide franchisse un beau matin de Lundi le seuil de ses bureaux (Washington Time , 20 Juin"). Cette excessive précaution me frappa de la part d’un Institut qui ne désirait rien d’autre qu’abattre les barrières linguistiques entre l’Ouest et le Moyen-Orient .
/>La seconde chose, qui me mit mal à l’aise, venait de ce que toutes les histoires que MEMRI avait choisi de traduire répondaient à un même modèle : soit elles donnaient un reflet négatif des Arabes, soit elles encourageaient l’agenda politique israelien. Je n’étais pas le seul à éprouver ce malaise .
Ibrahim Hooper , membre du Conseil pour les Relations Americano Islamiques, a souligné dans le Washington Times que "MEMRI n’avait d’autres fins que de trouver les pires propos qui soient dans le monde musulman et de les diffuser aussi largement que possible " .
MEMRI pourrait arguer, bien sur ! qu’ils ne font celà que pour encourager la modération en donnant de flagrants exemples d’intolérance et d’extrémisme . Mais s’il en était ainsi on pourrait s’attendre à ce qu’il publie - par souci d’impartialité- les articles extrémistes des medias israeliens. Bien que MEMRI se propose de fournir des traductions de propos en provenance des medias hébreux je ne me souviens pas en avoir jamais reçu.
D’autres preuves sur le site web de MEMRI font douter de son statut soit-disant non -partisan. Tout en proclamant son support pour la démocratie libérale, la société civile et le marché libre l’Institut insiste sans cesse sur "l’importance permanente du Sionisme pour le Peuple juif et pour l’Etat d’Israel".
Voilà ce que le web affirme mais les mots sur le sionisme ont été maintenant supprimés. La page d’origine peut cependant être retrouvée dans les archives de l’internet. Les raisons de l’ambiance de secret qui entourent MEMRI deviennent claire si l’on va voir qui est derrière. Le co-fondateur et President de MEMRI et le propriétaire enregistré du site est un Israelien nommé Yigal Carmon. Monsieur -ou plutot le Colonel Carmon-a passé 22 ans dans les services secrets de l’armée israelienne et par la suite a été conseiller au contre-terrorisme sous deux premiers ministres israeliens, Yitzshak Shamir et Yitzak Rabin.
La consultation de l’une des pages d’archives web désormais supprimée nous livre la liste du personnel de MEMRI. Parmi les six personnes nommées, trois -en incluant Carmon- sont décrites comme ayant travaillé dans les services secrets israeliens. Parmis les trois autres, l’un a servi dans le Commandement Nord du Corps d’Artilleriede l’Armée Israelienne, l’un a une carrière universitaire, et le sixième est un ancien comédien intermittent.
La co-fondatrice de MEMRI avec le Colonel Carmon n’est autre que Meyrav Wurmser, qui dirige aussi le Centre pour la Politique du Moyen -Orient (Center for Middle East Policy) à L’Hudson Institute basé à Indianapolis, Centre qui se proclame comme "la première source américaine de recherches appliquées pour un changement politique durable". L’omnipresent Richard Perle, Président du Conseil d’Administration de la Politique de Défense du Pentagone, vient d’entrer au Conseil d’ Administration de l’Hudson Institute . Madame Wurmser est l’auteur d’un travail universitaire intitulée"Israel peut-il survivre au Post-Sionisme"dans lequel elle argumente le fait que "l’aile gauche des intellectuels israeliens est plus qu’une menace passagère pour l’Etat d’Israel du fait qu’elle sape son ame et réduit sa volonté de se défendre ". De plus madame Wurmser est diplomée, internationalement reconnue, elle inspire et informe les orateurs parlant du Moyen-Orient et "sa présence à un débat radiodiffusé ou telévisé en fait un évènement unique " si l’on en croit le Benador Associé loue souvent ses services.
Personne , pour autant que je sache, ne discute la précision des traductions de MEMRI, mais il y a d’autres raisons pour s’inquiéter de ses productions . L’article qui circulait la semaine dernière sur Saddam Hussein faisant couper les oreilles des gens était un extrait d’un article plus long publié dans le journal pan-arabe Al Ayat et écrit par Adil Awadh qui proclamait en avoir eu connaissance le premier . C’était une sorte de récit de la brutalité irakienne que les journaux allaient reproduire sans vérification, en ces moments de fièvre guerrière. Celà aurait pu être vraie mais se devait d’être traité avec un minimum de prudence . Monsieur Awadh n’était pas ce que l’on appelle une figure indépendante . Il est , ou du moins il fut , un membre de la Coalition Nationale Irakienne, groupe d’opposition en exil soutenu par les USA. Selon un reportage du Washington Post de1998 sa proclamation sur les amputation faisait partie des conditions exigées pour qu’il obtienne asile politique aux USA. A une époque ,il fut un des six Irakiens arêtés aux USA pour suspicion de terrorisme ou d’espionnage et dut démontrer que les américains se trompaient dans leurs accusations.
Au début de cette année MEMRI marqua des points en réussissant deux coups propagandistes significatifs contre l’Arabie Saoudite. La première fut la traduction de l’article d’un journal d’Arabie Saoudite écrit par un chroniqueur qui avait écrit que les juifs se servaient du sang d’enfants Chrétiens et Musulman pour les patisseries de la fête religieuse de Pourim . Le chroniqueur , professeur d’université semblait se calquer sur un mythe antisémite datant du moyen-age. Ce que celà démontrait avant tout c’est l’ignorance de beaucoup d’Arabes -même hautement éduqués-sur ce qu’est Le Judaisme et Israel et leur propension à croire les histoires les plus ridicules . Mais MEMRI proclama en outre que le Journal était un "journal gouvernemental de l’Arabie Saoudite" -en fait il appartenait à un propriétair privé-ce quiimpliquait que l’article était officiellement approuvé. L’éditeur de Al Riyad affirma qu’il n’avait pas vu l’article avant sa publication du fait qu’il était à l’étranger . Il s’excusa sans hésiter et licencia son chroniqueur sur le champ mais le mal avait été fait . L’autre succès de MEMRI survint un mois plus tard quand l’Ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Londres écrivitun poème "Les Martyres " -sur un jeune homme Kamikaze suicide qui fut publié dans le journal Al Hayat. MEMRI envoya des extraits traduits de ce poème décrit comme un éloge des kamikazes suicides Ce qu’est ce poème donne matière à interprétations . Il peut être aussi bien lu comme une condamnation de l’incapacité des gouvernements arabes , mais ce fut l’interprétation de MEMRI qui fut d’emblée diffusé sans interrogations par les mesdias occidentaux .
Ces incidents concernant l’Arabie Saoudite ne sont pas à prendre de façon isolés . Ils font partie de l’entreprise d’une campagne d’accusation du Royaume Arabe Unie et vise à persuader les USA à le traiter comme un ennemi plutot que comme un allié. C’est une campagne qu’ Israel et les NeoConservateurs Américains ont commencé au début de cette année, sur la base d’instructions bizarres initiés par le Pentagone- alors que Richard Perle venait d’y être investi depuis un mois.
Pour ceux qui lisent régulièrement les journaux arabes il est clair que les termes soulignés par MEMRI ont plus à voir avec l’agenda de cette campagne et ne représentent que peu le contenu général de la presse arabe . Le danger c’est que de nombreux sénateurs, députés, les agents d’opinions ne lisant pas l’Arabe et recevant les e-mails de MEMRI finissent par penser que ces exemples extrêmistes ne sont pas seulement représentatifs mais de plus reflètent la politique des gouvernements arabes. Le Colonel Carmon de MEMRI semble impatient de les ancrer dans cette croyance . A Washington, en Avril dernier, comme en témoigne son rapport sur les medias arabes à la Commission des Relations Internationales medias présentés comme un système d’endocrination à large échelle , sponsorisé par les gouvernements arabes . "Les medias sous le controle des gouvernements arabes vehiculent la haine de l’Ouest et en particulier des USA. " dit-il. Avant le 11 Septembre on y trouvait des articles qui soutenaient ouvertement ou même en appelaient à des attaques terroristes contre les Etats Unis . ...." "Les Etats Unis sont parfois comparés à l’Allemagne Nazi, Bush à Hitler , et Guantanamo à AUschwitz" dit-il Pour ce qui concerne Al -Jazeera, la chaine satellite arabe,il ajouta que " la majorité de ses invités et de ses intervenants étaient typiquement anti-americain et antisémites".
Malheureusement c’est sur la base de ces hativess généralisations que la plus grande part de la politique américaine étrangère est aujourd’hui construite.
Pour autant que les relations de l’Ouest et du monde arabe sont concernés la langue est une barrière qui perpétue l’ignorance et peut précipiter les malentendus . Ceci amène un petit groupe d’activistes israeliens à exploiter cette barrière à ses propres fins et à changer la perceptiondes Arabes dans le sens du pire .
Il n’est pas difficile de voir ce que les arabes pourraient faire pour contrer celà . Des groupes de Compagnies de medias arabes pourraient s’associer et publier eumême des traductions d’articles reflétant plus justement le contenu de leur journaux . Celà ne serait pas au-delà de leur moyens . Mais comme toujours ne préfèreront ils pas ne rien faire et rouspèter contre les machinations des retraités des services secrets israelien.
Brian Whitaker : dans Guardian *

 

NOTE: Highlighted text indicates parts edited out by MEMRI with ellipses.

RUSH transcript

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: Thank you for having me.

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: The main reason I wrote the book is because I thought that the Nazi holocaust was being exploited by Israel and its supporters in the United States against the Palestinians and against basic principles of justice. That is, the Nazi holocaust is being used as a political weapon in order to silence criticism of Israeli policies in the Occupied Territories. There were also other reasons for writing the book. Obviously, there was a personal reason, namely my parents passed through the Nazi holocaust. Every member of their families was exterminated during the war and I felt it was important to accurately represent what happened to them during the Nazi holocaust. As for my credibility, I think that one should apply to everybody a single standard, namely evaluate the evidence, evaluate the argument. If the evidence is valid, if the argument seems reasonable, then your credibility is good. If the evidence seems weak, if the argument seems unreasonable, then your credibility is bad. I don't think it has much to do with whether or not you're a Jew.

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: My book is not really about the Nazi holocaust. There are very excellent historians who have done very excellent research on the subject. My book is mostly about the misuse or exploitation of the Nazi holocaust for political purposes. The main claims I make in the book are, first of all, that the notion of Holocaust uniqueness - that is, no group of people in the history of humankind has suffered the way Jews have suffered - has no basis in historical fact and is an immoral doctrine because it ranks human suffering, saying some suffering is better and some suffering is worse. The main purpose of this claim of Holocaust uniqueness is to immunize, to protect, Israel from criticism. The doctrine says: Because Jews have suffered uniquely, Israel should not be held to the same moral and legal standards as other peoples. The other point I examine in the book is the claim that "the whole world wanted to kill the Jews" and that's why the Nazi holocaust happened. The main argument I make in the book is that there's no evidence that the whole world wanted to kill the Jews. A very excellent formulation statement was that by the British historian Ian Kershaw. Kershaw wrote in one of his books, "the road to Auschwitz" - the Nazi concentration and death camp - "was built on hate but paved with indifference." I think that's the important lesson. There were a handful of fanatics who were driven by hate but it was the indifference of most of the world that enabled the fanatics to get their way.

00:06:00

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: Yes, that's the quote I began my book with. [translation pause]

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: Well, one of the points I make in the book is that there has been a gross inflation of the number of survivors. In fact, as all serious historians have shown, Hitler's extermination of the Jews was very efficient, it was like a factory, an assembly line: Jews were processed to be murdered. When you have such an efficient system there can't be very many survivors. In fact, the best estimates show that by May, 1945, that is, at the end of World War II, about 100,000 Jews had survived the concentration camps, the ghettos and the labor camps. If 100,000 Jews survived the camps and ghettos in 1945, then 60 years later, roughly around now, there can't be more than a few thousand survivors still alive. But the Holocaust industry wanted to blackmail Europe in order to get compensation monies. And in order to blackmail Europe, they said there were hundreds of thousands, even over a million, needy Holocaust victims who were still alive. They inflated the number of survivors in order to blackmail Europe. But by inflating the number of survivors, they ended up diminishing the number of victims. They are the real Holocaust deniers.

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: I think there is a lot of misunderstanding on that topic. From the founding of Israel after World War II until June 1967 American Jews had very little interest in Israel. This was because American Jews wanted to succeed in American life. They were afraid that they would be charged with being loyal to another State, that is, the Jewish state of Israel. And so, they kept their distance from Israel because their interest was to succeed in America. After June 1967, when Israel became America's strategic outpost in the Middle East, it was only then, when it was safe and even beneficial to be pro-Israel, that American Jews became pro-Israel. It is incorrect to believe that American Jews were pro-Israel before they were pro-American. The first loyalty of American Jews has been to the state where they enjoy their power and their privilege, that is, the United States. Israel only came later when it was safe and profitable to be pro-Israel.

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: You must remember that the United States' main ally after World War II, its main ally in Europe was, Germany, West Germany, the Federal Republic of Germany. And many leaders of the Federal Republic of Germany and many members of the German elite had been members of the Nazi elites. And so you were not allowed to mention the Nazi holocaust because that was seen as undermining, as jeopardizing, the US-German relationship because it was reminding people of what these very same Germans had done just a few years earlier. So all talk of the Nazi holocaust was a taboo in American life. You weren't allowed to talk about it. For example, when I was growing up in the 1950s and the 1960s I used to hang out with a very smart crowd of people. I wasn't as smart as them, but I liked to be around smart people. People who are prominent professors, prominent in the professions, in medicine and law. Now, my friends and I, we talked politics, we talked history but I can tell you for certain that none of them ever asked me any questions about my parents. Even though both of them were survivors of the Nazi holocaust. No one back then was interested in the topic.

00:14:40

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: No I do not. I do not believe that the Nazi holocaust is unique and I do not believe that the suffering of Jews is unique. I think there's no basis in the historical argument for the uniqueness of the Nazi holocaust. There are aspects, features of the Nazi holocaust, that are unique, just as there are aspects and features of other genocides that are unique but that does not mean the Nazi holocaust belongs in a separate category, apart from all the other sufferings in the history of human kind. I do not agree with that. On a moral level it's simply an abomination to rank suffering and say "one people has suffered more than another." How can you say it's more painful to die in a gas chamber than it is to die when your flesh is incinerated by napalm? Who is to decide which is a more painful suffering? That I think is absurd. The claim of unique suffering was used by Jews...

00:17:20

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: Yes, I think there is something wrong when the United States has a museum devoted to what Germany did to the Jews but it does not have any museum devoted to what America did to its native population, the expulsion and extermination of the Native Americans. It does not have a museum devoted to what was done to Africans brought over here as slaves, yet it has a museum about what happened in Europe. What would Americans think if Germany, in its capital, were to create a museum commemorating slavery in the United States, commemorating the extermination of Native Americans but had no museum devoted to the Nazi holocaust. Of course, Americans would say "that's pure hypocrisy." Well, we are now guilty of the same hypocrisy. 00:19:00

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: What I said was, quoting from an Israeli newspaper, that whenever Israel commits atrocities it is able to mobilize all of its supporters in the United States, including the Holocaust Museum and including all of the organizations which are devoted to the Holocaust, it is able to mobilize all of these organizations in order to silence criticism of Israeli atrocities, and that's what happened after the Qana massacre [in 1996 – ed.], and that's what always happens. I can give you an example from this past week. There is a very big church called the Presbyterians and two years ago the Presbyterians passed a resolution which said it would not invest in companies that profit from Israel's occupation of the West Bank and Gaza. The Jewish organizations got very angry. They started to say -- this Presbyterian resolution is just like the Holocaust, the Nazis boycotted Jewish businesses and now the Presbyterian Church is boycotting Israel economically. And this past week the Presbyterians were meeting again in Burmingham, Alabama to discuss whether to take back the resolution. I attended the convention to urge the Presbyterians to stay with the resolution. Do not take it back. But then all of these Rabbis and Jewish organizations, they came to the convention, and they talked on and on, that this resolution is the Holocaust all over again, it's another attack on the Jews, just like Hitler, and that's how they use the Nazi holocaust as a weapon. Just like they did after the Qana massacre. That's how they use it as a weapon to silence criticism of Israel's immoral and illegal policies against the Palestinians and the Lebanese people.

00:23:00

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: I think it's important to separate the two issues. Number 1, there is the issue of the truth of the Nazi holocaust. In my opinion, rational people will not debate whether the Nazi holocaust happened. Of course the Nazi holocaust happened. It was a colossal crime that was committed against Jews, against Gypsies, against the handicapped, against many peoples. Among those people were the crimes committed, colossal crimes, against the Jews. Roughly speaking, you can say between 5 and 5 1/2 million Jews were exterminated during World War 2. That's the factual question and rational people, reasonable people, will not debate the factual question. But then there is a second question, the political question, namely, the use to which the Nazi holocaust has been put. Is the Nazi holocaust being used as a way of enlightening people about human suffering and about crimes committed against innocent people? Or is the Nazi holocaust being used to confuse people and to deny crimes which are being committed now by Jews? That's a political question and we shouldn't confuse the two. There are many people unfortunately who, because Israel has misused the Nazi holocaust, exploited the Nazi holocaust, they have decided to deny the Nazi holocaust ever happened. Now, to me, that's foolish. You can't deny facts. It happened. It was horrific. What you should do, in my opinion, is to expose the wrong purposes, the evil purposes to which these facts are being put. That's a separate question.

00:27:40

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: There is no evidence at all that Swiss banks ever kept billions of dollars that belonged to Jews during World War II or before World War II. The basic facts are these. Number 1, most Jews before World War II were very, very poor. They lived in little villages in Eastern Europe. The villages were called shtetls. Most Jews were poor. Number 2, beginning in the early 1930s there was a worldwide depression, which means, even if you had money, you lost it during the depression. Number 3, if you had the money and you kept it, then you managed to escape during the Nazi holocaust. That's one of the advantages to being rich. You have enough money to buy your way out. So those Jews who had money and kept it after the Depression, they used the money to get out and then they withdrew their money from the banks after the war. When you add those 3 facts up: #1, most Jews were poor, #2, there is a depression, and #3, the rich Jews escaped, which means logically there could not have been very much Jewish money in the Swiss banks. This was all made up by the Holocaust blackmailers.

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: The Swiss acknowledged 30 million dollars, and in fact, according to my own estimates based on the evidence, it couldn't have been more than 60 million dollars. But the Holocaust industry was able to get 1 1/2billion dollars from the Swiss banks. It was pure robbery. Let me make one other point. The Holocaust industry claimed it was demanding the money for what it called needy Holocaust victims but the victims never saw the money. Once these organizations got the 1.5 billion dollars, the organizations kept the money for themselves. It was not for the victims. These organizations don't care about the victims of the Nazi holocaust just as they never cared about the Nazi holocaust itself. It's a useful weapon. It was a good political weapon and then they discovered in the 1990s it was a wonderful economic weapon to blackmail Europe. They went after Switzerland because Switzerland was politically very weak. It had Swiss banks but it had no political power.

00:33:00

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: Switzerland had economic relations with Germany during the war, it was involved in transactions with Germany during the war. Some were legal, some were not legal, they behaved like every other power would. Remember that the United States did not enter WW2 until 1941, after the Japanese attack on Pearl Harbor. Up until 1941 the United States banks also had relations with the Germans. That's the way big powers operate. The Swiss were no different. The record of the Swiss is no better and no worse than any other country. There were Jews who sent money to American banks. Those Jews died. The American banks never returned the money. There were many Jews who sent money to Jewish banks, Zionist banks in Palestine. Till this day, as we speak right now, the Israeli banks refuse to return the money to the relatives of those Jews who deposited money and died. The Swiss paid up in 1998. It's nearly 10 years later, the Israeli banks, Bank Leumi, will not pay back anything.

00:36:00

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: There is no evidence, as I said before, that much money was deposited in Swiss banks and there is no evidence that the Swiss bankers behaved any differently than the American bankers or the Israeli bankers. What happened in the 1990s was that among the main backers of former President Clinton, among the main backers of the Democratic Party, were powerful Jews like Edgar Bronfman, the president of the World Jewish Congress. Basically, a deal was made between people like Bronfman and President Clinton -- we will support you for president if in return you will support some of our activities.




5 c'est à la bêtise que je suis allergique...c'est dire si je t'aime....
bon assez ri, c'est drôle, mais je perds mon temps...

14:30 Écrit par eric blair dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

quaeps Pour les points 1 et 2 il s'agit d'une capitulation totale de ta part .
Pour la réaction avec un article digne de Cuba solidarity project, tu as raison il est trop long (mais c'est là son moindre défaut...), c'est comme tu le dis à mauvais escient un arrêt du crime .
3. si tu veux , de toutes façons toutes tes petites phrases ne sont que le reflet d'un manque de tolérance , de compréhension de morale et d'équité (ou d'humanité si tu préfères); tu es juste sentencieux , prétentieux et obtu .
4. A la différence près qu'Etienne (que je le rappelle je t'ai fait découvrir) se sert de Memri sans vouloir du tout le discréditer (et si on s'en sert intelligemment il y a des choses à y voir , ce n'est pas Memri qui fait la programmation des chaînes iraniennes par exemple et ce qui y est dit en Anglais et français (Meyssan comme par hasard) est largement compréhensible (sauf pour le sourd qui ne veut pas entendre). Pas étonnant que des gens comme ceux du réseau voltaire (ah cette manie totalitaire et inique de vouloir se donner respectabilité et légitimité en employant l'avis des morts) détestent ce site (dont il faut trier ce qu'il exprime comme pour tout) .
5. Ce n'est pas ton temps que tu perds , c'est le mien (mais bon comme j'aime les simples d'esprit , je te l'accorde avec magnanimité) .

Écrit par : jean | 06/03/2007

jean l'humaniste... 1 aucune capitulation, j'ai juste passé le relais à Maxime...quoi que je dise, tu es INCAPABLE de comprendre...pour une raison simple...tu ne PEUX pas...
Très bon article, plein de FAITS, mais je sais, tu n'aimes pas ça, ça contredit ta propagande anti-castriste....classique...

3 je n'ai besoin que d'un mot, celui qui fait le plus mal: Cronin...

4 tu ne m'as rien fait découvrir, tu as foncé sur un petit livre sur l'Islam, PAR HASARD, tu n'as rien compris (il dit que la france est le seul pays laic, au secours...), je l'ai lu, je l'ai trouvé bien, mais très centré sur la théologie...pas mon rayon...de plus, il partage mon dédain pour tes copains Val, Fourest, et fianmetta...et ne partage PAS du TOUT ta vision de l'Islam...
J'attends que tu me montres une phrase où il fait l'éloge du MEMRI...
le réseau voltaire est mentionné dans l'article, mais le principal vient du guardian neu-neu...

5 tu as surtout beaucoup de chance que j'ai un stagiaire...

pour ton, bien , je te laisse avec ta meuse et Cronin...et même Decaux tiens...

Écrit par : quaeps | 06/03/2007

jean j'ai ajouté dans mon commentaire une démonstration des méthodes staliniennes que tu aimes tant sur MEMRI...
la vidéo COMPLETE de l'interview est dipo sur le site de Finkelstein...tu gobes n'IMPORTE QUOI...

Écrit par : quaeps | 06/03/2007

quaeps 1 et 2. tu capitules en fuyant ou fuis en capitulant (tu vois je te laisse le choix) . Je te laisse définitivement croire aux 99,37% de gens se levant spontanément pour signer une pétition en toute liberté et la fleur à la bouche ; c'est juste dégueulasse .
3. il ne m'étonne pas que tu haïsses Cronin(juste parceque tu ne connaissais absolument pas quand je t'en ai parlé , tout son livre est un manifeste contre tous les extrémismes et un appel à la simplicité et la tolérance (tu sais ces choses qui te sont étrangères et que tu détestes) . Mais bon , tout ceci c'est encore de la dispersion pour masquer le fait que de croire aux 99,37% c'est uniquement possible pour un fanatique écérébré .
4. Petites précisions : je peux estimer que dire que la France est le seul pays laïc dans le cadre où il l'a employé n'est pas tout à fait précis et est pour moi une erreur d'onterprétation de sa part .
Il n'y a bien sûr qu'une version de l'Islam, qu'une seule lecture du Coran et que c'est moi qui en fait une interprétation fanatique . Je te mets au défi de trouver une phrase où je dis qu'il en fait l'éloge, il s'en sert comme d'un outil point-barre . .Val, Femmer ,...sont tes ennemis uniquement parce qu'ils osent ne pas partager les idées de tes maîtres Meyssan et Dieudonné (tu sais l'ami de Le Pen condamné pour racisme), mais ils ne sont ni mes amis (l'obsession anti religions de Femmer est notamment insupportable et d'un simplisme caricatural et maniaque)
Mais bon, nous nous éloignons des 99,37% de Cubains qui se sont levés pour aller signer une pétition , les comateux et malades en phase terminale marchant en tête du cortège . A croire que tu veux brouiller les pistes .
5. Un sacerdoce n'est pas une chance...





A quiconque penserait que la page des « nouveaux historiens » est tournée en Israël, ce livre (1) apporte un démenti cinglant. Professeure à l’université hébraïque de Jérusalem, Idith Zertal s’y attaque au plus sensible des sujets : la place de la Shoah dans la politique israélienne.

Avec Le Septième Million (2), Tom Segev avait ouvert la voie en journaliste. Puis vinrent le cinéaste Eyal Sivan et son beau film, Izkor. Idith Zertal prolonge et enrichit ces premières approches, mais en historienne et en embrassant tout l’après-guerre, jusqu’à l’assassinat d’Itzhak Rabin. Ce faisant, elle combine, avec une impressionnante maîtrise, l’analyse engagée et le sens de la nuance. Nous voici loin des simplifications d’un Norman Finkelstein (3).

Mais là aussi, on s'éloigne des 99,37% de cubains marchant spontanément et sans aucune pression pour aller signer une pétition en suivant pour ce faire les opposants au texte de cette pétition . Es-tu honteux à ce point de ton infamie ?

X3W3E

Écrit par : jean | 06/03/2007

plus que jamais d'actualité...et pour TOUJOURS...malheureusement pour toi.... 1 il y a deux ans, nous ne discutions JAMAIS de politique, JAMAIS, à l'époque, j'étais déjà à fond dedans(depuis 2000 en fait) et je me régalais donc à écouter mes amis donner à l'occasion leur avis sur tel ou tel évènement....j'étais consterné, et c'est d'ailleurs pour ça que je ne faisais de prosélitisme(j'ai une fois prêté un michael moore à christian daneels, mais jamais je n'ai parlé de mes opinions et lectures avec toi ni avec qui que ce soit d'autres...)
je suis aller en ville avec toi des centaines de fois, et JAMAIS je ne t'ai vu acheter un livre, parcourir le rayon librairie de la FNAC(comme je m'amuse à te voir le faire maintenant...)

je me suis aussi beaucoup amusé, aux premiers jours de nos discutions, à te demander où et comment tu avais acquis toute ces belles certitudes, à te voir te retourner les méninges pour trouver le nom d'un auteur ou d'un livre qui ferait l'affaire, mais non, RIEN, enfin, si Cronin, j'en ris encore....

sans oublier tes favoris internet...VIDE, complètement vide, je l'ai vérifié moi-même, chez toi, le jour où tu m'as dis "j'ai trouvé la constitution, viens donc me dire ce que tu n'aimes pas..."....

quand je les vois maintenant, sous leur appelations "politique" et "culture"....j'en ris encore...

sans oublier, plaisir suprême, t'entendre parler de Chomsky, Said, Finkelstein, Vidal, Ramonet, Jennar, etc,etc...dont tu n'avais JAMAIS entendu parler il y deux ans(et pour cause, où et comment?)...je jubile...

un truc super aussi, c'était de te voir courrir à la fnac et revenir avec une série de livre...arrabal(bon, Cuba, c'est fait...), barnier(l'Europe, c'est fait...), un livre sur les Khmers(le communisme, c'est fait...), un chomsky(histoire de savoir qui est ce monsieur)...livre qui ont en commun plusieurs chose, ils sont court (donc vite lu, genre "prêt à penser) et leur titre sont souvent évocateur, une presque constante dans tes futures lectures (la maladie de l'islam, lettre à franco, etc...), ce qui te vaudra une bonne leçon...humm.."logique du terrorisme", "c'est bon, c'est court, j'espère que ça parle des arabes"...et boum, jean vient d'acheter un livre qui explique le 11/09 sous l'angle du complot et qui acrédite la thèse de Meyssan sur les attentats du 11/09...un complot(d'ailleurs, pour bounan, tout est complot...), et il s'en rends à peine compte...c'est pas formidable ça....

sans oublier ton flair légendaire....un livre d'histoire, je prends Remond (l'historien officiel de la droite, et sans le savoir en plus...chapeau..), un Revel (Monsieur anticommunisme...LE maître), etc...

parfois, les erreurs arrivent...mais bon, il suffit de :"Bruno Etienne raconte n'importe quoi, "la france est le seul pays laic d'europe"(ou je ne sais plus quoi)...etc...

que de moment de bonheur...

puis ton blog, sur lequel tu m'as bien piégé je l'avoue, qui t'a permit de discuter avec moi en te donnant l'épaisseur dont tu manquais(c'est une image...):et une étudiante en histoire parente avec des ex-communistes, et un chauffeur du tec(utile dans une conversation sur le sujet

ton second blog, ridicule, vraiment, décevant même, tu t'es sûrement dis, je vais lui refaire, il sera consterné....

un libanais, anglophone(Bakunin), pas religieux(voir ses liens Jihad), le nom de son blog(un anarchiste, tiens, tiens...), la devise(celle de l'Huma...pour un anarchiste, pas mal...), son blog est sur overblog, il arrive sur mon blog(skynetblog), le JOUR même où il débute le sien...et il m'aime, et il me trouve(alors que jusqu'ici...pas grand monde...), et TU parles sans arrêt de chose qu'IL poste(encore hier, le protocole, hier finkelstein, etc...), et tu le mets DIRECTEMENT en lien...et il se sert du MEMRI, du reseau voltaire, de rezo, etc...

par pitié, tu sais, je sais, tu sais que je le sais...

mais malgré tout ça, tu n'as pas changé:il y a deux an, tu étais: anticommuniste, anticastriste, groupie de l'Europe, attaché à la "sécurité" d'Israel, libéral tendance bolkenstein, prêt à débusquer ces islamistes qui veulent "nous imposer leur islam de cinglé"...hier, tu ne savais pas POURQUOI tu pensais ça, c'était naturel(TINA), depuis deux ans, tu as du justifier tes prises de positions(les changer aurait été bien trop humiliant...), et pour ça, pas trente-six solutions, il faut aller chercher les justifications chez ceux qui tirent avantages de la situation actuelle...cfr. tes maîtres...

mais si mon parcourt n'explique en rien mes convictions(ma famille pense comme toi, St Hadelin et les rivageois ne sont pas précisément des haut lieux de politisation radicales, mes amis proches tu les connais...mes collègues, il vaut mieux pas, etc...), il faut te faire un aveu...le HASARD y est pour beaucoup...un boulot avec plein de temps libre, un bouquin qui me titille ("Dégraisser-moi ça de Michael Moore dont on commençait à parler dans...Première), puis un deuxième, un troisième...etc...

et voilà comment quelqu'un qui pensait EXACTEMENT les mêmes choses que toi il y a 6 ans est devenu un marxiste antisémite souteneur de dictature....

la vérité, et c'est ma conclusion, c'est que si tu étais venu me trouver il y a 6 ans pour m'expliquer ce que j'ai tenté de t'expliquer, j'aurais, j'en suis SUR, eu la même réaction que toi...la défense...

c'est, je crois, pour cette raison, maintenant que tu es lancé(uniquement grâce à moi, dois-je encore le repréciser et me jetter des fleurs...) que tu dois réfléchir seul...pas contre quelqu'un...je suis un obstacle, je m'en rends compte...et c'est pourquoi, je le jure maintenant sur ta tête, il faut définitivement banir la politique de nos discutions...stérile...et inutile...so long...

Écrit par : quaeps | 06/03/2007

vc néolibéralisme
OLIVIER HUBERT CHERCHEUR EN GRAP(GROUPE DE RECHERCHE SUR L'ACTION PUBLIQUE - ULB)

Mis en ligne le 10/08/2007
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L'épine dorsale de cette idéologie est l'opposition emploi-salaires : le coût du travail est responsable du chômage,qui serait la conséquence de rigidités sur le marché du travail.


Au-delà des questions communautaires, des enjeux bien plus importants encore sont soulevés par la seconde version de la note du formateur Yves Leterme, à savoir les enjeux socio-économiques. La vision économique qui est développée dans cette note est bien plus libérale que sociale.

Les présupposés sur lesquels se fonde la vision économique des négociateurs de l'orange bleue sont clairement néolibéraux. L'épine dorsale de cette idéologie néolibérale est l'opposition emploi-salaires : le coût du travail est devenu le déterminant essentiel du chômage. Autrement dit, le chômage serait la conséquence de rigidités sur le marché du travail - salaires minimums, allocations de chômage, acquis sociaux, action syndicale - qui empêchent la baisse des salaires. Depuis le début des années 1980, des mesures ont été prises partout en Europe pour réduire le coût du travail : subventions pour l'emploi, exonérations de charges sociales et désindexation des salaires.

N'échappant pas à la règle, la Belgique a embrassé la voie de la désinflation compétitive. Pourtant, par rapport à 1996, année où fût adoptée la norme salariale, le chômage n'a pas baissé d'un iota. Le résultat de cette politique est univoque : les travailleurs ont perdu du pouvoir d'achat, la précarité et l'insécurité ont augmenté et les profits ont explosé.

Récemment, les allocations de chômage ont été conditionnées à la recherche d'un emploi qui bien souvent n'existe pas. C'est la fameuse activation des demandeurs d'emplois. Pour rappel il y aurait 100 000 emplois vacants alors que la Belgique compte autour de 750 000 chômeurs indemnisés. On est très loin de la pénurie de main-d'oeuvre évoquée par les organisations patronales ! Par contre, les entreprises bénéficient de subventions et de réductions de charges pharamineuses sans aucune contrepartie.

A l'ère de la pensée unique, les experts affirment tous en choeur que le chômage durable résulte essentiellement d'une inadéquation de l'offre et de la demande sur le marché du travail. Les organisations patronales répètent à l'envi que les offres restent ouvertes car les employeurs ne trouvent pas de personnes assez qualifiées. C'est en grande partie la faute des premiers, car ils n'assument pas leurs responsabilités. En 2003 et 2004, les investissements en formation professionnelle ne représentaient même pas 10 pc des investissements prévus par les accords interprofessionnels. De plus, les entreprises ont beaucoup dégraissé dans le passé et font aujourd'hui abondamment appel à de la main-d'oeuvre temporaire. Dans ces conditions, il devient très difficile de former les travailleurs de demain.

Voyons à présent quelles mesures concrètes sont proposées par la future orange bleue. Au niveau des mesures fiscales proposées, on reconnaît la marque du ministre des Finances sortant. L'impôt des sociétés sera encore réduit au moyen de la suppression de la cotisation complémentaire de crise de 3 pc. C'est plutôt étrange dans la mesure où depuis quelques années l'impôt des sociétés a baissé de près d'un quart alors que tous s'accordent pour dire que les revenus du travail sont trop taxés.

Des efforts supplémentaires seront également consentis afin d'encourager la recherche et l'innovation. L'objectif de 3 pc du PIB consacré est une fois de plus confirmé. Or, les entreprises belges sont particulièrement à la traîne en la matière, puisqu'elles n'arrivent même pas à la moitié de cet objectif. Nulle part dans la note il n'est fait allusion à une contrepartie exigée aux entreprises. En somme, la future coalition orange bleue entend poursuivre la politique de cadeaux aux entreprises initiée sous la coalition violette.

Mais c'est en matière de politique d'emploi que la note du formateur est la plus préoccupante. D'une part le prochain gouvernement souhaite mieux rémunérer le travail en diminuant l'impôt des personnes physiques, et ce principalement pour les bas et les moyens revenus. Le gouvernement souhaite supprimer le piège à l'emploi que constitue la perte de revenu suite à la reprise d'une activité professionnelle. Au-delà des bonnes intentions affichées, cette mesure cache un nouveau cadeau pour les riches. En effet, sans augmentation de la progressivité de l'impôt, une diminution de l'impôt sur les tranches inférieures de revenu leur profitera aussi. Si le futur gouvernement voulait véritablement mieux rémunérer le travail, il augmenterait le salaire minimum.

La future orange bleue entend également encourager le travail en intensifiant la politique d'activation des demandeurs d'emploi. Elle entend même étendre cette politique aux bénéficiaires du revenu d'intégration (minimexés). En outre, il est question de réduire le montant des allocations au cours de la période de chômage. Pour rappel, le nombre de demandeurs d'emplois est 7,5 fois plus élevé que le nombre d'emplois disponibles. Dans un tel contexte, la politique d'activation équivaut à une politique d'exclusion systématique.

Faire peser la responsabilité du chômage sur les personnes les plus précaires de la société, alors que les employeurs ne respectent pas leurs obligations en termes d'investissements, de recherche et de formation du personnel tout en bénéficiant d'aides substantielles est tout simplement immoral !

Enfin, pour répondre à la soi-disant pénurie de main-d'oeuvre le gouvernement souhaite ouvrir davantage les frontières aux travailleurs étrangers. Cette mesure risque de fragiliser davantage les conditions de travail dans notre pays en augmentant la concurrence entre les travailleurs. De plus, les employeurs raffolent des travailleurs étrangers dans la mesure où ces derniers ignorent bien souvent leurs droits conférés par le code belge du travail.

Plutôt que de former les chômeurs qui sont présents sur notre territoire le futur gouvernement préfère importer de la main-d'oeuvre. Pire encore, le futur gouvernement souhaite assouplir les règles en la matière sous prétexte qu'elles sont contournées par les employeurs. En somme, c'est l'abdication du politique !

Comme nous pouvons le voir, les faits nous invitent à reconsidérer sérieusement les postulats économiques néolibéraux ! Rejeter la faute du chômage sur les seuls chômeurs, alors que la pénurie d'emplois persiste depuis deux décennies et que les employeurs fuient leurs responsabilités est tout simplement idiot. Il serait judicieux que les experts et les politiques réunis à Val Duchesse relisent la théorie keynésienne de l'emploi. Ils comprendraient alors que l'emploi détermine le salaire et non l'inverse, et qu'il existe des chômeurs involontaires.

Écrit par : b | 20/08/2007

Comment nommer les extraordinaires constructions intellectuelles que sont les oeuvres de Darwin, de Marx et de Freud ? Elles ne sont pas strictement des sciences, si même la biologie, y compris contemporaine, se pense dans le cadre darwinien. Elles ne sont pas non plus des philosophies, si même la dialectique, ce vieux nom platonicien de la philosophie, a reçu avec Marx une impulsion neuve. Elles ne sont pas réductibles aux pratiques qu'elles éclairent, même si l'expérimentation vient confirmer Darwin, si la politique révolutionnaire tente de vérifier l'hypothèse communiste de Marx et si la cure psychanalytique installe Freud aux lisières toujours mouvantes de la psychiatrie.
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Appelons "XIXe siècle" le temps qui va de la Révolution française à la révolution russe. Je propose alors de nommer ces trois tentatives géniales des dispositifs de pensée, et de dire que, en un sens, ces dispositifs identifient ce que le XIXe siècle apporte, comme puissance neuve, à l'histoire de l'émancipation de l'humanité. A partir de Darwin, le mouvement de la vie et l'existence de l'espèce humaine, irréversiblement séparés de toute transcendance religieuse, sont rendus à l'immanence de leurs lois propres.

A partir de Marx, l'histoire des groupes humains est soustraite à l'opacité de la providence comme à la toute-puissance des inerties oppressives que sont la propriété privée, la famille et l'Etat. Elle est rendue au libre jeu des contradictions où peut s'écrire, fût-ce dans l'effort et l'incertitude, un devenir égalitaire. A partir de Freud, on comprend qu'il n'y a pas d'âme, dont la formation serait toujours moralisante, d'avoir à s'opposer aux désirs primordiaux où l'enfance se passe à faire advenir ce qu'on sera. C'est au contraire au plus vif de ces désirs, notamment sexuels, que se joue la liberté possible du sujet, tel qu'il est en proie au langage, ce résumé de l'ordre symbolique.

Depuis longtemps, les conservatismes de tous bords se sont acharnés contre ces trois grands dispositifs. C'est bien naturel. On sait comment aux Etats-Unis, encore aujourd'hui, on fait souvent obligation aux institutions éducatives d'opposer le créationnisme biblique à l'évolution au sens de Darwin. L'histoire de l'anticommunisme recoupe pratiquement celle de l'idéologie dominante dans tous les grands pays où règne, sous le nom de "démocratie", le capitalo-parlementarisme. Le positivisme psychiatrique normalisateur, qui voit partout des déviances et des anomalies à contrarier par la brutalité chimique, tente désespérément de "prouver" que la psychanalyse est une imposture.

Pendant tout un temps, singulièrement en France, ce sont cependant les immenses effets émancipateurs, dans la pensée et dans l'action, de Darwin, de Marx et de Freud, qui l'ont emporté, au travers bien entendu de discussions féroces, de révisions déchirantes et de critiques créatrices. Le mouvement de ces dispositifs dominait la scène intellectuelle. Les conservatismes étaient sur la défensive.

Depuis le vaste processus de normalisation mondiale engagé dès les années 1980, toute pensée émancipatrice ou même simplement critique dérange. On a donc vu se succéder les tentatives visant à extirper de la conscience publique toute trace des grands dispositifs de pensée, qu'on a pour la circonstance appelés des "idéologies", alors qu'ils étaient justement la critique rationnelle de l'asservissement idéologique. La France, selon Marx "terre classique de la lutte des classes", s'est hélas trouvée, sous l'action de petits groupes de renégats de la "décennie rouge" (1965-1975), aux avant-postes de cette réaction. On y a vu fleurir les "livres noirs" du communisme, de la psychanalyse, du progressisme, et en définitive de tout ce qui n'est pas le bêtisier contemporain : consomme, travaille, vote et tais-toi.

Parmi ces tentatives qui, sous couvert de "modernité", recyclent les vieilleries libérales remontant aux années 1820, les moins détestables ne sont pas celles qui se réclament d'un matérialisme de la jouissance pour tenir, en particulier sur la psychanalyse, des propos de corps de garde. Loin d'être en rapport avec quelque émancipation que ce soit, l'impératif "Jouis !" est celui-là même auquel nous ordonnent d'obéir les sociétés dites occidentales. Et ce afin que nous nous interdisions à nous-mêmes d'organiser ce qui compte : le processus libérateur des quelques vérités disponibles dont les grands dispositifs de pensée assuraient la garde.

Nous appellerons donc "obscurantisme contemporain" toutes les formes sans exception de mise à mal et d'éradication de la puissance contenue, pour le bénéfice de l'humanité tout entière, dans Darwin, Marx et Freud.

Écrit par : quaeps | 08/05/2010

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