02/11/2006

jean val tilkin...suite et fin...

 

Répondant à l’article de Xavier Ternisien "Salir un homme", paru le mardi 23 décembre sur oumma.com, les responsables de la revue ProChoix, Caroline FOUREST et Fiammetta VENNER, prétendent disqualifier la mise au point du journaliste du Monde, en délégitimant le support qui l’a publiée. Oumma.com se voit ainsi traité de « site ouvertement islamiste et pro-Ramadan ». Visiblement à court d’arguments, Pro Choix a sorti de son chapeau le mot magique « islamiste », censé susciter immédiatement chez le lecteur le terrifiant amalgame entre islam et terroriste. Cette accusation risible est d’autant plus surprenante de la part de ProChoix qu’une des animatrices de cette revue, Fiammetta VENNER, a rencontré un des membres du site oumma.com, Saïd Branine, et s’est entretenu avec lui à plusieurs reprises au téléphone. Mme VENNER lui a par la suite remis un exemplaire de son ouvrage, écrit en commun avec Caroline FOUREST "TIRS CROISÉS, La laïcité à l’épreuve des intégrismes juif, chrétien et musulman", au cours d’une rencontre d’une grande courtoisie. En accord avec Fiammetta VENNER, qui était particulièrement enthousiaste, il a été convenu de faire paraître un compte rendu du livre sur oumma.com, ainsi qu’un entretien de Fiammetta VENNER sur OummaTV. A cette date, Oumma.com n’était pas considéré comme "islamiste" par Pro-Choix ! La question est de savoir si, pour les responsables de ProChoix, Oumma devient subitement un site "islamiste", dès lors que la promotion de leur ouvrage n’y est pas relayée comme elles le souhaitent...


Par Bruno Etienne, Franck Fregosi, Jean Baubérot, Raphaël Liogier, Vincent Geisser
mardi 25 avril 2006


Le choix du jury du livre politique de l’Assemblée nationale s’est porté en 2006 sur l’ouvrage de Caroline Fourest (La Tentation obscurantiste, Grasset, 2005). Ce choix ne peut manquer de laisser pantois les chercheurs en sciences sociales, politologues, historiens, universitaires qui ont la faiblesse de considérer que l’intelligibilité de notre société, le présent comme le futur de ses rapports avec d’autres cultures, notamment musulmanes, mais pas uniquement, requièrent une analyse minutieuse, un investissement effectif dans la complexité du terrain.

L’intérêt des analyses divergentes d’un phénomène politique complexe et multiple dans ses expressions (l’islamisme) reposant sur des méthodes d’investigation rigoureuses, n’est évidemment pas en cause. Cette diversité de vues est éminemment souhaitable. Elle fait partie intégrante de nos ambitions scientifiques quotidiennes. Et nous sommes trop viscéralement attachés à la liberté de la recherche pour contester à qui que ce soit le droit de penser autrement. Le problème tient bien à l’intronisation officielle accordée à un pamphlet qui s’érige frauduleusement en argumentaire rationnel, alors qu’il ne repose que sur le trafic des émotions, des peurs, permettant d’ânonner des lieux communs sur l’islam et les musulmans.

Des philosophes autoproclamés, des essayistes, ont entrepris, depuis quelques années, sous couvert de la "défense des Lumières" de la laïcité, de condamner ceux qui refusent de se plier au moule de leurs catégories sectaires. Ils jettent en pâture des listes de personnes accusées de "trahir les idéaux de la République" et d’être les "faire-valoir du radicalisme islamique". L’ouvrage de M me Fourest appartient à ce triste genre littéraire.

Ce tour de passe-passe essayiste consiste à disqualifier comme "islamiste", c’est-à-dire comme un danger social, tout musulman refusant de se démarquer explicitement de son appartenance religieuse. Il considère comme complices tous ceux qui refusent le simplisme de ces qualifications. La vieille rhétorique conspirationniste des élites intellectuelles contre la France est remise au goût du jour. Et, sous les habits du "progressisme", elle s’abreuve ainsi au mythe de l’anti-France.

Ceux qui prétendent que la réalité de l’islam politique dans le monde musulman n’est accessible que par l’analyse de paramètres multiples observés dans les dynamiques locales (régimes corrompus, démocratisation avortée, répression aveugle...) et internationales (mondialisation libérale, conflit israélo-palestinien, invasion de l’Irak, appétits pétroliers du monde occidental...) et refusent l’amalgame "criminogène" de l’islam sont mis à l’index par le tribunal des raccourcis et de l’invective gratuite.

On a longtemps fustigé les partisans du cosmopolitisme. Aujourd’hui, on dénonce la cinquième colonne de ceux qui, à propos de l’islam et des musulmans, refusent le sens commun. Pierre Bourdieu a en son temps forgé, pour cette catégorie de philosophes autoproclamés plus prompts à flatter les ventres pleins de préjugés qu’à nourrir les cerveaux, la catégorie d’ "intellectuel négatif".

La "méthode" (éminemment non scientifique) de sélection de la "vérité" consiste à prendre pour pertinent un discours caricatural, inquisitorial, pamphlétaire, truffé de préjugés, accessoirement d’erreurs, et essentiellement destiné à dénoncer les "autres" : musulmans, islamologues refusant de se soumettre au sens commun, journalistes, hommes politiques, militants antiracistes, laïques pragmatiques.

Bien moins que la paix sociale, cette désignation de l’autre (et accessoirement de "sa" religion) permet d’éviter d’assumer ses propres turpitudes, ses propres préjugés. Elle permet d’éluder la question des alliances surprenantes entre les héros (hérauts) d’un républicanisme forcené et les nostalgiques d’une France éternellement monoconfessionnelle et mono-ethnique. Elle permet d’exploiter tranquillement, et avec la bonne conscience de la morale pseudo-universaliste, le vieux fonds de commerce de la peur de l’autre.

Pour pouvoir comprendre un phénomène, encore faut-il chercher sérieusement, étudier les composantes et les causes historiques, sociales, économiques qui ont favorisé sa percée, son essor et ses mutations. Et analyser scientifiquement - il faut le répéter en ces temps d’obscurantisme et de délation - ne vaut ni adhésion ni rejet, y compris pour l’islam ! A l’inverse, les grandes vues eschatologiques et condamnatoires, aucunement fondées sur la connaissance du terrain, comme pour ne pas s’en trouver souillé, relèvent de la passion, que ce soit l’attachement excessif ou, comme dans le cas qui nous intéresse, l’antipathie aveugle.

Au Moyen Age, l’Eglise refusait au chercheur le droit de disséquer le corps humain, de relativiser son fonctionnement : elle imposait la méconnaissance.

Si tentation obscurantiste il y a, elle est parfaitement incarnée aujourd’hui par la haine viscérale de la connaissance scientifique qui se manifeste depuis quelques années à travers des essais comme celui de Caroline Fourest. En tout cas, et pour finir, nous aurions attendu du livre politique de l’année, peut-être avec trop de naïveté, qu’il invite à réfléchir les évidences, les clichés, et non à les intérioriser plus encore.

*Ce texte qui est paru dans le journal le Monde en date du 18 avil 2006 a été publié sur oumma.com avec l’accord des auteurs.


15:32 Écrit par eric blair dans Général | Lien permanent | Commentaires (25) |  Facebook |

Commentaires

gerggg Nous livrons les propos recueillis par Silvia Cattori. Il n’aura pas fallu attendre plus de 48h après l’investiture de Liberman pour voir se dessiner toute l’horreur dont est capable l’armée israélienne dans cette prison à ciel ouvert qu’est Gaza. Déjà un massacre avec plus de 40 morts.

« Beit Hanoun, avec ses 30’000 habitants, était déjà l’objet d’agressions quotidiennes et de frappes aériennes depuis le 25 juin. Maintenant elle est assiégée par des troupes israéliennes au sol. Nous avons vu les chars avancer, se mettre en place. Nous sommes maintenant encerclés par environ 70 chars et au moins 450 soldats qui ont annoncé que la ville est « zone militaire fermée ». Ce qui veut dire que personne ne peut sortir. Personne ne peut s’enfuir. C’est une offensive sur le mode de celles menées en 2002 en Cisjordanie.

Nous n’avons pas d’eau, pas d’électricité. On se terre dans des coins reculés de la maison. Les ambulances ne sont pas autorisées à entrer dans cette zone occupée et fermée. Les soldats ont encerclé les maisons qu’ils voulaient investir. Ils ont occupé des maisons et ils ont enfermé dans une pièce les familles. Maintenant, ils s’en servent comme d’un fortin. Ils percent des murs à l’explosif, font sauter les portes, et les gens sont terrorisés. Ils tirent sur toute personne qui bouge.

Hier, ils ont tiré sur des gens qui cherchaient à se mettre à l’abri, qui n’étaient pas armés, pas en position de combat. Ils leur ont tiré dans le dos et quand celui qui était blessé a voulu s’enfuir, ils l’ont tué ; et ceux qui ont voulu ramasser son corps ont été visés aussi. Dans de nombreux cas, les ambulances n’ont pas pu aller au secours des blessés. Les enfants qui échappent à la vigilance de leurs parents ou qui regardent par la fenêtre sont tués par les soldats israéliens postés sur les toits et les balcons des maisons qu’ils occupent.

Ils ont le feu vert de Bush pour nous tuer et de ces politiciens qui ont affirmé qu’Israël « a le droit de se défendre ». Ils font usage d’armes qui transforment les morts et les blessés en quelque chose de monstrueux. C’est très impressionnant les blessures provoquées par les missiles lâchés par les drones. Ce sont des coupures comme au rasoir, des jambes, des pieds, des mains coupées net ; elles sont tout aussi effrayantes que les blessures des fusils M 16. Les soldats ont l’ordre de tirer sur le haut du corps : ils visent la poitrine, près du coeur, la tête.

Les victimes sont pour la plupart, des civils, tués, ou blessés à la gorge, au cou, à la poitrine, à la tête, alors qu’ils étaient dans leur maison. Ils tirent contre des gens qui s’enfuient de peur ; ils tirent sur des blessés qui cherchent à se sauver. Nous avons perdu la notion du temps, nous ne savons plus depuis combien de temps nous sommes pris dans cette guerre. On se sent perdus. Il y a des avions qui bombardent, des drones qui sont prêts à tirer leurs missiles au dessus de nos têtes. Ils contrôlent toute la zone. Avec les bourdonnements des drones, on a le sentiment d’avoir tout le temps une abeille dans l’oreille. C’est vraiment très pénible.

Il n’y a personne pour nous défendre. Nous n’avons pas d’armée. Nous n’avons que nos parents pour nous défendre sachant qu’ils vont à la mort, qu’ils ne peuvent pas nous défendre. Cette nouvelle agression est terrible pour les petits enfants surtout, très nombreux ici, qui sont contraints de rester enfermés, qui sont terrorisés et qui crient quand il y a des bombardements. Nous apprenons à tout moment qu’il y a des tués, qu’il y a des blessés qui baignent dans leur sang, que les gens ne savent pas comment arrêter l’hémorragie, et que les ambulances ne peuvent pas aller les secourir. Il faudrait que la Croix rouge oblige les Israéliens à accepter que les ambulances palestiniennes puissent aller au secours des blessés sans entraves.

Les Israéliens disent qu’ils mènent cette offensive pour empêcher l’entrée des armes par l’Egypte. C’est faux. Rien ne peut rentrer. Il n’y a à Gaza que des fusils qui ne peuvent rien contre les Apaches et les chars Merkawa de l’armée israélienne. Les armes de guerre qui sont entrées à Gaza, ce sont celles qu’Israël et les Etats-Unis ont livrées à Dahlan, qui est l’homme d’Abou Mazen, l’homme le plus redouté ici à Gaza. Il est à la tête des forces qui, depuis des mois, créent des troubles pour faire tomber le gouvernement du Hamas.

Hier, les soldats ont sommé, par hauts parleurs tous les hommes dès l’âge de quinze ans de sortir des maisons. Ils ont, par endroit, ratissé maison après maison, menottés et embarqués des centaines d’hommes dans un lieu où ils ont certainement dû les obliger à se déshabiller, comme ils l’ont fait à Betlaya en juin. Ils laissent les hommes en slips. Pour un oriental c’est la plus insupportable des humiliations. Autant nous tuer.

Nous pensons qu’après Beit Hanoun ils vont s’attaquer à Betlaya, et ensuite à Jabaliya et vont faire ce qu’ils font ici : fouiller maison après maison. Beit Hanoun comme Rafah sont des zones très vulnérables, parce que séparées géographiquement des autres zones habitées, donc plus faciles à isoler du reste de Gaza.

Ce matin, les femmes sont sorties pour voler au secours de leurs fils ou maris menacés par les blindés qui encerclaient la mosquée. Les femmes ont défié les Apaches et les chars. Ce fut pour nous un moment formidable. On s’est senti comme enveloppé dans un voile d’humanité. C’était un moment très fort de voir ces femmes prêtes à aller à la mort pour sauver la vie de leur fils, de leur mari. Elles ont continué sans hésiter et les soldats, qui ne s’y attendaient pas, ont été désorientés. Grâce à cet effet de surprise elles ont réussi, sauvé la vie de ces combattants. Elles ont montré que la plus grande armée du monde peut être vaincue par des gens aux mains nues. Nous avons perçu cela comme un message adressé aux hommes des pays arabes qui restent silencieux. Ces femmes ont dit, par leur geste : « Voila, face à votre lâcheté, les femmes palestiniennes sont seules en train lutter pour libérer leurs hommes assiégés par l’ennemi des Arabes, Israël ». (Fin du témoignage)

Ils font la guerre à des civils et le monde ne le sait pas.

Ce jeune palestinien qui nous a raconté tout cela à voix basse nous a déchiré le coeur. Il ne pouvait rendre un meilleur hommage à ces femmes héroïques. Je crois que tous ceux qui ont vu les images de ces femmes ont été bouleversés. Elles se sont jetées le long de cette immense avenue, à découvert, mains nues, défiant hélicoptères et blindés pour protéger leurs hommes. Les soldats, leur ont tiré dessus mais elles ont continué et atteint leur but. Les soldats qui tiraient depuis leurs blindés sur ces femmes inoffensives, sont des monstres.

« Israël a le droit de se défendre » répondait ce matin l’ancien ambassadeur Elie Barnavi au journaliste de France culture qui lui demandait ce que signifiait l’offensive israélienne au nord de Gaza. Mais le droit de se défendre contre quoi ? Il n’y a pas d’armée palestinienne en face. Il y a un peuple massacré jour après jour par l’armée la mieux équipée du monde. Et les Palestiniens n’ont pas le droit se défendre.

C’est au peuple palestinien victime des massacres qu’il conviendrait de demander ce que signifie vivre sous offensive militaire israélienne, et non pas aux ambassadeurs de l’Etat juif d’Israël. Des ambassadeurs qui ne vous diront jamais, quand il s’agit de vies arabes, la souffrance et l’angoisse des enfants jetés dans l’effroi, des femmes qui ne savent pas comment les protéger, des vieillards qui subissent impuissants, des bébés qui hurlent, des femmes enceintes qui craignent pour leur grossesse, des blessés, des morts, des mères qui pleurent les leurs des hommes qui se sentent humiliés de ne pas pouvoir défendre leurs enfants des médecins qui n’en peuvent plus de voir tout ce sang couler et les blessés s’ajouter aux blessés de leurs hôpitaux mal équipés.

Ces « terroristes », ces « activistes » qu’Israël combat, ce sont des Palestiniens, ce sont les authentiques résidents d’une nation qu’Israël a rayée de la carte, un peuple chassé de sa terre, enfermé dans des camps miséreux. Ce sont des femmes de tout âge qui bravent les tanks pour protéger leurs fils. Ce sont des enfants qui meurent dans leur lit ou en jouant devant leur porte. Ce sont des pères, des frères, des cousins, des époux sommairement exécutés parce que mis par Israël sur la liste des « wanted ». Ce sont des jeunes gens désespérés avec, pour défendre leur dignité, des fusils et des roquettes rudimentaires, et qui savent qu’ils vont à la mort quand ils mettent le nez dehors. Comme l’enfant Bara’ Riyad Fayyad, 4 ans, tué jeudi devant la porte de sa maison. Ce sont des gens tout à fait normaux qui ont voté de façon tout à fait démocratique contre les autorités corrompues du Fatah.

« Où sont nos frères arabes ? » criait une Palestinienne face à une camera.

Oui, où est le monde ? « La « communauté internationale se tait » s’étonnent les gens qui regardent tout cela avec effroi et ne comprennent pas ce silence. Mais la « communauté internationale », si souvent invoquée, n’est qu’un mot vide de sens. Et l’ONU, depuis l’écroulement de l’URSS n’est plus qu’un instrument entre les mains de la superpuissance américaine.

En fait, la « communauté internationale » c’est nous tous ; ce sont ces associations qui sont malheureusement davantage attachées à protéger les acquis de l’Etat juif d’Israël que le droit des Palestiniens à exister, donc à revenir chez eux ; ce sont ces partis politiques, toutes tendances confondues, trop occupés à se placer sur l’échiquier électoral ; ce sont ces élus qui n’osent pas critiquer Israël de peur de se faire accuser d’antisémitisme ; ce sont ces journalistes qui désinforment l’opinion et couvrent les crimes d’Etat.

Écrit par : grge | 06/11/2006

quaeps du réseau voltaire pour défendre l'effroyable affabulateur Meyssan , on nage en pleine objectivité quaepsienne .

Maintenant le livre de Femmer n'était pas terrible (il faut le dire) et son obsession anti-religieuse m'a fortement gavé . N'empêche qu'on apprend des choses très rigolotes sur ton nouveau maître (non non les témoins ça ne m'intéresse pas, aller sur place, non merci je suis mieux dans l'appartement que j'ai détourné et les meubles que je me suis approprié,...) .

Voilà ne compte pas sur moi pour voler au secours de Femmer , mais bon on rigole bien en lisant le portrait du gerbant Meyssan .

Écrit par : jean | 07/11/2006

jean val bakounine c'est celà oui...

Écrit par : quaeps | 08/11/2006

panurge il n'y a que toi pour être d'accord à l'avance avec ce que tu vas lire , une vraie midinette c'est tout ce que tu es .

Écrit par : jean | 09/11/2006

jean val de garde il n'y a que toi pour lire des choses dont tu n'as rien n'a foutre, si ce n'est me prouver que tu n'es pas qu'un lecteur de la meuse...peine perdue...maintenant c'est pire....

Écrit par : quaeps | 09/11/2006

quaeps je te promets qu'un jour tes complexes d'infériorité te quitteront .

Écrit par : jean | 10/11/2006

jean val de meuse c'est fait...et grâce à toi...je viens juste de lire ton nouvel article....ce n'est même plus le niveau de "La Meuse", c'est "Garçon"....

Écrit par : quaeps | 10/11/2006

quaeps si c'est un jeu de mots , il est drôle et intelligent ; donc ça ne peut pas en être un .

Écrit par : jean | 13/11/2006

jean val léedugeer je suis TOUJOURS drôle et intelligent, même quand je ne le fais pas exprès...il vous en prie....

Écrit par : quaeps | 13/11/2006

quaeps il n'y a aucun jeu de mots (juste un lointain rapport bancal), je voulais juste voir si tu allais faire semblant d'en voir un et te lancer des fleurs . Chose faite , en plein dans le fat comme d'hab' .

Écrit par : jean | 13/11/2006

jean val cousteau tu nages....comme d'hab...."Disparition tragique...le BAR atteint"...c'est "Garçon"...très bon jeux de mots...que TU n'as pas vu...coulé...

Écrit par : quaeps | 13/11/2006

quaeps c'est pas un jeu de mots c'est une comparaison ; t'es au top de la mauvaise foi . "Le bar atteint" ça c'est un jeu de mots (mauvais et mille fois vu, certes, mais c'est un jeu de mots) .

Écrit par : jean | 13/11/2006

quaeps Quand je parlais du lointain rapport , je parlais évidemment de "bar" et "garçon" , petit fat .

Écrit par : jean | 13/11/2006

jean val lériehiance bar, c'est ton jeux de mots...sur lequel je joue avec "Garçon"...ce qui reste toujours...un jeu de mots...
sans oublier "La Meuse"...quel talent...bar=poisson et bistrot...meuse=fleuve et journal...incroyable...je suis vraiment phénoménal....

Écrit par : quaeps | 14/11/2006

quaepsavasesavoir quand je dis fat , tu n'es pas obligé d'illustrer et de grossir le trait ; c'est superflu .

Écrit par : jean | 14/11/2006

jean val mont le superflu, c'est ton fond de commerce...slim...

Écrit par : quaeps | 14/11/2006

quaeps si on peut te considérer comme fat , il faut de fameuses lunettes pour me considérer comme slim...

Enfin, le jour où tu vendras ta part d'auto-dérision tu risques de te retrouver avec de fameuses dettes (conseil : revends ton auto-suffisance ça comblera largement les pertes) .

Écrit par : jean | 15/11/2006

uhuy
PROCHE-ORIENT



Jimmy Carter accuse Israël d'"apartheid"

| 09.12.2006 | 13:33



L'ancien président estime que ce terme se justifie par les barrières grillagées, les détecteurs électriques et les blocs de béton installés par Israël le long de la frontière avec la Cisjordanie.



L'ancien président américain Jimmy Carter, très critique de la politique israélienne dans son dernier ouvrage, a maintenu vendredi 8 décembre que l'Etat hébreu se rendait coupable à ses yeux d'"apartheid" à l'égard des Palestiniens.
Avec ce livre intitulé "Palestine: Peace Not Apartheid" (Palestine: la paix pas l'apartheid), le prix Nobel 2002 espère également percer le "mur impénétrable" qui empêche, selon lui, les Américains de prendre conscience du sort des populations palestiniennes.
La publication de cet ouvrage, qui se révèle un succès de librairie aux Etats-Unis, a provoqué une levée de boucliers des groupes pro-israéliens mais aussi la démission de Kenneth Stein, responsable du Carter Center et conseiller de longue date de l'ex-président.

Le processus de paix

Avec "Palestine", l'ancien chef de la Maison Blanche suit l'évolution du processus de paix israélo-palestinien depuis sa présidence (1977-1980) et l'accord de Camp David qu'il avait négocié entre Israël et l'Egypte. S'il impute l'impasse actuelle à l'ensemble des parties, il se montre particulièrement virulent vis-à-vis d'Israël.
Jimmy Carter a expliqué vendredi qu'il souhaitait susciter un débat sur la politique d'Israël inexistant ou étouffé dans les médias d'information américains qui "presque tous restent silencieux" sur ce problème.
"Le silence est quasi universel dès lors qu'il s'agit d'une possible critique des politiques que mène actuellement le gouvernement israélien", a-t-il observé devant la presse à Atlanta (Géorgie).
Les accusations de l'ancien président démocrate ont suscité la colère des organisations juives qui ont lancé des pétitions dénonçant l'usage du mot "apartheid" pour décrire le traitement réservé aux Palestiniens par Israël.

Les mesures de protection

Jimmy Carter affirme pourtant que ce terme se justifie par les barrières grillagées, les détecteurs électriques et les blocs de béton installés par Israël le long de la frontière avec la Cisjordanie.
"Je pense même que la situation est pire, dans bien des cas, que l'apartheid en Afrique du Sud", a-t-il fait valoir en allusion au régime de ségrégation raciale pratiqué dans ce pays africain jusqu'en 1990.
Pour le patron du Carter Center, qui a dirigé plusieurs missions d'observation de scrutins dans le monde, notamment dans les territoires palestiniens, une chape de plomb interdit tout débat sur Israël aux Etats-Unis. "Il y a dans ce pays une formidable intimidation qui réduit nos concitoyens au silence", a-t-il souligné, notant que ce silence est observé non seulement par "des individus ou des personnes candidates à des fonctions électives mais aussi par les médias d'information".

Écrit par : hu | 09/12/2006

nbvnv C’est réglé comme du papier à musique. Chaque fois que la droite et l’extrême droite israélienne sont au pouvoir, chaque fois que les Palestiniens sont pourchassés et tués, les essayistes médiatiques acquis aux politiques du gouvernement de Jérusalem mettent en garde contre… l’antisémitisme supposé des adversaires de la colonisation. La technique n’interdit pas – au contraire ! – de jouer au partisan d’une paix menacée par les « extrémistes des deux camps ». Le premier qui résiste, l’autre qui opprime ; les uns armés de pierres, les autres d’avions de guerre.

Les « terroristes » sont exclusivement ceux qui manient les armes les plus rudimentaires. Et qui n’ont pas l’appui de l’Occident. Exemple parmi mille autres, entendu à France Info, à 12 heures le 17 décembre 2001 : « Ce matin, un membre du Hamas a été tué par l’armée israélienne. Le terroriste tentait d’échapper à une arrestation par Tsahal. » Ici, « terroriste » est devenu synonyme de « membre du Hamas désirant n’être ni arrêté ni torturé par l’armée d’occupation israélienne ». Une armée qui, elle, n’est jamais qualifiée de terroriste.

Tract publicitaire

Car, dans les médias, même Sharon, ancien chef terroriste qui conduit une politique de terreur contre les Palestiniens, serait devenu une sorte de brebis, un pépé Gandhi. Le journal pro-américain Quotidien vespéral des marchés [QVM, également appelé Le Monde] a ainsi publié un tract publicitaire (gratuit) d’une page titré « Sharon, le serein ». On y lisait : « En quinze mois, le “bulldozer”, l’homme de Sabra et Chatila, est devenu un chef de gouvernement habile, poli, encensé par les Israéliens 1. » Bernard Guetta, ancien journaliste au QVM et éditorialiste prétentieux sur La Peste France Inter 2 ne prétend pas le contraire, déclarant le 14 décembre 2001 sur LCI : « Arafat s’effondre. Il s’effondre, disons-le, répétons-le, martelons-le, sous le poids de ses propres erreurs et absolument pas du fait de la politique de Sharon. » Dans cet exercice de ripolinage de l’assassin Sharon, un autre scribouilleur du QVM, Triple Crème [Alexandre Adler] se montre néanmoins le plus frénétique. Sur France Culture, où Adler anime une émission hebdomadaire en compagnie de Ramina [Jean-Marie Colombani, directeur du QVM], Triple Crème a prétendu le 15 décembre dernier : « Personne ne veut se débarrasser d’Arafat. C’est des bruits [sic]. Vous avez un homme, Arik Sharon, qui n’arrive même pas à maintenir la paix, même minimale, même sur le territoire d’Israël, qui donc se retrouve devant des attentats qui font 10, 12, 15 morts. Il lui faut faire quelque chose. Le quelque chose qu’il fait ne va pas très loin [sic]. À moins de considérer que détruire deux hélicoptères ou tirer dans une gendarmerie qui était préalablement évacuée de ses occupants est une mesure d’une grande dureté. Personnellement, je ne le crois pas. »
Quand, dans le cours de cette malfaisante émission, un journaliste américain objecte à Adler, timidement, que les Israéliens devraient peut-être se montrer plus souples, Triple Crème sort de ses gonds, vociférant et postillonnant tout à la fois : « Vous voudriez que les Israéliens descendent leur exigence et qu’ils montrent que la violence est payante pour eux ! […] Sharon est un militaire parfois brutal parfois hésitant [sic], mais ce n’est pas un idéologue. »

En matière de défense des thèses israéliennes, France Culture est une radio accomplie. Le 23 décembre 2001, Philippe Meyer consacre l’émission « Répliques » au monde arabe. Aucun spécialiste du monde arabe n’y participe. L’écrivain chevènementiste Max Gallo reconnaît qu’il ne connaît pas le sujet mais qu’il va faire part de ses « lectures ». Les autres participants à ce « débat » sur le monde arabe sont Éric Dupin, spécialiste des sondages de politique politicienne à Libération, et Jean-Claude Casanova, économiste barriste et éditorialiste pro-américain au Monde. Après un éloge du dictateur tunisien Ben Ali, formulé par le tandem Casanova-Gallo, le chevènementiste prétend que « la colonisation a apporté un minimum d’infrastructures » à l’Algérie avant que ce pays ne « bascule dans l’islamisme » à cause de la collectivisation de l’agriculture. « Quarante ans après l’indépendance, il ne faut plus s’interroger sur la responsabilité du colonialisme », complète promptement Chaliand. « Je suis tout à fait d’accord », opine Gallo. Une fois achevé ce « débat » passionné, chacun part déjeuner. Et PLPL s’interroge : peut-on imaginer, sur France Culture ou ailleurs, un débat sur le monde hébraïque sans qu’un seul juif ou spécialiste du judaïsme y participe, et qui se conclurait par l’idée que l’antisémitisme doit tout à la politique israélienne ? Naturellement – et heureusement – non ! En revanche, les Arabes ont toujours besoin d’« un minimum d’infrastructures » intellectuelles, venues de l’extérieur, pour comprendre qui ils sont et ce qu’ils font.

Palestiniens = comédiens ?

Au Proche-Orient, à lire certains journaux, on croirait presque que les Palestiniens sont les privilégiés. Et que les victimes sont ceux qui les tuent à raison de quatre ou cinq par jour. Ainsi, dans Marianne du 10 décembre 2001, on lisait : « La guerre des images est meurtrière pour Israël. Pour des raisons objectives, d’abord : on ne voit pas la bombe qui explose dans un bus, ni le terroriste suicidaire entraînant les passants dans la mort. La caméra arrive avec les ambulances. En revanche, la caméra est présente quand Tsahal réprime une manifestation et quand les enfants palestiniens courent sous les bombes larguées par les hélicoptères. À quoi s’ajoute le sens de la mise en scène acquis par les Palestiniens, passés maîtres en l’art des enterrements publics [sic] avec expression de la colère et de la douleur. » Là encore, PLPL préfère ne pas imaginer la réaction qui eût accueilli un texte de ce genre où les parents israéliens de victimes d’attentats suicide auraient été présentés comme une clique de simulateurs. Et leur « mise en scène » attribuée à une prédisposition nationale ou religieuse à la fourberie.

Le racisme anti-arabe n’explique pas tout. Les seules victimes qui comptent sont celles qui chantent et dansent la musique raminagrobique du « Nous sommes tous américains ». Le 4 mars 2000, consacrant un reportage de TF1 à d’autres adversaires supposés de l’Occident, le journaliste Patrick Bourrat commentait ainsi la douleur d’un Serbe chassé du Kosovo par la contre-épuration ethnique albanaise : « Dès qu’il y a une caméra, ce maçon, comme tous les Serbes, ne peut s’empêcher de se poser en victime. »

Denis Jeambar a dénoncé un « silence coupable ». S’agissait-il enfin de cette tolérance des médias pour les crimes de l’armée israélienne désormais annoncés comme de simples accidents de la route ? Nullement. Le patron de L’Express et directeur du pôle médias de Vivendi s’est indigné de « la compassion presque exclusive que nos dirigeants et la presse manifestent pour les Palestiniens […] cette omerta française qui couvre les exactions antisémites 3 ». Courageusement, L’Express rompait l’« omerta » en consacrant un dossier aux « Chiffres noirs de l’antisémitisme », titré « Les actions contre les juifs augmentent en France ». Tout aussi vaillamment, Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur, La Peste France Inter ont embrayé sur ce thème. Seul problème, surtout pour des publications qui habituellement se repaissent des chiffres de la police, les statistiques du ministère de l’Intérieur indiquent que le nombre d’agressions antisémites a reculé en France en 2001 4.

Mais peu importe. Les médias ont décidé de se faire les haut-parleurs des cris de fou des autorités israéliennes et des intellectuels à leur solde. Il faut donc hurler à l’antisémitisme en France pour effrayer les juifs de France et les inciter à partir coloniser des territoires palestiniens. Un ministre de Sharon s’est exprimé comme si Paris et Marseille étaient dévastés par des pogroms ; le vieil ami de Ronald Reagan, Élie Wiesel, déclarant même que le ciel de l’Hexagone était « noirci par la fumée des synagogues en flammes ».

Mais pour que la manipulation et le mensonge soient complets, on y a ajouté un dernier élément : désormais, les militants internationalistes qui se montrent solidaires des Palestiniens se voient qualifiés d’antisémites ou de « judéophobes ». Ainsi, tous les critiques d’Israël sont intimidés et réduits au silence. C’est le chevènementiste Pierre-André Taguieff qui s’est chargé de cette besogne d’intimidation en expliquant sur Europe 1 : « Un certain nombre de militants qu’on trouve dans ATTAC, un certain nombre de rédacteurs du Monde diplomatique procèdent à une diabolisation permanente d’Israël et suggèrent, au fond, par certains éditoriaux, certaines prises de position publiques, que tout irait bien dans le monde si Israël n’existait pas et, plus généralement d’ailleurs pour certains, si les juifs n’existaient pas. » Puis, il expliqua que « des militants de l’antimondialisation tel José Bové ont contribué à rendre acceptables puis respectables les clichés et les slogans judéophobes en cours 5 ».

Le Non-événement du mercredi [NEM ou Charlie Hebdo] et le QVM ont fait la promo de l’ouvrage 6. Philippe Val l’a jugé « indispensable : travail de recherche sérieux, comme toujours avec Taguieff […], ce livre est petit par la taille mais grand par le contenu ». De son côté, le QVM s’en est surtout pris aux « jeunes de banlieue, beurs et africains » et à leurs « ressentiments de vies en charpie ».

Les jeunes beurs et les militants anti-mondialisation : la critique médiatique a enfin trouvé des cibles plus courageuses que ces pauvres soldats israéliens obligés de torturer et de tuer les sauvageons de Palestine.

1. Le Monde, 08.01.02. Il s’agit d’un article et non d’un point de vue extérieur.
2. L’accueil du dernier dossier de PLPL a été triomphal. Mais les stocks n’étant pas encore épuisés, il est encore possible de commander dix exemplaires de ce numéro (10 euros pour les abonnés) et de les diffuser. Les abonnés de PLPL sont encore beaucoup trop peu nombreux à prendre en charge la diffusion de leur journal.
3. L’Express, 06.12.01.
4. Entre 2000 et 2001 (calcul sur 11 des 12 mois), le nombre d’actes antisémites serait passé de 119 à 26, les menaces antisémites de 624 à 155.
5. Pierre-André Taguieff, La Nouvelle Judéophobie, Mille et Une Nuits, 2001, p. 188-189.
6. Respectivement NEM, 23.01.02 et QVM, 25.01.02.



Quand Taguieff lit les âmes
Pour jauger le délire qui envoûte le cerveau de Pierre-André Taguieff, il suffit de lire son dernier livre 1. L’auteur fait preuve de ses qualités de chercheur (au CNRS) avec une phrase qui doit avoir étonné Ramina Jean-Marie Colombani, directeur du Monde, BHL, Jospin, etc., pour qui « nous sommes tous américains ». Cette phrase ? « L’anti-américanisme radical constitue l’orthodoxie politique transnationale qui domine le monde de l’après 1989 »…

Taguieff enchaîne en lisant dans les âmes pour mieux brûler les hérétiques : « Dans l’espace démocratique des sociétés pluralistes, depuis 1945, nul ne se dit “antisémite” ni “antijuif”. Mais un nombre croissant d’individus se déclarent “antisionistes”. L’analyse des contextes d’énonciation et la reconstitution des intentions ordinairement voilées conduisent à l’hypothèse que la cible de ces discours dits “antisionistes” est de moins en moins le “sionisme” ou les “sionistes”, et de plus en plus les Juifs. » Vive l’Inquisition et les procès de Moscou ! Plus loin, Taguieff évoque « les supposées “victimes” (Palestiniens, Arabes, musulmans) de “l’impérialisme sioniste” », et défend Ariel Sharon contre « deux décennies de propagande palestinienne et pro-palestinienne » qui lui imputent la responsabilité d’un « fait mal établi et volontairement mésinterprété », le massacre de Sabra et Chatila. PLPL ne formulera pas « l’hypothèse » que l’essayiste-pamphlétaire du CNRS avait pour « intentions voilées » de couvrir par une diversion la sauvagerie répressive de l’armée israélienne.

Mais un livre aussi brillant ne pouvait se conclure sans un autre amalgame, destiné celui-ci à racoler dans les eaux saumâtres de l’ordre moral : « Les élites culturelles et politiques […] suivent sans sourciller les groupes néo-gauchistes qui dénoncent bruyamment l’homophobie, mais elles se taisent, à quelques exceptions près, sur la multiplication des indices d’une nouvelle vague judéophobe. » Ceux qui dénoncent l’homophobie seraient-ils des nazis ?

Écrit par : nbnb | 09/02/2007

vdfvd l War or Peace?
Israel, Iran and the Bush Administration
By GABRIEL KOLKO

There has been a qualitative leap in military technology that makes all inherited conventional wisdom, and war as an instrument of political policy, utterly irrelevant, not just to the United States but also to any other state that embarks upon it. Nations should have realized this a century ago but they did not. But there have been decisive changes in balances of power, and more accurate and destructive weapons--and soon nuclear bombs and the missiles to deliver them-are becoming more and more available to the poorer countries. Technology is moving much more rapidly than the diplomatic and political resources or will to control its inevitable consequences.

The United States should have learned its lesson in Vietnam, and its public is aware of it to a far greater extent than its politicians. The war in Iraq has reaffirmed the decisive limits of technology when fighting against enemies who are decentralized and determined. It has been extraordinarily expensive but militarily ineffective, and America is ineluctably losing its vast undertaking. Rivals are much more equal, and wars more protracted and expensive for those who persist in fighting them. America's ambitions for hegemony throughout the globe can now be more and more successfully challenged. Nowhere is this truer than the Middle East, where the U.S.' long-standing alliance with Israel, which shares its fascination with military power, has produced colossal political failures for both nations.

The ultra-modern Israel Defense Force finally learned this in Lebanon last July, when Hezbollah rockets destroyed or seriously damaged at least 20 of its best tanks and they were fought to a draw-abandoning the field of battle and losing their precious myth of invincibility. Growing demoralization well before the Lebanon war plagued Israel, and the percentage of Jews with higher academic degrees that migrated grew steadily after 2002. Israel exports brainpower to a extent very high by world standards. The Lebanon war and talk-both from Israeli and Iranian leaders-- of "existential" threats to the state's very existence only gravely aggravated this defeatism and the desire to leave. At the end of January, 78 percent of the Israeli public was "unhappy" with their leaders for a variety of reasons.

Israeli politics has always been highly unstable by any standard but the corruption and other scandals that are now plaguing it exceed any in its history, paralleling its loss of confidence in its military power. Alienation from the political class in Israel has never been greater and Prime Minister Ehud Olmert and his cronies hope that spreading fear of the Iranian bomb will help them ride out a political storm that has seen his poll rating plummet to a record low. But fear works both ways, frightening the people who can migrate most easily and keeping out tourists and foreign investors.

Moreover, the Israeli public's anxiety has not been lessened by reports of the efficacy of anti-missile systems that Israel has installed at great expense. The Iranians have mastered all of the technical bases of missile technology, according to Israeli experts, and although the quality and precision of its missiles may leave something to be desired they can inflict immense damage. Israeli specialists also argue that the missile defense shield that Israel possesses-in common with those of all other nations--is not sufficient to protect it. Syria has missiles also-not so effective as the Iranian but much closer and capable of inflicting much damage if used.

Notwithstanding the apocalyptic proclamations on Iran's imminent nuclear power by Olmert's major rival, Binyamin Netanyahu, or by the prime minister himself and some of his cabinet on occasion, this hysteria is politically motivated and intended to garner public support.

Meir Dagan, the head of Mossad, told the Israeli Knesset last December that diplomatic efforts were "far from being over"--and that an Iranian nuclear bomb was at least two years or more off. Many Israeli strategists, including Yuval Diskin, head of Shin Bet, now regard Bush's war in Iraq as a highly destabilizing disaster for the entire region and a major boon to Iran's power, and they regret having endorsed it. A war would Iran would be far more dangerous. Worse yet, efforts to demonize Iran have failed. Only 36 percent of the Jewish population of Israel polled last month thought an Iranian nuclear attack the "biggest threat" to Israel.

Serious Israeli strategists overwhelmingly believe, to cite Reuven Pedatzur in Ha'aretz last November, that "mutual assured deterrence, can be forged, with high degree of success, between Israel and Iran." Israeli strategic thinking is highly realistic. Early this February a study released at a conference by the Institute for National Security Studies at Tel Aviv University predicted that Iran would behave rationally with nuclear weapons and "that the elimination of Israel is not considered to be an essential national interest" for it. Iran "will act logically, evaluating the price and risks involved." A preemptive attack on Iran nuclear research sites would "be a strategic mistake," Pedatzur warned the conference, and the use of tactical nuclear weapons against them sheer folly. "Our best option is open nuclear deterrence."

Israeli experts have come to the realization that American policy in the Middle East is not merely an immense failure but also a decisive inhibition to Israel reorienting its foreign policy to confront the realities of the region that the Jews have chosen to live in. It has ousted the Taliban from Afghanistan and Saddam Hussein from Iraq and created an overwhelming Iranian presence. In Palestine its campaign for democracy has brought Hamas to power. Troop escalation in Iraq is deemed futile. "It's a total misreading of reality," one Israeli expert is quoted when discussing America's role in the region. Israeli interests were no longer being served. American policies have failed and Israel has given a carte blanche to a strategy that leaves it more isolated than ever.

Peace or War?

The only security Israel can have will be a result of its signing peace accords with the Palestinians and the neighboring countries. It is no more likely than the U. S. to defeat its enemies on the field of battle and its arms have been neutralized. The war in Lebanon was only an augury of the decisive limits of its military power. It is this context that secret Israeli talks with Syria have enormous significance. They began in January 2004 in Turkey with the approval of Sharon, moving on to Switzerland, where the Swiss Foreign Office played the role of intermediary. By August 2005 they had reached a very advanced form and covered territorial, water, border and political questions. Details remained to be ironed out but they were a quantum leap in solving one of the region's crucial problems.

When the Baker-Hamilton Study Group filed its recommendations last December, negotiations with Syria were especially stressed-a point Baker reiterated when he testified to the U.S. Senate Committee on Foreign Relations last January 30th. Baker undoubtedly knew about the secret talks and Syria's explicit statements it wished to break with radical Islamic movements and was ready to discuss its ties with Iran, Hezbollah, and Hamas.
These nominally secret talks were made public on January 8, 2007 when Egyptian president Hosni Mubarak accused the United States in an interview with an Israeli paper of obstructing peace between Israel and Syria.

Ha'aretz' Akiva Eldar then published a series of extremely detailed accounts, including the draft accord, confirming that Syria 'offered a far reaching and equitable peace treaty that would provide for Israel's security and is comprehensive-and divorce Syria from Iran and even create a crucial distance between it and Hezbollah and Hamas. The Bush Administration's role in scuttling any peace accord was decisive. C. David Welch, Assistant Secretary of State for Near Eastern Affairs, sat in at the final meeting, two former senior CIA officials were present in all of these meetings and sent regular reports to Vice President Dick Cheney's office. The press has been full of details on how the American role was decisive, because it has war, not peace, at the top of its agenda.

Most of the Israeli Establishment favors it. On January 28 important Israelis met publicly in Jaffa and called the Israeli response "an irresponsible gamble with the State of Israel" since it made Cheney arbiter of Israeli national interests. They included former IDF chief of staff Amnon Lipkin Shahak, former Shin Bet chief Ya'akov Perry, former directors of the Foreign Ministry David Kimche and Alon Liel (who negotiated the deal and believes it is very serious), and the like. Shlomo Ben-Ami, former Foreign Minister, has since supported their position and argued that it is "too important" for Israel to endorse yet "another failure in the U.S. strategy."

But Olmert has explicitly said that the Bush Administration opposes a negotiated peace with Syria. Therefore he is opposed to it also. Olmert's contradiction is that he wants to remain closely allied to the U.S., whatever its policies, yet he is now one of the most unpopular prime ministers in Israel's history and in power only because of Sharon's stroke. Israel is a crucial pillar of American policy in the entire region but this policy is failing. An alliance with America is Olmert's recipe for political defeat when the inevitable election is called. That is his problem.

Israel's power after 1947 was based on its military supremacy over its weaker neighbors. It is in the process of losing it-if it has not already. Lesser problems, mainly demographic, will only be aggravated if tension persists. It simply cannot survive allied with the United States, because the Americans will either leave the region or embark on a war that risks Israel's very existence. It is time for it to become "normal" and make peace with its neighbors, and that will require it to make major concessions. It can do that if it embarks upon an independent foreign policy, and it can start immediately to do so with Syria

Écrit par : vfdv | 12/02/2007

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Charlie Sarkozy et Nico Hebdo
À propos du Docteur Sarko, de Mister Val et de la liberté d’expression
Par le Collectif Les mots sont importants
mardi 13 février 2007


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« Je préfère un excès de caricature à un excès de censure ». « Je tiens à apporter mon soutien à votre journal qui s’inscrit dans une vieille tradition française, celle de la satire ». « Il faut défendre le droit de sourire de tout ». C’est par ces mots que le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, dans une lettre lue lors de l’audience par l’avocat Georges Kiejman, a publiquement apporté son soutien à Charlie Hebdo dans le procès que lui intentent la Mosquée de Paris et l’Uoif pour avoir publié des dessins racistes (comment, répétons-le, peut-on appeler autrement un dessin qui, représentant le prophète Mahomet lui même coiffé d’une bombe, véhicule l’équation Islam = terrorisme et donc musulman = terroriste potentiel ?). Nous voici donc à nouveau en pleine farce...

Une gigantesque farce macabre, sordide, qui provoque autant l’envie de rire que celle de pleurer ou de vomir, tant elle charrie de violence à l’égard des mêmes, toujours les mêmes : ceux qu’il est devenu non seulement légitime, mais spirituel et distingué, de vilipender, injurier et diffamer quasi-quotidiennement depuis quelques années ; ceux qu’il n’est même plus nécessaire de nommer tant leur nom est devenu familier, tant « nous » nous sommes habitués à « eux » dans le rôle du méchant que nos journaux accusent de mettre en péril la sécurité des biens et des personnes, les acquis du féminisme et ceux de la laïcité, sans oublier bien sûr la liberté d’expression ; ceux qui n’ont accès à aucun grand média pour dire leur désaccord, leur tristesse ou leur colère ; ceux qu’on peut courageusement frapper puisqu’ils sont à terre et désarmés : les musulmans.

Pourquoi une farce ? Les raisons sont multiples, en voici simplement une : le ministre qui défend avec autant de lyrisme le droit de « sourire de tout » - et qui, même sur ce sujet, parvient à ethniciser la problématique en faisant du registre satirique « une vieille tradition française » [1] - est l’un des hommes politiques qui a poussé le plus loin la connivence entre la presse, la télévision, l’appareil d’État et les puissances d’argent (cf. Marie Bénilde, « M. Sarkozy déjà couronné par les oligarques des médias ? »), celui qui s’autorise à choisir quel journaliste doit « couvrir » l’UMP sur Europe 1, celui qui a fait limoger le directeur d’un hebdomadaire [2] parce qu’il avait eu le malheur de « sourire » de ses démélés conjugaux [3]. C’est le ministre qui a fait voter une loi punissant de milliers d’euros d’amende et de prison « l’outrage à l’hymne national et au drapeau ». Le droit de sourire de tout connaît manifestement des limites...

L’homme qui clame qu’un « excès de caricature » vaut toujours mieux qu’un « excès de censure » est aussi le ministre qui a harcelé judiciairement [4] Hamé, du groupe de rap La Rumeur, coupable à ses yeux d’avoir simplement énoncé un fait : ces dernières décennies, « des centaines de nos frères sont tombés sous les balles de la police sans que leurs assassins ne soient inquiétés ».

Arrêtons nous un instant sur cette dernière affaire. Charlie Hebdo n’a pas publié l’article de Hamé poursuivi par le ministre de l’Intérieur, pourtant d’une toute autre tenue que les « caricatures » islamophobes que Philippe Val s’est empressé de republier en janvier 2006. Étonnant, non, cet attachement gyrovague à la liberté d’expression ?

Il est vrai que des caricatures islamophobes s’insèrent plus harmonieusement dans la ligne politique du Charlie Hebdo New Look de Philippe Val qu’une dénonciation des violences et de l’impunité policières. La tendance Valienne est même plutôt à hurler avec les loups contre les « jeunes de banlieue », et même à lancer des « bien fait ! » haineux sur le cadavre d’un gamin de 17 ans abattu d’une balle policière dans la nuque, comme le fit Cavanna dans un Charlie hebdo de janvier 2002 (cf. Olivier Cyran, « Lettre ouverte à Cavanna, fabricant de haine »).

Philippe Val est d’ailleurs réputé lui-même pour être un petit Sarkozy médiatique, tant par ses options de plus en plus droitières, néo-libérales, pro-américaines et pro-israéliennes, islamophobes et anti-arabes [5] que par sa légendaire autocratie et sa non moins légendaire volonté de verrouillage idéologique au sein de son journal. Comme l’ont déjà rappelé, entre autres, PLPL, Olivier Cyran, Mona Chollet, CQFD et Le Plan B...

Notes

[1] C’est bien connu : on ne sait pas rire des puissants en-dessous de la Méditerrannée !

[2] Paris Match

[3] Une vie conjugale pourtant exhibée sans aucune retenue par le ministre tant qu’elle correspondait au cliché de la force tranquille du Pater familias

[4] Plainte en 2002, procès en 2004, procès en Appel en 2006, et désormais pourvoi en Cassation. Cf. Hamé, « Insécurité sous la plume d’un barbare »

[5] Par exemple : le 5 janvier 2005 dans Charlie Hebdo, évoquant les « terroristes islamiques », Philippe Val explique que ces derniers « adorent égorger les Occidentaux, sauf les Français, parce que la politique arabe de la France a des racines profondes qui s’enfoncent jusqu’au régime de Vichy, dont la politique antijuive était déjà, par défaut, une politique arabe. » Qualifier de la sorte la politique antijuive de Vichy n’a aucun sens puisqu’aucune influence arabe n’a évidemment joué un quelconque rôle dans cette entreprise criminelle. Pour que cette phrase insensée signifie quelque chose, il faut admettre le postulat selon lequel les Arabes, en bloc, sont antisémites par nature, au point de se reconnaître unanimement dans la politique vichyste.

En d’autres termes : Philippe Val essentialise « les arabes », en fait une entité homogène, pour ensuite attribuer à cette essence (« les arabes ») un caractère infâmant (« antisémite »). Cette manière de penser porte un nom : le racisme. Et c’est aussi le racisme qui conduit à assigner en bloc « les émeutiers » de novembre 2005 à une identité musulmane-donc-rétrograde et violemment sexiste, alors que rien, dans le déroulement desdites émeutes, ne se pose en ces termes : « Ceux qui croient voir des convergences entre Mai 68 et novembre 2005 se trompent lourdement. On ne peut pas imaginer une seconde qu’un Cohn-Bendit puisse jouer un rôle quelconque dans ces événements, ne serait-ce que parce qu’il est juif. C’est à cela que l’on peut mesurer l’étendue du désastre culturel. Par ailleurs, Mai 68 a commencé parce que les garçons voulaient aller dans le dortoir des filles et vice-versa. Chez les émeutiers de nos banlieues, c’est exactement le contraire. La mixité est leur ennemie, ils veulent les filles voilées et inaccessibles à qui n’est pas coreligionnaire. »

Écrit par : iouio | 13/02/2007

µ^$µ Depuis l’élection de Hugo Chávez à la présidence de la République en 1998, Reporters sans frontières (RSF) a multiplié les attaques contre le gouvernement vénézuelien, l’accusant notamment de porter atteinte à la liberté de la presse. Pourtant, depuis 1999, près de 500 nouveaux organes de presse locaux et nationaux (journaux, radios et chaînes de télévision) ont vu le jour dans ce pays. Dernièrement, l’organisation parisienne s’est offusquée de la décision des autorités de ne pas renouveler la licence au groupe audiovisuel privé Radio Caracas Televisión (RCVT), qui expirera le 28 mai 2007 [1]. RSF a transformé ce choix tout à fait légal, car le spectre des ondes hertziennes appartient à l’État, en une « atteinte à la pluralité éditoriale [2] ».

RSF confesse qu’elle n’ignore pas « l’attitude de RCTV durant le coup d’État d’avril 2002 » qui n’avait pas « caché [son] soutien » au renversement de l’ordre constitutionnel [3]. Mais, selon l’entité française, le fait ne pas renouveler la licence d’une chaîne qui a ouvertement participé à un coup d’État – qui a coûté la vie à de nombreuses personnes – constitue une violation de la liberté de la presse. Le fait de ne pas renouveler la licence d’une chaîne qui a également pris part de manière active au sabotage pétrolier de décembre 2002, en lançant des appels au blocage général de l’entreprise PDVSA, – ce qui a failli conduire le pays à la banqueroute – n’est pas une décision légitime, sage et indispensable mais une « grave atteinte au pluralisme des médias » qui doit être condamnée [4].

Dans une situation similaire, n’importe quel autre gouvernement du monde aurait immédiatement pris des mesures draconiennes contre RCTV. Le président Chávez, lui, a préféré patienter jusqu’à l’échéance légale de la concession malgré la pression populaire. En effet, cette décision avait suscité la réprobation générale de la part de la majorité des citoyens vénézueliens qui ne comprenaient pas pourquoi une chaîne de télévision putschiste était encore autorisée à fonctionner. En outre, il ne s’agit nullement d’un cas de censure comme l’affirme RSF puisque RCTV pourra toujours continuer à fonctionner par câble et par satellite sans aucun problème. Elle n’utilisera pas simplement la fréquence qui appartient à l’Etat.

L’organisation parisienne feint d’ignorer la réalité médiatique du Venezuela. Elle ose parler de « pluralité éditoriale » alors que RCTV, Globovisión, Venevisión et Televen – qui contrôle près de 90 % du marché télévisuel et disposent donc d’un monopole médiatique indéniable – sont, selon RSF, « clairement situés dans l’opposition au gouvernement ». Cette exclusivité médiatique n’a évidemment jamais été dénoncée par RSF. Elle omet également de signaler que depuis l’accession de Hugo Chávez à la présidence, la principale activité de RCVT a consisté à diffuser de fausses informations au sujet de la politique du gouvernement et à inciter à l’altération de l’ordre constitutionnel, en se faisant le porte-parole des militaires insurgés prônant un coup de force [5].

Dans une lettre ouverte destinée au président Chávez, Robert Ménard, secrétaire général de RSF depuis plus de vingt ans, fait semblant d’ignorer les activités subversives et malveillantes de RCTV, sans aucun respect pour la déontologie journalistique. Pour RSF, diffuser de fausses informations, dénigrer constamment l’action du gouvernement, inciter la population à la désobéissance et à la violence, inviter régulièrement des généraux putschistes à déverser leur haine contre le président de la République n’est en rien condamnable car il s’agit simplement du rôle de « contre-pouvoir des médias ». Après tout, « l’exercice de l’autorité dans une démocratie s’expose par nature à la critique des médias [6] ».

Parfois, RSF, tellement obsédée par le fait de présenter le gouvernement bolivarien comme une menace pour la liberté de la presse, tombe dans l’absurde ne sachant plus quoi inventer. L’attribution de la publicité officielle, qui est une prérogative de l’État, devrait être confiée prochainement au Ministère de la Communication et de l’Information (MINCI). L’organisation parisienne s’inquiète de cette décision car « cette manne représente un gage de survie important pour un certain nombre de médias ». Il est fort probable – et logique – que le gouvernement ne financera pas les médias hostiles à son égard en signant des contrats publicitaires avec eux. Mais pour RSF, si le gouvernement refuse de faire appel à la presse privée pour sa publicité, il « porte atteinte aux médias et à leur indépendance [7] ».

Le 15 novembre 2006, RSF accusait également Numa Rojas, le maire de Maturín, de censurer « quatre médias critiques à son égard ». Rojas, membre du parti du président Chávez, dont la politique est constamment dénigrée par deux journaux et deux radios, a tout simplement décidé qu’il ne ferait plus appel à eux pour diffuser la publicité de la municipalité. Les quotidiens La Prensa et El Periódico de Monagas ainsi que les radios Órbita et 93.5 La Gran FM, tous affiliés à l’opposition, mènent depuis un certain temps une campagne acharnée à son égard. Pour RSF, « sanctionner financièrement [ces médias] en les privant de ressources publicitaires relève purement et simplement de la censure [8] ».

Dans son rapport 2006 sur la « liberté d’expression » à travers le monde, RSF accumule les accusations contre le Venezuela. « La loi sur la responsabilité sociale des médias et la réforme du code pénal, très restrictives en matière de liberté d’expression, sont autant d’incitations à la censure », affirme l’organisation parisienne, même si elle reconnaît que le gouvernement n’y a pas recouru. La loi en question adoptée le 7 décembre 2004 autorise la Commission nationale des télécommunications à suspendre les stations de radio et les chaînes de télévision qui « promeuvent, font l’apologie ou incitent à la guerre, à l’altération de l’ordre public et au délit [9] ».

Ainsi, pour RSF, interdire aux médias de lancer des appels à la guerre civile, au soulèvement armé, à l’assassinat du président de la République et des hauts dirigeants politiques ou à la violence, comme cela est le cas dans n’importe quel pays du monde, est une « incitation à la censure » au Venezuela. RSF remarque avec regret que « la législation semble cependant avoir eu un effet dissuasif sur les médias, quitte à priver la presse de son rôle de contre-pouvoir ». Que suggère RSF ? Autoriser les médias à lancer des appels à la haine, à la violence, à la subversion et à l’assassinat de Hugo Chávez au nom de la liberté d’expression [10]. ?

RSF fustige également l’article 297A du code pénal qui prévoit des peines de deux à cinq ans d’emprisonnement pour la diffusion de fausses informations de nature à « semer la panique » par voie de presse. Pour RSF, les médias vénézuéliens ont évidemment le droit de semer le trouble au sein du pays, cela faisant partie de la « liberté d’expression ». De la même manière, RSF dénonce l’article 444 qui punit d’un à trois ans d’emprisonnement les propos pouvant « exposer autrui au mépris ou à la haine publique ». Pour RSF, au Venezuela, la presse doit avoir le droit d’inciter à la haine [11].

Enfin, RSF a également condamné le fait que des fonctionnaires de la Conatel aient « saisi le matériel émetteur de la station [Radio Alternativa 94.9 FM de Caracas] au motif que celle-ci n’avait pas l’autorisation d’émettre ». RSF reconnaît pourtant que « la fréquence avait, en effet, été attribuée à une autre station en septembre 2004 ». Ainsi, selon RSF, le fait que les autorités vénézueliennes fassent respecter la loi, comme cela se fait dans n’importe quel pays du monde (en France, aucune radio ne peut émettre sans autorisation officielle), constitue une « violation de la liberté de la presse [12]. ».

RSF affirme être une organisation apolitique uniquement intéressée par la défense de la liberté de la presse. Elle déclare que son rôle n’est pas de s’immiscer dans les affaires internes du Venezuela. Mais la réalité est bien différente. RSF n’a jamais condamné la participation des médias privés dans la rupture constitutionnelle de 2002, se bornant seulement à reconnaître que « certains patrons de presse sont allés jusqu’à cautionner le coup d’Etat [13] ».

En réalité, plus de 90 % de la presse privée dont les quatre principales chaînes de télévision avaient ouvertement et activement soutenu la junte putschiste. Les principaux directeurs des médias privés s’étaient même réunis avec le dictateur de 47 heures, Pedro Carmona Estanga, le 13 avril 2002, pour recevoir les directives. Pour RSF, la participation au coup de force de la part des médias ne constituait pas un crime monstrueux. Il s’agit simplement d’« un manquement aux règles élémentaires de déontologie », rien de plus. Dans son rapport annuel de 2003, à aucun moment RSF ne condamne le rôle des médias dans le renversement du président Chávez [14].

Pis encore, le 12 avril 2002, RSF avait publié un article reprenant sans aucune réserve la version des putschistes et avait essayé de convaincre l’opinion publique internationale que Chávez avait démissionné :

« Reclus dans le palais présidentiel, Hugo Chávez a signé sa démission dans la nuit, sous la pression de l’armée. Il a ensuite été conduit au fort de Tiuna, la principale base militaire de Caracas, où il est détenu. Immédiatement après, Pedro Carmona, le président de Fedecámaras, a annoncé qu’il dirigerait un nouveau gouvernement de transition. Il a affirmé que son nom faisait l’objet d’un "consensus" de la société civile vénézuélienne et du commandement des forces armées [15] ».

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce communiqué n’a pas été émis par Washington, qui avait orchestré le coup d’État, mais par RSF.

« Les alters[mondialistes] ont toutes les indulgences pour l’ex-putschiste Hugo Chávez, ce caudillo d’opérette qui ruine son pays mais se contente – pour l’instant ? – de discours à la Castro sans trop de conséquences réelles pour les libertés de ses concitoyens ». Encore une fois, ces propos n’ont pas été tenus par le président George W. Bush. Ils ne sont pas non plus le fait des auteurs du sanglant coup d’Etat contre le président Chávez. Cette phrase n’est rien d’autre que l’œuvre de…Robert Ménard, le secrétaire général de RSF et a été publiée dans Médias, la revue officielle de l’organisation [16].

« Le gouvernement de Hugo Chávez est un échec, une catastrophe économique de promesses non tenues ». Ces propos ne viennent pas de l’oligarchie vénézuelienne, dont l’aversion à l’égard de celui qui vient de sortir victorieux de 12 processus électoraux consécutifs est sans limite, mais de… Robert Ménard encore une fois. Ils ont été prononcés à Miami (ville de Floride qui est devenue le fief des putschistes qui ont fuit la justice de leur pays) lors de la visite du secrétaire général de RSF à l’extrême droite cubaine et vénézuelienne en janvier 2004 [17].

Mais tout cela est-il étonnant quand l’on sait que la principale correspondante de RSF au Venezuela est la politologue María Sol Pérez Schael, éminent membre de l’opposition qui avait soutenu le coup d’État. Dans le journal El Universal, elle avait exprimé son soutien aux militaires putschistes qui occupaient la Plaza Francia et les avait qualifiés « d’hommes dignes qui ont su dominer leurs impulsions [et d’hommes] vertueux qui envoient un message de civisme au pays et au continent ». Leur message « de civisme » consistait en fait à lancer des appels à la grève générale et au sabotage pour renverser Hugo Chávez [18].

Est-ce surprenant quand l’on sait que RSF est financé par la National Endowment for Democracy (Fondation nationale pour la démocratie-NED), une entité créée par Ronald Reagan et financée par le Congrès étasunien dans le but de promouvoir la politique étrangère des Etats-Unis à travers le monde ? Que reste-t-il de la crédibilité de RSF ? Qui peut encore croire que cette organisation ne défend pas un agenda politique bien précis [19] ?

En mars 1997, le New York Times notait à ce sujet : « La National Endowment for Democracy a été créée il y a 15 ans pour réaliser publiquement ce que la Central Intelligence Agency (CIA) a fait subrepticement durant des décennies [20]. Elle dépense 30 millions de dollars par an pour appuyer des partis politiques, des syndicats, des mouvements dissidents et des médias d’information dans des dizaines de pays [21] ». En septembre 1991, Allen Weinstein, qui avait contribué à faire adopter la législation donnant naissance à la NED, déclarait au Washington Post : « Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui a été fait par la CIA il y a 25 ans de manière clandestine ». RSF, financée par une officine écran de la CIA, selon Weinstein et le New York Times, pourra-t-elle encore tromper longtemps l’opinion publique [22] ?

RSF ne défend pas la liberté de la presse au Venezuela. Elle y défend les intérêts élitistes et mesquins des États-Unis et de l’oligarchie. Son traitement partisan et idéologique de la réalité vénézuelienne et le financement qu’elle reçoit de Washington ne laissent guère place au doute. Son objectif est de faire passer un gouvernement démocratique et populaire pour un prédateur de la liberté de presse à la conduite autoritaire, de le discréditer ainsi aux yeux de l’opinion publique internationale, pour justifier un éventuel coup d’État à son encontre ou une intervention militaire étasunienne.

Écrit par : µp^µop | 13/02/2007

utyu le con ne perds jamais son temps, il perds celui des autres

Écrit par : uytu | 13/02/2007

migeot à la solde de Bush , bravo quaeps !!!

Écrit par : migeot | 15/02/2007

gdfgdf http://vdedaj.club.fr/cuba/npa_vivas_050119.html

Écrit par : gdfg | 06/03/2007

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