06/03/2006

épilogue de circonstance...Jean Val Tilkin...

19 novembre 1997Mercredi 19 novembre 1997, sous le titre «Les perroquets du pouvoir», Philippe Val consacrait la quasi-intégralité de son éditorial de Charlie Hebdo à l’enthousiasme délirant que lui inspirait la parution des Nouveaux chiens de garde de Serge Halimi. Il y évoquait les «BHL, Giesbert, Ockrent, Sinclair», etc., tous «voguant dans la même croisière de milliardaires qui s’amusent», et qui «n’ont aucune envie de voir tarir le fleuve de privilèges qui prend sa source dans leurs connivences ou leurs compromissions». Il jugeait certains passages «à hurler de rire», en particulier le chapitre «Les amis de Bernard-Henri», qu’il conseillait de «lire à haute voix entre copains».

27 mai 1998Six mois plus tard, mercredi 27 mai 1998, sous le titre «BHL, l’Aimé Jacquet de la pensée» (c’était juste avant la Coupe du monde de football), il volait encore au secours du livre de Halimi, contre lequel toute la presse n’en finissait plus de se déchaîner. Il épinglait le chroniqueur du Point pour avoir, dans son «Bloc-notes», assimilé Bourdieu à Le Pen. Et le futur défenseur du «oui» à la Constitution européenne se désolait: «Penser que le désir d’Europe sociale des uns est de même nature que le refus nationaliste de l’Europe des lepénistes ne grandit pas le penseur…» (En 2005, Philippe Val comparerait l’attitude des partisans du «non» à celle de Fabien Barthez crachant sur l’arbitre.)

Mercredi 1er mars 2006. Continuant d’exploiter le filon providentiel des caricatures danoises, Charlie Hebdo publie à grand fracas un «Manifeste des Douze» (hou, hou! morte de rire!) intitulé «Ensemble contre le totalitarisme islamique» (sur la prolifération actuelle du mot «ensemble» et sa signification, lire l’analyse d’Eric Hazan dans LQR, La propagande du quotidien, qui vient de paraître chez Raisons d’agir), signé notamment par Philippe Val, Caroline Fourest (auteure de best-sellers sur la menace islamique et membre de la rédaction de Charlie Hebdo), Salman Rushdie, Taslima Nasreen, et… Bernard-Henri Lévy. «L’Aimé Jacquet de la pensée» a droit, comme les autres signataires, à sa notice biographique (moins longue que celle de Caroline Fourest, quand même, hein! Faut pas déconner!), qui commence ainsi: «Philosophe français, né en Algérie, engagé contre tous les «ismes» du XXe siècle (fascisme, antisémitisme, totalitarisme et terrorisme).» Ce coup des «ismes», le journal nous le refait dans son «manifeste» foireux, qui semble avoir été torché en cinq minutes sur un coin de table en mettant bout à bout tous les mots creux et pompeux dont se gargarisent en boucle, sur les ondes et dans la presse, les «perroquets du pouvoir»: «Après avoir vaincu le fascisme, le nazisme et le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace globale de type totalitaire: l’islamisme.»

Les opprimés ont une manière
tout à fait malséante
d’exprimer leur désespoir

Il en manque pas mal, des «ismes», dans cette liste: colonialisme, impérialisme, racisme, libéralisme… Autant de notions qui, à une époque, avaient pourtant droit de cité dans les colonnes de Charlie. Balayer d’un revers de main, ou ne même pas voir, depuis son pavillon cossu de la banlieue parisienne, les conditions de vie et les spoliations subies par les perdants du nouvel ordre mondial; s’incommoder de ce que les opprimés, décidément, aient une manière tout à fait malséante d’exprimer leur désespoir, et ne plus s’incommoder QUE de cela; inverser les causes et les conséquences de leur radicalisation (il n’y a pas d’attentats en Israël parce qu’il y a une occupation, mais il y a une occupation parce qu’il y a des attentats), et, au passage, accorder sa bénédiction à la persistance de toutes les injustices qui empoisonnent le monde; parer l’Occident de toutes les vertus et l’absoudre de tous ses torts ou ses crimes: non, il fut un temps où on n’aurait jamais trouvé  dans ce journal une pensée aussi odieuse.

2 septembre 1998Mais c’était à une époque où Charlie vivait et prospérait en marge du microcosme médiatique, qu’il ne fréquentait pas, et qu’il narguait de sa liberté de ton et de ses finances florissantes – quand il ne lui adressait pas de splendides bras d’honneur. L’équipe, dans sa grande majorité, se satisfaisait parfaitement de cette situation…. Mais pas Philippe Val, à qui la reconnaissance du méprisable ramassis de gauchistes que constituait à ses yeux le lectorat du journal suffisait de moins en moins – avant de finir par carrément l’insupporter. Son besoin de voir sa notoriété se traduire en surface médiatique devait le pousser d’abord à nouer un partenariat avec Libération, en convenant d’un échange d’encarts publicitaires entre les deux journaux. Pour justifier la chose aux yeux d’un lectorat très hostile à la publicité, il se livra à des contorsions rhétoriques dont la mauvaise foi fut impitoyablement disséquée par Arno sur Uzine («Charlie se fait cobrander», 10 janvier 2001).

Philippe Val, qui, par un hasard facétieux, venait justement d’être connecté à Internet, tomba sur l’article, et piqua une crise de rage dont ses collaborateurs se souviennent encore. Le mercredi suivant (17 janvier 2001), les lecteurs de Charlie purent découvrir un édito incendiaire intitulé: «Internet, la Kommandantur libérale», qui fut suivi d’un autre, tout aussi virulent, quinze jours plus tard. On y lisait notamment que, si Internet avait existé en 1942, «les résistants auraient tous été exterminés en six mois, et on pourrait multiplier par trois les victimes des camps de concentration et d'extermination». Il faut le savoir: contredire Philippe Val est aussi grave qu’envoyer un résistant en camp de concentration. Bien sûr, le «Kim Il-Sung de la rue de Turbigo», comme le surnomme aimablement PLPL, ne faisait nulle part mention de l’article d’Arno (il expliquait avoir choisi de traiter ce sujet cette semaine-là parce qu’on lui demandait souvent pourquoi Charlie n’avait pas de site!), et ne précisait pas que la seule forme de négationnisme à laquelle il avait été personnellement confronté dans ce repaire de nazis virtuel ne remettait en cause que son propre génie.

Flatter les plus bas instincts des masses
tout en se prenant pour Jean Moulin

S’étant peu à peu aliéné son lectorat d’origine, et ayant vu ses ventes baisser dangereusement, Charlie Hebdo en est désormais réduit, pour exister, à multiplier les coups de pub aussi lucratifs qu’insignifiants et à développer le «cobranding» tous azimuts. Après d’innombrables tentatives infructueuses pour créer un «buzz» médiatique autour du journal, comme en témoignaient semaine après semaine les titres d’un sensationnalisme maladroit étalés dans l’encart publicitaire de Libération, avec les caricatures danoises, enfin! ça a pris. Le créneau ultra-vendeur de l’islamophobie, sur lequel surfe déjà sans vergogne l’écrasante majorité des médias, permet de copiner avec les puissants et de flatter les plus bas instincts des masses tout en se prenant pour Jean Moulin: bref, c’est idéal. Sauf que, en s’y précipitant comme sur une aubaine, le journal achève sa lente dérive vers un marécage idéologique dont la fétidité chatouille de plus en plus les narines.

Dans son éditorial de ce fameux numéro publiant les caricatures danoises, Philippe Val écrit doctement que «le racisme s’exprime quand on rejette sur toute une communauté ce que l’on reproche à l’un des membres» (ce qui lui permet de conclure que «quand un dessinateur danois caricature Mahomet et que dans tout le Moyen-Orient, la chasse aux Danois est ouverte, on se retrouve face à un phénomène raciste comparable aux pogroms et aux ratonnades»). Or, «rejeter sur toute une communauté ce que l’on reproche à l’un des membres», c’est exactement ce que fait le dessin danois représentant Mahomet avec un turban en forme de bombe. Par une amère ironie du sort, Charlie Hebdo, ancien journal du combat antiraciste, a donc érigé en symbole de la liberté d’expression une caricature raciste. Dans le Monde diplomatique de ce mois, Alain Gresh cite le journaliste Martin Burcharth: «Nous, Danois, sommes devenus de plus en plus xénophobes. La publication des caricatures a peu de relations avec la volonté de voir émerger un débat sur l’autocensure et la liberté d’expression. Elle ne peut être comprise que dans le climat d’hostilité prégnante à tout ce qui est musulman chez nous.» Il précise aussi que le quotidien conservateur Jyllands-Posten, qui a fait paraître les caricatures de Mahomet, «avait refusé, il y a quelques années, de publier une caricature montrant le Christ, avec les épines de sa couronne transformées en bombes, s’attaquant à des cliniques pratiquant l’interruption volontaire de grossesse». Et c’est dans ce journal-là que Charlie Hebdo vient de publier la version anglaise de son «manifeste»!

Mais peu importe, car le créneau islamophobe a un autre avantage, qui, dans le cas de nos amis, s’avère particulièrement précieux: il est tellement en phase avec la bien-pensance majoritaire qu’il permet de raconter plein de conneries, ou de recourir au terrorisme intellectuel le plus éhonté, sans jamais être discrédité ou sérieusement contesté. S’il en allait autrement, Val pourrait-il affirmer par exemple à la télévision que, si on fait l’amalgame entre islam et terrorisme, c’est de la faute des terroristes islamistes – un peu comme si on rendait responsables du vieux cliché sur les juifs et l’argent, non pas les antisémites, mais les juifs riches?! Ou pourrait-il se féliciter, dans son édito, de ce que le dessin avec le turban en forme de bombe ne soit «pas très bon», car cela permet «d’exclure du débat sa valeur esthétique pour le recentrer sur la question de la liberté d’expression» – un sophisme qui, comme toutes ces pirouettes dont il est coutumier et dont il semble retirer une fierté sans bornes, est remarquablement débile? Sur ce dernier point, d’ailleurs, Caroline Fourest donne une version un peu différente de celle de son patron. Dans la page de publicité gratuite offerte par Libération (9 février 2006) à ce numéro spécial de Charlie, elle commentait: «On ne s’est pas lâché cette semaine. Le dessin qui nous a fait le plus rire n’est pas passé. C’était trop facile, gratuit et sans message derrière.» Parce que, derrière le turban en forme de bombe, il y a un «message»? Tiens donc! Et lequel? (Au passage, cet article de Libération était cosigné par Renaud Dély, qui est, ou en tout cas a été, chroniqueur politique à Charlie Hebdo sous un pseudonyme: le cobranding, ça marche!) Il semblerait qu’on rie beaucoup aux dépens des Arabes – pardon, des «intégristes» – à Charlie Hebdo en ce moment. Ça ne date d’ailleurs pas d’hier: il y a quelques années, quand Nagui était arrivé sur Canal Plus pour présenter Nulle part ailleurs, Cabu l’avait caricaturé en Une de Charlie Hebdo en chameau des publicités Camel. Canal Plus avait alors fait livrer par coursier à la rédaction un montage dans lequel, au-dessus de ce dessin, le titre «Charlie Hebdo» avait été remplacé par «National Hebdo».

«Esprit des Lumières»
ou bombe éclairante?

Le plus comique, c’est peut-être les tentatives désespérées de l’équipe pour nous faire croire que, malgré tout, elle reste de gauche. Dans son dernier opus, La tentation obscurantiste, consacré à l’épuration de la gauche telle qu’elle la rêve (168 pages avec que des listes de noms, un livre garanti sans l’ombre du début d’une idée dedans!), Caroline Fourest se désole parce que, dans un article, j’ai osé douter de sa légitimité à prétendre incarner la «vraie» gauche (par opposition à celle qui refuse de partager ses fantasmes d’invasion islamique). Outre le fait que la pensée qu’on a décrite plus haut, et que propage désormais Charlie, est une pensée d’acquiescement passionné à l’ordre du monde, ce qui n’est pas très «de gauche», nos vaillants éradicateurs devraient examiner d’un peu plus près le pedigree de leurs nouveaux amis. Caroline Fourest et Fiammetta Venner – elle aussi «journaliste» à Charlie – sont adulées par le Point et l’Express (lequel publie lui aussi le «manifeste»), deux titres, comme chacun sait, furieusement progressistes. Elles sont copines avec Ayaan Hirsi Ali, députée néerlandaises, amie de Théo Van Gogh intronisée en politique par le très libéral Frits Bolkestein, qui «fut le premier [aux Pays-Bas] à déclarer incompatibles, au début des années 1990, les valeurs des immigrés musulmans et celles de son pays» (lire l’article d’Alain Gresh, «Bernard Lewis et le gène de l’islam»); Ayaan Hirsi Ali a elle aussi signé le «manifeste». Fiammetta Venner ne voit aucun problème à donner une interview à un site répondant au doux nom de «Primo-Europe», créé par des «citoyens qui considèrent que l’information sur le Moyen Orient est, en Europe en général et en France en particulier, diffusée en fonction de préjugés manichéens où le commentaire l’emporte sur le fait», et sur lequel elle figure aux côtés d’un Alexandre Del Valle, par exemple. Mieux: comme l’a relevé PLPL, Venner et Fourest écrivent désormais aussi dans le Wall Street Journal, «organe de Bush, des néoconservateurs américains, de la droite religieuse et de Wall Street»; elles s’y alarment de l’«incapacité des immigrants arabes à s’intégrer» et de la «menace pour les démocraties occidentales» de les voir rejoindre des «cellules terroristes islamistes» (Fourest, Wall Street Journal, 2 février 2005). La tribune dont sont extraites ces lignes s’intitule «War on Eurabia», «Eurabia» étant l’un des termes de prédilection d’Oriana Fallaci (dont le livre avait d’ailleurs été encensé dans les colonnes de Charlie par Robert Misrahi).

Quant à Philippe Val, la même page de PLPL nous apprend qu’en août 2005, un hommage lui a été rendu dans un discours par un dirigeant du MNR de Bruno Mégret: «Les musulmans sentent bien la force de leur nombre, ont un sentiment très fort de leur appartenance à une même communauté et entendent nous imposer leurs valeurs. En ce moment, des signes montrent que nous ne sommes pas seuls à prendre conscience de ce problème. (…) J’ai eu la surprise de retrouver cette idée chez un éditorialiste qui est à l’opposé de ce que nous représentons, Philippe Val, de Charlie Hebdo, dans un numéro d’octobre 2004.» Commentaire perfide du mensuel: «Il y a dix ans, Philippe n’avait qu’une idée: interdire le Front national, dont Mégret était alors le numéro 2. Désormais, Val inspire certains des chefs du MNR.»

Enfin, cette semaine, dans Libération (2 mars 2006), Daniel Leconte vient d’offrir à ses amis une tribune d’une page intitulée «Merci Charlie Hebdo!». Le présentateur-producteur d’Arte (lire «Quand Arte dérape», le Courrier, 10 mai 2004) y rend hommage à ses confrères qui ont «refusé de céder à la peur», et se répand au passage en lamentations sur l’injustice dont la France a fait preuve à l’égard des Etats-Unis après le 11-Septembre, et sur les errements dont elle s’est rendue coupable lors de la guerre d’Irak, en les isolant devant le Conseil de sécurité de l’ONU et en «laissant entendre que, de victime, ils étaient devenus les fauteurs de troubles». On se demande effectivement où on a bien pu aller chercher une idée pareille. Il conclut en réclamant sans rire le prix Albert-Londres pour Charlie Hebdo, estimant que le journal a défendu un «esprit des Lumières» qu’il confond visiblement avec la lueur des bombes éclairantes de l’armée américaine. Cadeau un brin empoisonné que cette tribune. On commence par prétendre ne faire que critiquer la religion musulmane, opium de ces pouilleux d’Arabes, en se prévalant de son passé de bouffeurs de curés, et on finit intronisé journal néoconservateur par des faucons à oreillette! Mince, alors! Quelque chose a dû merder en chemin, mais quoi? Les voies de l’anticléricalisme sont parfois impénétrables.

Tu la sens, ma défense de la démocratie?

Leconte se félicite de ce que Charlie ait témoigné de ce que «la France n’est pas seulement cet assemblage de volontés molles». Déjà, la déclaration de Philippe Val selon laquelle la rédaction de Charlie, dans son choix des caricatures qu’elle allait publier, avait «écarté tout ce qui était mou de la bite», avait mis la puce à l’oreille du blogueur Bernard Lallement: «Toute la tragédie est là. Faire, comme du Viagra, de l’islamophobie un remède à son impuissance, expose aux mêmes effets secondaires indésirables: les troubles de la vue; sauf, bien sûr, pour le tiroir caisse.» La volonté agressive d’en découdre, de «ne pas se dégonfler», suinte de partout dans cette affaire. Val affirme que ne pas publier les dessins serait aller à «Munich» – comme le faisait déjà Alain Finkielkraut, dont il partage la paranoïa identitaire, lors des premières affaires de voile à l’école. On n’est pas dans la défense des grands principes, mais dans cette logique d’escalade haineuse et guerrière, «œil pour œil dent pour dent», qui constitue le préalable indispensable de tous les passages à l’acte, et les légitime par avance. Tout le monde, d’ailleurs, fait spontanément le rapprochement entre les dessins danois et certains feuilletons antisémites diffusés par des chaînes arabes, admettant ainsi implicitement qu’ils sont de même nature. Le journal allemand Die Welt a par exemple publié les caricatures en les assortissant de ce commentaire: «Nous attacherions plus d’importance aux critiques musulmanes si elles n’étaient pas aussi hypocrites. Les imams n’ont rien dit quand la télévision syrienne, à une heure de grande écoute, a présenté des rabbins comme étant des cannibales buveurs de sang.»

Une telle attitude dénote en tout cas une mentalité à des années-lumière de la sagesse philosophique dont voudrait par ailleurs se parer le Bourgeois gentilhomme du marigot médiatique parisien. Répéter toutes les deux phrases, d’un air sinistre et pénétré, le mot magique de «démocratie», suffit peut-être à Philippe Val pour se faire adouber par ses compères éditorialistes, mais, pour prétendre au statut de penseur, il faudrait peut-être commencer par envisager le monde d’une manière un peu moins… caricaturale. En témoigne le tableau grotesque qu’il nous brosse du Danemark, merveilleuse démocratie peuplée de grands blonds aux yeux bleus qui achètent un tas de livres, ont une super protection sociale et ont refusé de livrer leurs ressortissants juifs aux nazis, tandis que le monde musulman se réduirait à un grouillement de masses incultes et fanatiques qui n’ont même pas la carte Vitale. Peu importe si par ailleurs la presse regorge d’articles sur la prospérité du racisme et l’actuelle montée de l’extrême droite au Danemark (bah, si on a sauvé des juifs pendant la guerre, on a bien le droit de ratonner un peu et de profaner quelques tombes musulmanes soixante plus tard, tout ça n’est pas bien méchant!). Et si on nous rappelle ici et là que le Danemark est un pays où l’Eglise n’est pas séparée de l’Etat: «Il existe une religion d’Etat, le protestantisme luthérien, les prêtres sont des fonctionnaires, les cours de christianisme sont obligatoires à l’école, etc.» (Alain Gresh dans le Diplo de ce mois.)

Mais notre va-t-en guerre des civilisations ne s’encombre pas de tels détails. Lors de l’éclatement de la seconde Intifada, déjà, il avait décrété que Charlie devait défendre la politique israélienne, parce qu’Israël était une démocratie et parce que tous les philosophes importants de l’Histoire étaient juifs, tandis que son équipe effarée – il faut dire que sa composition était alors assez différente – tentait d’évaluer en un rapide calcul le nombre d’erreurs grossières, de raccourcis vertigineux et de simplifications imbéciles qu’il était ainsi capable d’opérer dans la même phrase. Pour ma part, abasourdie de devoir en arriver là, je m’étais évertuée à le persuader qu’il existait aussi des «lettrés» dans le monde arabe; je m’étais heurtée à un mur de scepticisme réprobateur. Prôner la supériorité de sa propre civilisation, et faire preuve, par là même, d’une vulgarité et d’une inculture assez peu dignes de l’image qu’on veut en donner: c’est le paradoxe qu’on avait déjà relevé chez Oriana Fallaci, qui écrivait dans La rage et l’orgueil: «Derrière notre civilisation il y a Homère, il y a Socrate, il y a Platon, il y a Aristote, il y a Phidias. (…) Alors que derrière l’autre culture, la culture des barbus avec la tunique et le turban, qu’est-ce qu’on trouve?…» Eh bien, je ne sais pas, moi… Ça, par exemple…?

Comme on le disait à l’époque, en voilà, un argument hautement «civilisé»: «Dans ma culture il y a plein de génies alors que chez toi il n’y a que des idiots, nana-nè-reu!» Les civilisations n’ont rien à s’envier les unes aux autres, ni du point de vue des connaissances, ni de celui des valeurs. «Tenter de vendre les droits de l’homme comme une contribution de l’Occident au reste du monde, écrivait le prix Nobel d’économie Amartya Sen, n’est pas seulement historiquement superficiel et culturellement chauvin, c’est également contre-productif. Cela produit une aliénation artificielle, qui n’est pas justifiée et n’incite pas à une meilleure compréhension entre les uns et les autres. Les idées fondamentales qui sous-tendent les droits de l’homme sont apparues sous une forme ou une autre dans différentes cultures. Elles constituent des matériaux solides et positifs pour étayer l’histoire et la tradition de toute grande civilisation.» Non seulement le discours des Val et des Fallaci témoigne d’une méconnaissance crasse des autres cultures, mais il néglige aussi le fait que, comme n’a eu de cesse de le rappeler un Edward Saïd, aucune civilisation n’a connu un développement étanche, et toutes se sont constituées par des apports mutuels incessants, rendant absolument vain ce genre de concours aux points.

Défendre la démocratie,
ne serait-ce pas plutôt
refuser la logique du bouc émissaire,
si utile aux démagogues
qui veulent la subvertir à leur profit?

Par les temps qui courent, raisonner à partir de telles approximations, en se contentant de manier des clichés sans jamais interroger leur adéquation au réel, peut s’avérer rien moins que meurtrier. Il est stupéfiant que, dans un «débat» comme celui suscité par les caricatures danoises, tout le monde pérore en faisant complètement abstraction du contexte dans lequel il se déroule: un contexte dans lequel un certain nombre d’instances de par le monde tentent de dresser les populations les unes contre les autres en les persuadant que «ceux d’en face» veulent les anéantir. En Occident, ces instances sont celles qui tentent de faire du musulman le bouc émissaire de tous les maux de la société, la nouvelle menace permettant d’opérer une utile diversion. Dès lors, de deux choses l’une: soit on adhère à cette vision, et alors on assume sa participation active à cette construction, avec les responsabilités que cela implique; soit on la récuse, et on estime que la nécessité de l’enrayer – ou d’essayer de l’enrayer – commande d’observer la plus grande prudence. Laquelle prudence ne signifie pas qu’on est «mou de la bite», mais plutôt qu’on a peu de goût pour les stigmatisations déshumanisantes, sachant à quoi elles peuvent mener. Le courage ne commanderait-il pas plutôt de résister aux préjugés majoritaires, et la véritable défense de la démocratie, de refuser cette logique du bouc émissaire si utile aux démagogues qui veulent la subvertir à leur profit? Ce qui est sûr, c’est qu’en aucun cas on ne peut se dédouaner en écrivant, comme le fait Philippe Val, que «si la Troisième Guerre mondiale devait éclater, elle éclaterait de toute façon», et que «l’amalgame entre racisme et critique de la religion est à peu près aussi cohérent que l’était, à l’époque de Franco, l’amalgame entre critique du fascisme et racisme anti-ibérique»: voilà vraiment ce qui s’appelle jouer au con.

En décembre dernier, toujours pour essayer de faire parler du journal, les caricaturistes de Charlie Hebdo avaient postulé par dérision à la succession de Jacques Faizant. Qu’ils se rassurent, ils ont toutes leurs chances: en matière d’ethnocentrisme rance, ils n’ont déjà plus rien à envier au défunt dessinateur du Figaro. Ils ont seulement un peu modernisé le trait… [Mona Chollet]
Lire aussi l'article d'Olivier Cyran dans CQFD, «L'opinion du patron».
A propos du travers consistant à ne voir que le préjudice causé par les opprimés, et jamais celui qu'ils subissent, lire, sur ce site, «Ota Benga le Palestinien».


18:43 Écrit par eric blair | Lien permanent | Commentaires (72) |  Facebook |

Commentaires

petit ajout... La plupart des auteurs des articles consacrés à l’islam ou des éditorialistes se focalisant sur ce sujet se défendent de pratiquer un amalgame entre islamisme et islam ou affirment ne pratiquer qu’une critique légitime d’une religion. Notre intention n’est pas de défendre une religion ou de restreindre sa critique, nous observons simplement que nombre d’entre eux instrumentalisent la critique de l’islam pour en faire un moyen déguisé, et légal, d’appeler à la haine et à la discrimination à l’encontre d’une population.

Écrit par : quaeps | 10/03/2006

quaeps belle petite phrase bien vide et qui permet tous les échappatoires (bref c'est tout toi) .

Écrit par : jean | 10/03/2006

jean je sais, c'est difficile pour toi, mais rassures-toi, ça touche à sa fin...

Écrit par : quaeps | 10/03/2006

quaeps blabla

Écrit par : jean | 10/03/2006

ça y est , il est dépucelé ! Dieudonné a été condamné pour propos antisémites
LEMONDE.FR | 10.03.06 | 14h58 • Mis à jour le 10.03.06 | 15h42
Découvrez les dépêches vidéo des agences AFP et Reuters, en français et en anglais.
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"humoriste Dieudonné M'Bala M'Bala a été reconnu coupable d'"incitation à la haine raciale", vendredi 10 mars. Le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné à 5 000 euros d'amende pour des propos antisémites tenus dans une interview au Journal du dimanche en février 2004.

Le tribunal l'a également condamné à publier le jugement dans quatre journaux : Le Journal du dimanche, Le Monde, Le Figaro et Libération.



Il devra aussi verser 1 euro symbolique de dommages et intérêts à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), à l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), au Consistoire israélite de France, à Avocats sans frontières et à SOS-Racisme, associations parties civiles.

Dans l'édition du 8 février 2004, Dieudonné avait déclaré : "'Sale nègre, les juifs auront ta peau', voilà le genre de slogans que j'ai entendus. Ce sont tous ces négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui l'action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d'Ariel Sharon."
"Ceux qui m'attaquent ont fondé des empires et des fortunes sur la traite des Noirs et l'esclavage", ajoutait Dieudonné, qui s'exprimait après des incidents survenus lors d'un de ses spectacles à Lyon, au cours duquel des manifestants d'organisations juives l'avaient pris à partie.


Lors de l'audience de fond le 27 janvier, Dieudonné M'Bala M'Bala, candidat à la présidentielle de 2007, s'était défendu d'avoir voulu assimilé "juifs" et "négriers", expliquant qu'il faisait référence au soutien "indéfectible" qu'Israël avait pu apporter au régime d'apartheid en Afrique du Sud, "qui opprimait les Noirs".


Écrit par : jean | 10/03/2006

non, juste décoré... Erosion de la liberté d’expression
Par Robert Fisk

Il ne s’agissait pas de la bonne sorte de courage, et elle [= Rachel Corrie] ne défendait pas la liberté de gens convenables.
Vous devez vous battre. C’est la seule conclusion que je puisse tirer, confronté à l’érosion redoublée de notre liberté de débattre de la question du Moyen-Orient.
L’exemple le plus récent – et aussi le plus honteux – est la lâche décision du New York Theatre Workshop d’annuler la splendide production, par le Royal Court, de la pièce Mon Nom est Rachel Corrie.

Il s’agit de l’histoire – écrite par elle-même : ce sont ses mots, ce sont ses courriers électroniques – de cette courageuse jeune Américaine qui était allée à Gaza pour protéger des Palestiniens innocents et qui se tint debout, seule, face à un bulldozer israélien, essayant d’empêcher son conducteur de détruire une maison palestinienne.

Le bulldozer lui est passé sur le corps, après quoi il a fait marche arrière pour l’écraser une deuxième fois.
“J’ai le dos brisé”, eut-elle le temps de dire, avant de mourir.


Bien qu’héroïne américaine, Rachel n’a reçu aucun bon point de la part de l’administration Bush, qui ne cesse pourtant pas une minute de faire tout un tapage autour de la liberté à reconquérir contre l’oppression.
Le courage de Rachel n’était pas de bon aloi, et elle défendait la liberté du mauvais peuple.

Mais quand j’ai lu que James Nicola, le soi-disant “directeur artistique” du New York Theater Workshop – il ne faut surtout pas oublier les guillemets, quand on cite son titre usurpé – avait décidé d’ “ajourner” la pièce “sine die”, au motif (ami lecteur, respirez un bon coup) que “notre planning de pré-production et nos conversations et nos débats, dans nos diverses communautés (sic) new-yorkaises, ce que nous avons entendu dire, c’est qu’avec la maladie de Sharon et l’élection du Hamas… nous étions confrontés à une situation extrêmement délicate”, je ne savais plus si je devais éclater de rire, ou bien pleurer…



Bon. Allons-y : regardons en face cette couillonnade.

Là-bas, aux antipodes, en Australie, mon vieux pote Antony Loewenstein, journaliste et universitaire, traverse une période tout aussi lamentable.

Il vient de terminer un ouvrage critique sur le conflit israélo-palestinien pour les Editions de l’Université de Melbourne, et les communautés juives australiennes essaient de le censurer avant même sa publication, en août prochain.

L’année dernière, le député travailliste fédéral Michael Danby, qui est juif, comme Loewenstein, a écrit à l’agence Australian Jewish News pour exiger que les éditeurs de Loewenstein “laissent tomber carrément ce projet dégoûtant”. Le livre, disait-il, aurait été une “offense pour la respectable communauté juive australienne.”



Et voilà que le très puissant Bureau des Députés juifs de l’Etat des Galles du Sud vient de faire pression contre Loewenstein et que des manœuvres sont en cours afin de l’évincer de son poste au bureau du Centre pour les Etudes Moyen-Orientales et Nord-Africaines de l’Université Macquarie.

S’agit-il là d’un petit exemple de piraterie pro-israélienne ?

Non, hélas ! J’ai reçu la semaine dernière une lettre d’une israélo-américaine, Barbara Goldscheider, dont le roman “Naqba : La Catastrophe / Le conflit palestino-israélien” vient d’être publié.

Elle a été attaqué, m’expliquait-elle, “simplement pour avoir choisi un titre arabe pour mon roman sur le conflit… Mon beau-frère a rompu toute relation avec moi, avant même d’avoir lu mon livre… J’ai reçu un coup de fil d’un “ami” hors de lui, appartenant à la congrégation des juifs “orthodoxes” de Bangor (dans l’Etat du Maine), qui m’a hurlé : “Mais vous ne savez donc pas que les Arabes veulent détruire Israël ?”

Une conférence consacrée à son nouveau roman, prévue le mois passé dans une synagogue conservatrice avait été annulée “en raison du scandale soulevé par le roman”.
Un professeur de Boston compatissant a écrit à Mme Goldscheider, et il lui a donné ce que je considère un sacré bon conseil : “Il y a une campagne vicieuse contre vous”, disait-il dans sa lettre ; “N’abdiquez pas !”


Mais que faire quand un éditeur -ou un “directeur artistique” – lui, capitule ?
J’ai connu ça, personnellement, il n’y a pas si longtemps, quand la Société d’Histoire Militaire Irlandaise avait demandé l’autorisation de republier un article que j’avais publié quelques années auparavant sur une bataille entre le bataillon de l’Onu envoyé par l’Irlande au Sud Liban et la brutale milice libanaise supplétive d’Israël, l’ainsi dite “Armée du Sud-Liban”, dont le commandant psychotique était un général d’armée libanais stipendié, un certain Saad Haddad.


Dans cet article, j’expliquais de quelle manière un major israélien, un certain Haim, extorquait de l’argent des habitants du village de Haris, au Sud-Liban, et j’indiquait aussi le nom de code d’un agent israélien – “Abu Shawki” – qui était présent lors de l’assassinat de deux soldats irlandais.

J’avais déjà publié ces informations à plusieurs reprises, tant dans mon propre journal que dans mon ouvrage antérieur consacré à la guerre du Liban, Pity the Nation.

Il y a plus de dix ans que le major Haddad est décédé, d’un cancer. J’ai effectivement rencontré ce Haim au début des années 1980 tandis qu’il sortait d’une réunion avec le maire du village de Haris, duquel il exigeait de l’argent afin de payer les cruels miliciens d’Israël – l’Onu était présente également, et elle avait enregistré ses menaces – tandis que “Abu Shawki”, que la police irlandaise aimerait bien interroger, a tenté par la suite de m’arrêter, à Tyre – et m’a immédiatement libéré, quand je lui ai dit que je savais qu’il avait assisté à l’assassinat des deux soldats irlandais.


Par conséquent, qu’étais-je censé faire, quand j’ai reçu la lettre ci-après, de l’ex-brigadier général Patrick Purcell, de l’armée irlandaise ?
“Malheureusement, nous avons été contraints à retirer (votre) article, à la suite d’une lettre reçue par notre éditeur, les Presse Universitaires Irlandaises. Il ressort clairement de notre contrat que notre société serait responsable, en cas d’attaque en diffamation.”

La lettre jointe, de l’éditeur Frank Cass, l’informait que son avocat l’avait “mis en garde” contre le fait que j’avais qualifié Haddad de “psychotique”, que j’avais nommé le major israélien qui procédait au chantage, ainsi que l’agent israélien présent lors des deux assassinats [de soldats irlandais, ndt].

Il est intéressant de constater que l’avocat de M. Cass pense possible de diffamer un homme (Haddad) qui est mort depuis plus de dix ans, et encore plus intéressant qu’il puisse imaginer que le fait de publier un nom de code militaire contraindrait nécessairement ce salaud à exposer sa véritable identité devant un tribunal.

Quant au major Haim, il demeure, dans les fichiers de l’Onu, celui qui a essayé – et apparemment, il a réussi – de contraindre la population du Sud Liban de cracher le fric nécessaire pour payer ses propres oppresseurs.


La morale de tout ceci ? Eh bien, à l’évidence, n’envoyez pas d’articles à la Société d’Histoire Militaire Irlandaise.
Mais plus encore, permettez-moi de rappeler ce que j’écrivais dans ce même journal, voici tout juste six ans, à savoir que “le degré des abus et carrément des menaces directes adressées à quiconque… ose critiquer Israël… est en train de prendre, très rapidement, des proportions maccarthystes. La tentative de contraindre les médias à obéir aux diktats d’Israël est… mondiale”.

Aujourd’hui, je n’aurais qu’une seule chose à ajouter : “… et elle ne fait que croître”.

© 2006 Independent News and Media Limited

Écrit par : quaeps | 20/03/2006

quaeps je ne vois pas le rapport avec Dieudo, mais toi bien donc c'est bien mon tout petit .
Pour Dieudo, je te signale que ce jugement ne change pas d'un iota le fait que je ne le considère pas comme un antisémite . J'ai posté le commentaire car il met enfin un terme à l'argument imbécile "la preuve c'est qu'il n'a jamais été condamné" utilisé par des débiles mentaux .

Écrit par : jean | 21/03/2006

jean c'est normal, tu ne vois JAMAIS le rapport....pourtant évident...
que tu ne le considères PLUS comme antisémite, la première discusion que nous avons eu à son sujet chez mon frère(concernant son emploi présumé de "pornographie mémorielle" pour qualifier la shoah, j'ai d'ailleurs du t'expliquer qu'il parlait de "l'exploitation médiatique de la shoah" et non de la shoah...) était pour le moins équivoque...comme d'hab...
ce n'est pas un argument débile, c'est une preuve factuelle qui démontre très bien le deux poids deux mesures que les médias ont appliqué à son encontre....

Écrit par : quaeps | 21/03/2006

quaeps sauf que cet argument hautement débile (et qui a toujours été débile) n'existe plus (et donc n'avait pas à être brandi comme l'étendard de la vertu alors qu'il n'était que celui de l'imbécilité) .

Écrit par : jean | 21/03/2006

jean argument IRREFUTABLE, il était CONSTAMENT qualifié d'antisémite dans les médias, alors que d'autres, condamnés pour racisme, bénéficiaient du traitement de faveur habituel...tu feins de comprendre, comme d'hab...
le fait quel'argument n'existe plus ne change RIEN au traitement médiatique de dieudonné...avant ou après...idem...

Écrit par : quaeps | 21/03/2006

quaeps argument à la con, car ce n'est pas le jugement de relaxe ou de condamnation qui le fait plus ou moins raciste ou antisémite, ce sont ses propos qui sont importants (en fait ils sont juste très cons, pas racistes) .
Je me demande si les gens qui hurlaient comme des veaux "la preuve qu'il n'est pas raciste, il est relaxé" vont beugler aussi fort "la preuve qu'il est raciste, il est condamné" ! J'attends...

Écrit par : jean | 21/03/2006

jean rien compris, comme d'hab...je parle du traitement médiatique, depuis le début, et toi tu nages, comme d'hab...

Écrit par : quaeps | 22/03/2006

quaeps non, toi tu mélanges tout (c'est moi qui ai lancé le sujet) . Je parle d'un argument imbécile (le traitement médiatique est un autre sujet) et toi tu fais toute une compote de biles autour pour mettre un peu de brouillard .

Écrit par : jean | 22/03/2006

jean je ne mélange rien, comme d'habitude je recentre le débat vers l'essentiel, et toi tu nages...et tu coules...comme d'hab...

Écrit par : quaeps | 23/03/2006

quaeps je parle d'un argument débile pour la défense de Dieudo , et tu postes un article de Fisk et tu appelles ça recentrer le débat...Rien à ajouter .

Écrit par : jean | 23/03/2006

jean « L’an dernier j’étais encore un peu prétentieux, cette année je suis parfait. »

Écrit par : quaeps | 27/03/2006

quaeps heureusement que tu es là pour avoir autant d'estime de toi .

Écrit par : jean | 27/03/2006

quaeps : un ami à toi Egyptian Experts on Islamic Religious Law Debate Female Circumcision

Following are excerpts from a debate on female circumcision in Egypt. Al-Azhar University lecturer Dr. Muhammad Wahdan and lecturer on Islamic religious law Dr. Malika Zarrar participated in the debate, which aired on the Kuwaiti Al-Rai TV on March 28, 2006.

Dr. Muhammad Wahdan: Ibn Al-Qayyem recounts that when Hagar married Abraham and got pregnant, Sara was very jealous of her. Because of her jealousy, she swore by Allah that she would cut off three of Hagar's body parts. Abraham was afraid that she would cut off Hagar's nose or ears, so he instructed her to pierce Hagar's ears and to circumcise her. This was the beginning of female circumcision in history.

[...]

Dr. Malika Zarrar: I am not talking about the intellectuals or the elite. I am talking to you about reality as it is, about the people who live in cemeteries, about the reality in which I great up and lived. I am talking about what happens in South Egypt, about the Nuba, about the peasants, and so on. I speak about a reality I am experiencing, along with every woman who has been subjected to the painful and public violation of her honor.

[...]

I consider this to be a crime, in terms of both religious and civil law. I condemn whoever tries to defend this.

[...]

Dr. Muhammad Wahdan: Dr. Zarrar rejects female circumcision altogether, but I claim that it existed among the Arabs in ancient times, and even among the righteous caliphs. There are many references to this.

So what caused the confusion? It's the result of some wrong actions...

Interviewer: What wrong actions?

Dr. Muhammad Wahdan: For example, taking my daughter to a local practitioner, who is not a professional, yet she cuts off the girl's thing. I am saying to all the people who are watching that I am against the pharaonic circumcision, which is still practiced in Egypt. I'm totally against it. It's forbidden.

I'm against the complete removal of the clitoris. I'm totally against this, because it is forbidden and does not please Allah.

[...]

The caliph Omar bin Al-Khattab said to the circumciser: "When you perform khifadh circumcision - leave a part of it." This proves it was prevalent among the Arabs in the days of Omar.

[...]

Khifadh circumcision is not meant for all girls, only for some.

Interviewer: Which girls?

Dr. Muhammad Wahdan: I will tell you which girls. A girl phoned me once - A woman called me - there is no shame in asking questions about religion... A girl called me and said: When I take the Metro, wearing tight jeans... The Metro in Egypt jolts about like this... She said: I get really aroused. What should I do?

Dr. Malika Zarrar: God help her....

Dr. Muhammad Wahdan: I asked a doctor, I'm telling you what happened... I asked a doctor, who told me this girl's clitoris was very high, and that a small part of it must be cut off.

[...]

We must take all girls to a Muslim doctor who specializes in this, who will determine whether she needs a khifadh circumcision or not. If a girl needs a khifadh, we should perform it, and if a girl does not need it, we should not.

Am I supposed to deny one of the rites of Islam and the laws of Allah?

[...]

Dr. Malika Zarrar: The Prophet Muhammad had four daughters. Did you ever hear any claim that he circumcised any of them?

[...]

Dr. Muhammad Wahdan: The Islamic research center at Al-Azhar University held a meeting on November 14, 1994 - I have the decision with me, if you want to copy it... It says: Regarding female circumcision - After CNN aired a report about and Egyptian girl, who was brutally circumcised... This is the repot that brought the issue to public attention, because the West wants to impose its culture and philosophy on us...

Dr. Malika Zarrar: Circumcision is always brutal.

Dr. Muhammad Wahdan: The research center, the highest religious authority in the Islamic world, concluded that "female circumcision, khifadh circumcision, is legal in Islam, and must not be forbidden or regarded as a crime."

[...]

Interviewer: How come there are religious sheiks who do not circumcise their daughters?

Dr. Muhammad Wahdan: Who told you this?

Interviewer: Do you have daughters?

Dr. Muhammad Wahdan: I don't have any daughters. I wish I did.

Dr. Malika Zarrar: It's a good thing you don't!

Dr. Muhammad Wahdan: If I had a daughter, I would circumcise her.

Interviewer: Do you have sisters?

Dr. Muhammad Wahdan: Yes, I do.

Interviewer: Have they been circumcised?

Dr. Muhammad Wahdan: Let me tell you what we did. We took my young sisters to a specialist doctor, who said that one needed a circumcision and the other didn't. We performed the khifadh circumcision on the one who needed it, and we did not perform it on the one who didn't need it.

[...]

Dr. Malika Zarrar: We must declare war on Saudi Arabia. We must pick up a sword and fight them, because this is not practiced in Saudi Arabia or in the Gulf countries.

[...]

It has been scientifically proven that all whores have been circumcised.

[...]

Dr. Muhammad Wahdan: In 2001, the Center for Population Research at Al-Azahar University conducted research about the chastity of Egyptian girls and the unity of the Egyptian family. They took a representative sample of Egyptian society. The determined several factors for the chastity of Egyptian girls.

The first is the khifadh circumcision of the girls. The second factor is modesty, the third is the mother's monitoring of the daughter's behavior, and finally, the observance of prayer.

[...]

Interviewer: Is the girl asked whether she wants to be circumcised or not?

Dr. Muhammad Wahdan: No. We ask the doctor, who makes the decision.

Dr. Malika Zarrar: God help us.

Interviewer: So what about the girl's opinion?

Dr. Muhammad Wahdan: What do you mean?

Interviewer: What if she says: I don't want to be circumcised. What happens then?

Dr. Muhammad Wahdan: If a girl says she doesn't want it, she's free. No problem.

Interviewer: Is this what happens in reality?

Dr. Muhammad Wahdan: I have no relation to reality. I am talking about how things should be.

Interviewer: You are a religious sheik, from Al-Azahar University. You cannot say you have no relation to reality.

Dr. Muhammad Wahdan: Reality is a mistake, we must rectify it.

[...]

In Egypt we have four and a half million spinsters. The definition of a spinster is a woman who has reached 30, without ever receiving a marriage proposal. We have a spinster problem in the Arab world, and the last thing we want is for them to be sexually aroused. Circumcision of the girls who need it makes them chaste, dignified, and pure.

Écrit par : jean | 02/04/2006

quaeps : encore une que tu vas détester Arab-American Psychiatrist Wafa Sultan: There is No Clash of Civilizations but a Clash between the Mentality of the Middle Ages and That of the 21st Century

Following are excerpts from an interview with Arab-American psychiatrist Wafa Sultan. The interview was aired on Al-Jazeera TV on February 21, 2006

.
Wafa Sultan: The clash we are witnessing around the world is not a clash of religions, or a clash of civilizations. It is a clash between two opposites, between two eras. It is a clash between a mentality that belongs to the Middle Ages and another mentality that belongs to the 21st century. It is a clash between civilization and backwardness, between the civilized and the primitive, between barbarity and rationality. It is a clash between freedom and oppression, between democracy and dictatorship. It is a clash between human rights, on the one hand, and the violation of these rights, on other hand. It is a clash between those who treat women like beasts, and those who treat them like human beings. What we see today is not a clash of civilizations. Civilizations do not clash, but compete.

[...]

Host: I understand from your words that what is happening today is a clash between the culture of the West, and the backwardness and ignorance of the Muslims?

Wafa Sultan: Yes, that is what I mean.

[...]

Host: Who came up with the concept of a clash of civilizations? Was it not Samuel Huntington? It was not Bin Laden. I would like to discuss this issue, if you don't mind...

Wafa Sultan: The Muslims are the ones who began using this expression. The Muslims are the ones who began the clash of civilizations. The Prophet of Islam said: "I was ordered to fight the people until they believe in Allah and His Messenger." When the Muslims divided the people into Muslims and non-Muslims, and called to fight the others until they believe in what they themselves believe, they started this clash, and began this war. In order to start this war, they must reexamine their Islamic books and curricula, which are full of calls for takfir and fighting the infidels.

My colleague has said that he never offends other people's beliefs. What civilization on the face of this earth allows him to call other people by names that they did not choose for themselves? Once, he calls them Ahl Al-Dhimma, another time he calls them the "People of the Book," and yet another time he compares them to apes and pigs, or he calls the Christians "those who incur Allah's wrath." Who told you that they are "People of the Book"? They are not the People of the Book, they are people of many books. All the useful scientific books that you have today are theirs, the fruit of their free and creative thinking. What gives you the right to call them "those who incur Allah's wrath," or "those who have gone astray," and then come here and say that your religion commands you to refrain from offending the beliefs of others?

I am not a Christian, a Muslim, or a Jew. I am a secular human being. I do not believe in the supernatural, but I respect others' right to believe in it.

Dr. Ibrahim Al-Khouli: Are you a heretic?

Wafa Sultan: You can say whatever you like. I am a secular human being who does not believe in the supernatural...

Dr. Ibrahim Al-Khouli: If you are a heretic, there is no point in rebuking you, since you have blasphemed against Islam, the Prophet, and the Koran...

Wafa Sultan: These are personal matters that do not concern you.

[...]

Wafa Sultan: Brother, you can believe in stones, as long as you don't throw them at me. You are free to worship whoever you want, but other people's beliefs are not your concern, whether they believe that the Messiah is God, son of Mary, or that Satan is God, son of Mary. Let people have their beliefs.

[...]

Wafa Sultan: The Jews have come from the tragedy (of the Holocaust), and forced the world to respect them, with their knowledge, not with their terror, with their work, not their crying and yelling. Humanity owes most of the discoveries and science of the 19th and 20th centuries to Jewish scientists. 15 million people, scattered throughout the world, united and won their rights through work and knowledge. We have not seen a single Jew blow himself up in a German restaurant. We have not seen a single Jew destroy a church. We have not seen a single Jew protest by killing people. The Muslims have turned three Buddha statues into rubble. We have not seen a single Buddhist burn down a Mosque, kill a Muslim, or burn down an embassy. Only the Muslims defend their beliefs by burning down churches, killing people, and destroying embassies. This path will not yield any results. The Muslims must ask themselves what they can do for humankind, before they demand that humankind respect them.

Écrit par : jean | 02/04/2006

quaeps juste pour info , tu m'as parlé de 0,3% ; voilà ce que j'ai trouvé (même si sur le fond , ça ne change strictement rien, j'espère simplement que ça te fait perdre ton pari avec Annick :-) )
Mesurés à partir du Casier judiciaire national, les taux de récidive des condamnés pour viol varient entre 2,5% et 4% selon l'année étudiée. En matière de récidive sexuelle aggravée, entre 1,5% et 2,5% des condamnés pour attentat à la pudeur ont été arrêtés et jugés pour un viol dans les années suivantes.

La récidive d'attentat à la pudeur est plus fréquente : de 8,5% à 10% des condamnés pour attentat à la pudeur ont été jugés une deuxième fois après avoir commis une nouvelle infraction du même type.

Près de la moitié des récidivistes de viol ont réitéré dans l'année suivant leur libération. Enfin, quelle que soit la nature de la récidive, celle-ci est plus fréquente pour les condamnés à de lourdes peines.


Ministère de la Justice
Sous-direction de la Statistique, des Etudes et de la Documentation
247, rue Saint-Honoré -75001 PARIS

Écrit par : jean | 04/07/2006

les chiffres que j'avais trouvé à l'époque, moins de 2 %... a également rappelé que, selon les informations figurant dans une étude publiée par le ministère de la Justice en août 2003, le taux de récidive des personnes condamnées pour délit en 2001 s'établissait à 31,3 %, de 31,7 % sur cinq ans après une condamnation pour un délit et de 4,7 % sur la période 1984-2001 suite à une condamnation pour crime.

La récidive des condamnés pour crime est donc rare et pour récidive criminelle (par exemple, un nouvel homicide volontaire) l'est encore plus. On l'estime à moins de 1 %. Le taux de récidive est de 1,8 % chez les condamnés pour viol et de 42 % chez les condamnés pour vol ou recel.

Écrit par : quaeps | 10/07/2006

quaeps note que heureusement que c'est comme ça, imagine le contraire et on n'est pas dans la semoule de blé mou tiens !

Écrit par : jean | 10/07/2006

vacances il fait TRES beau, la plage est SUPERBE, il y a des vagues et les filles ADORES....
hotel un peu groseille, bouffe pas terrible, mais raisonnable, les petites mangent bien, annick, moyen et christian....

on pense tres fort a vous, enfin un peu quoi...
on vous donnera des nouvelles par le net, donc ICI, le plus souvent possible, mais il n' y a qu'un ordinateur et plein de jeunes cons, donc, ca ne va pas etre facile...
on va a a la plage...tchao...

Écrit par : christian et annick | 20/08/2006

quaeps c'est bon, tu es dans ton hotel !!! :-)

amusez-vous bien .

Écrit par : jean | 21/08/2006

chere mamy et nanou, je pense tres fort a vous, je ne vous oublies pas....
nous allons a la plage, les vagues sont tres belles, on a vu plein de poissons avec le masque, je mange tres bien.

gros bisous...

Écrit par : laura | 21/08/2006

chere mamy et nanou, je sais nager avec le tuba et le masque, je vois plein de poissons...
j'ai jete mes bracelets porte bonheur dans la mer, et j'en ai rachete un nouveau...
gros bisous...

Écrit par : emma | 21/08/2006

chere mere, j'espere que tu vas bien, ainsi que mes freres, reposes-toi bien.
je mange un peu mieux, de toute facon, a partir d'aujourd'hui, c'est restos un jour sur deux...
tchaoooooooooooo...

Écrit par : christian | 21/08/2006

chere mamy, l hotel finalement est qaund meme pas mal ... on y est pas beaucoup de toute facon, par contre la station et la plage sont vraiment superbes. Pour moi c est ca le paradis. Les filles sont formidables comme d'habitude. On a eu le premier repas correct depuis le debut du sejour. Ceci dit les filles trouvent toujours de quoi manger et laura trouve meme cela tres bon.
J'espere que tout va bien chez vous ?
Vous pouvez nous repondre et nous poser des questions, on se fera un plaisir de vous communiquer nos petites histoires quotidiennes.
On vous fait plein de bisous

PS. Pour poster un commentaire, il suffit de descendre en bas de cette page.

Écrit par : annick | 21/08/2006

il pleut ;) (mam)

ici il pleut..... rien n'a changé
on vient de manger une pizza maison... Delicious...vincent examen mercredi on croise les bras
tout va bene
ravie que hôtel groseilllllles finalement pastrop mal
pas de coup de soleil???
Gros bisous (mille) à mes petites puces adorées et à la grande puce....
biz à christ. également profitez un max...

(vins)

Slt, on chat en vacances comme je peux le constater!!! attention sa commence comme sa et on fini ... Bisous au ptites.
Au faites vous vous etes fait des copain "groseille"? (mum)

++

Écrit par : vins et mam | 21/08/2006

aux4 annick n'oublie pas de te protéger

Écrit par : thierry | 22/08/2006

aux 4 fantastiques oublie le commentaire du dessous c'est le shrek !
ici tout va il ne pleut qu'une fois par jour juste pour le jardin
je me suis mis au raquette sa rapporte plus profiter bien

Écrit par : tchè | 22/08/2006

Yo, Docteur Love Ca boume là-bas ?
Ici, c'est comme d'hab. Les petits sont en stages avec moi au bureau. ;-)
Ca se passe bien.
Et Julien est accro à Breaking the Law, je dois lui jouer tous les jours.
Prenez soin de vous et profitez-en bien.
Bisous à vous quatres.

Écrit par : Tchan | 22/08/2006

salut a tout le monde... ICI, TRES BEAU, FILLES FORMIDABLES, PAS DE COUP DE SOLEIL, SAUF LA ROUSSE, DEMAIN journee quatamaran, plongee, etc....
hier soir, mange pates sur petite terrasse, pas les meilleures, mais vu la concurence, gagnantes haut la mains...
laura s'est achetee un bracelet pour cheville(le boulet suivra...chris), emma un eventail avec danseuses(mais ou vont-elles chercher des idees pareilles...)
les vagues etaient immenses aujourd'hui, nous avons failli perdre emma, mais ne desperer pas, il reste une semaine....demain j'essaye avec le sac en plastique...
ce soir resto, on en a rien a peter de l'argent, mais au cas ou vous auriez des remords de ne pas avoir assez participe a notre budget vacance, je rappelle notre numero de compte 083-8195820 -61...on compte sur vous, les petites ont faim...
bisous a tous...

vu que tout le village se retrouve maintenant sur mon blog, je m'attends d'ici peu a des nouvelles de marie-blanche ou constand....

Écrit par : QUAMERS | 22/08/2006

slt vois que le niveau s'améliore au fil des jours..... revenez tels quels merde!!!
eh quoi finalement les filles et vous boite aux lettres relevée par nanou ? Tu connais mon côté pratique<<<<;;;; souhaite bonne merde à tonfrère..... ici il pleut.... profitez un max il ya les mûriers et les myrtiiiiiiiliers..... Camping???....... millLLLL biz surtout à mes zamours......

Écrit par : maman | 22/08/2006

les 4 fantastiques super pour le temps pour les achats des filles ne te tracasse pas il faut bien qu"elles aient quelque choses de leur mère (lol) quand a vos problème d'argent nous vous avons envoyer par post pack deux gobelets de chez quick et une bourka tant qu'a passer votre temps a surveiller les filles que ca vous rapportent pour emma un sac pmc bleu et un colson sont une solution dis lui que tu joues a fear factor apres tant de bètises amuser vous bien et revenez tout bronzé

Écrit par : tche | 23/08/2006

quaeps si tu veux être un minimum intime, il y a ce qu'on appelle les adresses e-mail, moins pratiques mais...
à part ça Marie-Rose et Constant , tes deux amis, vont très bien , tu leur manques .

allez amusez-vous bien,

le sponsor .

ps : donner son n° de compte en banque sur internet , c'est du grand art ! L'Albanie et la Serbie entières sont pliées en 4 !

Écrit par : jean | 23/08/2006

suite catamaran GENIAL, filles formidables, aujourd'hui, visite calella, pas mal, mais sans plus, un peu moins de soleil, mais ca va....sangria a point...les filles ont achete des bagues dauphins, la mutation continue...
hier, christian a perdu son maillot a la piscine de l'hotel, et depuis, les autochtones et le personnel de l'hotel l'appelle "el gigante", je me demamde ce que ca peut bien vouloir dire....
nanou, IMPORTANT, il FAUT que tu ailles chez nous, prendre les enveloppes pour Anne Tuts, elles sont dans le petit meuble brun, dans le salon, le NOUVEAU meuble quoi, juste a cote de la porte qui donne vers le couloir des chambres, elles sont dans la porte de GAUCHE, sur la premiere tablette, dans une farde en plastique transparente avec un papier orange sur lequel est ecris "a faire", sur les envellopes, il est note "dentiste", ou le prenom des filles, on ne sait plus, mais ce sont des enveloppes FERMEE et Blanche, il te suffit, un fois que tu les auras trouvee d'aller les mettre dans la boite aux lettres chez anne, merci....

Écrit par : quamers | 24/08/2006

vinz bravo pour ton examen, continue....

Écrit par : annick | 24/08/2006

tche attendons avec impatience le sac, vite, pour fear factor, elle est inscrite...

Écrit par : quaeps | 24/08/2006

jeañ pas d'adresse E-mail, trop commun...et puis pour une fois que mon blog sert a autre chose que te ridiculiser, tu devrais etre content...
bises a marie et constant, ils me manquent...

PS: tu DELIRES, comme d'hab, le monde entier peut avoir mon numero de compte, a part me verser de l'argent, je ne vois pas ce qu'ils pourraient en faire...
reveille-toi, ni l'Albanie, ni la Serbie ne se promene sur mon blog...a part un libanais(ouarf, ouarf...), et deux amis belges...

Écrit par : quaeps | 24/08/2006

tchan FONCE, mes ta guitare dans les mains de JULIEN et apprends-lui "breaking the law", a la vitesse ou on avance, notre seule chance d'approcher une scene, c'est de devenir les roadies de son futur groupe...

tchaoo et prudent...

Écrit par : quaeps | 24/08/2006

Danke Schön Danke Schön für die Konto , Wir werden sehen was wir machen können .

Iljia, Dragan e Bosko .

Écrit par : Iljia | 24/08/2006

slt 24/08 Fais tjrs aussi dégueulasse...
Vois que tout ok.
Les filles.... on lâche du lest... Faudra que je reprenne cela en main....
Continuez à profiter un max
Je les embrasse très fort.
Et toi ma puce ? Bronzée Tu as fait de nouvelles copines ???

Écrit par : mamy | 24/08/2006

les 4 fantastiques maman a bien trouvé vos papiers pas de soucis continuer a bien profité
"el gigante" en espagnol veux boien dire "petit voir ridicule" et, depuis peux ils croient en l'immaculer conseption ou aux ménages recomposé
a plus

Écrit par : tchè | 25/08/2006

ole ici, super beau, plage a donf....
laura plonge comme cousteau...
hier les filles se sont fait des copines, sympa...
un clown est venu l'apres-midi au mini-club, et la, l'accident...il demande un ou une volontaire pour monter sur scene avec lui, emma leve la main...et un imprudent petit anglais fait de meme...emma est restee un bon quart d'heure sur scene avec le clown, et d'apres le medecin, le petit inconscient retrouvera l'usage de son bras (et de la parole) dans 4 a 6 semaines...
ce soir, pizzeria...miam, bon, on vous laisse, la plage et les vagues nous attendent...

Écrit par : quamers | 25/08/2006

suite rien de neuf ?
et vinz les examems ?
et la fete a hermalle bat-elle son plein..
fais gaffe a nenene....ne la perds pas...
gros bisous....


Écrit par : quamers | 25/08/2006

jean donner son numero de compte sur internet, c'est a peu pres aussi dangereux que de passer devant une telecommamde...c'est dire....
tu confonds numero de compte et numero de carte de credit...neu-neu...

Écrit par : quaeps | 25/08/2006

slt slt ben j'ai reussi les 2 exams (même anglais) ;)

la fête a hermalle na pa vraiment commencer du fait qu'elle ne commence que se soir ... et se n'est aspd e nenenen qu'il faut s'inquieter pour les perdre, bon pa et maman sont a mieux surveiller ;)

voila aussi non il pleut tjrs

bonjour au ptites et a+

ps: Comment se porte mon appareil photo et disque man?

Écrit par : vins | 25/08/2006

quaeps c'est vrai que tant que d'éventuels escrocs (je sais risque quasi-nul ici)auront besoin de ton nom (pas sûr), mais bon c'est Christian Quaedperds ton code postal (4690 Belgique) et bien sûr ton code secret (qui comme tu me l'as dit il y a quelques semaines pour payer les places de ciné pendant que tu allais pisser est le ****) :-)))))))))))))))))))))

Écrit par : jean | 25/08/2006

quaeps Des arnaques variées et diverses sur Internet



Le village planétaire ; beau ce concept, mais alors chargé de vices plus ou moins prévisibles, plus ou moins visibles. Je devrais peut-être ici étaler un vocabulaire d'académicien pour faire très « soft », mais ce ne serait pas adéquat, vous en conviendrai, car la cible ne serait nécessairement pas assez instruite pour décoder, réinterpréter et exploiter tout ce qui est dit et qui est sous entendu. Alors, comme à l'accoutumée, soyons francs, directes et simples.

L'on vous propose chaque semaine de « bonnes affaires » sur le net, dans vos boites de réception. Chaque jour que dis-je, des milliers de messages abondent dans les boites avec des titres aussi divers que variés, et des langues aussi nombreuses que celles officiellement parlées sur terre. Il y'en a tellement, il y'a tellement de faux là dedans, que je ne saurais ici vous instruire de tous les pièges que vous trouvez souvent dans vos boites à lettre. Nous allons ignorer, les virus, envoyés avec de charmants messages introductifs, ignorons les spams et autres messages publicitaires envoyés sans votre autorisation, parlons juste des arnaques soigneusement conçues pour en prendre aux plus pauvres, aux plus démunis du net, à ceux qui rêvent d'une vie meilleure parce que la leur est pitoyable.

Nous allons commencer par le plus vulgaire ces dernières années, ces personnes qui vous contactent pour vous apprendre, qu'elles sont héritières d'un défunt parent très riche, ou qu'elles travaillent dans une service où elles ont mis la main sur une grosse somme d'argent, et qu'il faudrait que vous les aidiez à sortir cette très forte somme d'une banque et qu'il faudrait venir récupérer dans votre pays. La seule chose à faire dans cette extraordinaire affaire serait de leur donner votre numéro de compte pour vous transférer cette somme et vous aurai votre pourcentage, naturellement ; pourcentage qui à l'évidence vous rendra vous même riche. Les variantes (histoires, noms, pays) sont ici tellement nombreuses que l'on va juste se limiter à dire que jamais il ne faut donner votre numéro de compte à ces individus qui vous écrivent en tenant à ce que la confidentialité soit, ces gens qui vous aiment particulièrement juste parce que vous êtes vous, un frère en Christ, ou frère bouddhiste ou musulman, peu importe. Dès que vous voyer ce genre de message, effacez non sans savoir pris soin de bloquer l'adresse, ou de la balancer dans la rubrique spams (ou des messages indésirables).


note moi j'arrive pas à savoir ce qu'ils peuvent faire uniquement avec ton n° de compte .

Écrit par : jean | 25/08/2006

jean note que la reponse a la question est que tu ne sais pas grand chose sur quoi que ce soit, mais que ca ne t'empeche pas de parler dans le vide....on ne sait RIEN faire avec un numero de compte, meme avec le nom du titulaire, ton truc, c'est DU VENT, comme d'hab...

Écrit par : quaeps | 26/08/2006

el niño a pineda congratulations for your exams...

ici, il fait toujours tres beau, sauf hier soir, ou nous avons eu droit a une tornade (un truc de fou, vous verrez les photos...), formidable, mais les petites ont eu un peu peur....on imaginait nanou sous une table avec une bougie....

aujour'hui, annick est allee a calella pour le marche....mais elle ne l'a pas trouve...cet apres-midi, plage, vagues, etc...

ton disc-man et ton appareil iront bien et te seront rendu en echange des cassettes des enregistremments de lost et koh-lanta....

tche, on ne pense pas du tout a toi...desole...

bonne fete a hermalle, prudent...on vous embrasse tous tres fort....

nanou, prepare ta poule pour mercredi...on a faim, enfin surtout moi...chris...

Écrit par : el gigante de pineda | 26/08/2006

slt Une tornade ... rien que çà!
En ce qui concerne le marché sa ne m'étonne aucunement qu'annick ne l'ai pas trouvé ;)
kho lanta et lost sont bien ranger et etiqueté dans ma chambre ...

Vins a son noeud pap et chemise col cassé... Très classe AAAA

J'espère que mes zamours vont bien, sont bronzées et tout et tout
Si vous deviez coter vos vacances sur 10 jusqu'à présent ce serait combien???
Avous lire, cela n'a pas l'air mal...
Vous nous manquer MILLLLLLLLLLL biZZZZZZZ

Écrit par : vins et maman | 26/08/2006

aux 4 fantastiques ca tombe bien moi non plus je ne penses pas à vous sauf que ta mère le matin plus tot que de me dire bonjour demande si il y a des nv ... merci connasse oui j'aie bien dormis
ici il pleut depuis que vous etes partis ses bien on est comme des poissons dans l'eau, en plus moi j'ai deja le déguisement (lol)
pour votre appart les pompiers on dit qu'avec un bon coup de peinture il n'y parraitrais plus et que pour la voiture c'était quand mm domage que vous n'aviez plus l'omnium du coup j'aie commande les horaire de bus pour vervier départ 5h 15 place de l'eglise enfin pour vous reloger le CPAS a déja pris des dispositions constant est heureux il va enfin avoire quelqu'un a qui parler sur ce je te laisse un client vient de rentrer ol c'est surement perdu a +

Écrit par : tché | 26/08/2006

pineda suite Tout d'abord une cote sur dix : 9/10 (malgre les groseilles, les anglais qui sont pires que les groseilles ...)
Hier, c'etiait la foire Pineda, les filles se sont eclatees (elle vaut bien la fête a Hermalle). Emma a épaté les forains en allant sur des trucs a faire peur ... Il n'y a qu'un truc sur lequel elle n'a pas pu aller car elle etait trop petite.
Laura a gagne a la petanque au mini club, elle s'eclate toujours autant dans les vagues ...
Ici, il a fait un peu couvert le matin, mais cela se dissipe déja ...
Demain nous partons toute la journee dans un parc aquqtiques avec des show de dauphins ... on vous donnera des nouvelles seulement le soir, si internet est libre et fonctionne.
tche, c'est pas vrai, on pense beaucoup a toi...en mal...

Écrit par : annick | 27/08/2006

vins & mam ici ilcontinue à pleuvoir.....c'est la pire des journées.... pas de chance pour cramignon
Tu me diras ou je dois vous attendre et à quelle heure mais ne parlons pas déjà de cela...
Espère que tout ok et que tu auras quand même fait un marché....
Et mes petites puces ? Mille bisous à toutes les deux et quelques uns pour toi....
Espère que la journée bateau aura été bonne

Écrit par : slt | 28/08/2006

piñeda aujourd'hui, nous sommes alle a MARINELAND, un parc aquatique avec des spectacles de dauphins, otaries et oiseaux tropicaux....genial, et des attractions pas piquees des vers, laura a ete photographiee avec un ara sur le bras, et moi, j'ai ete choisie pour une demonstration pendant le spectacle des oiseaux...les filles se sont eclatees, elles vont TRES bien, comme nous...
hier, nous sommes alle dans un super resto, cher, mais christian et moi, on y a tres bien mange...steack au poivre pour lui et zarzuella pour moi, emma et laura un peu moins, mais bon....elles preferent manger a l'hotel...
demain dernier jour...nous sommes impatient de vous revoir...malgre la pluie...

Écrit par : annick | 28/08/2006

retour de pineda Maman,
Le retour est prevu a 11.15 a Bastogne, place Merceny (mais en fait c'est un parking, il se situe tout en haut de la grand rue, apres le char aux feux tu tournes a gauche et c'est un peu plus bas)
Auras-tu assez de place pour toutes nos valises dans ta voiture, sinon, tu peux prendre la notre.
Ca sent la fin des vacances le depart se fait vers 19.00... il ne fait pas beau aujourd'hui, mais les filles sont occupees, elles sont au mini club en train de faire des pizzas.
Ben voila on se voit demain, nous nous rejouissons tous (veille a ne pas trop boire ce soir afin d'etre levee et en forme... hi hi hi)

ps: nanou, fait chauffer la poule et gros bisous a tche....
maman : pourrons-nous manger chez toi jeudi soir ? plutot que mercredi soir ?

Écrit par : annick | 29/08/2006

retour Hier j'ai fait les crami super bien amuser mais on est tomber sous a douche 2 fois (dont ne fois des grelon avec une température de +/- 15°C) et la soirée apres super.

En se qui concerne le retour, faudrais savoir l nombre de valise? on sera la pour 11h15 à bastogne. Et pour le souper de jeudi c'est a maman que tu parlait?

bonne fin vacances +

Écrit par : vins et mam | 29/08/2006

h Peut-on encore critiquer l’islam ? II La lepénisation des esprits

Le débat autour de l’islam et de l’islamisme me semble parfois confus. Il mélange des genres très différents. Un débat sur les religions en général et la religion musulmane en particulier. Certains lecteurs pensent que la religion est l’ennemi essentiel, qu’il faut la combattre parce qu’elle est un obstacle décisif au progrès. Je voudrais préciser, en tant qu’athée, où je me place dans ce débat. D’un côté, une constatation : malgré tout ce que l’on pouvait penser en Europe au XIXe siècle, malgré les progrès des sciences, le poids des religions est resté très important, et rien n’indique qu’il ira en diminuant. A partir de là, ce qui me semble intéressant, c’est quel rôle concret jouent les religions et les mouvements se réclamant des religions sur la scène politique et sociale. Si nous prenons le catholicisme, il est traversé par des courants divers, de la théologie de la libération aux intégristes, et il ne viendrait à l’idée de personne de les mettre dans le même sac. Pour prendre un autre exemple, durant la guerre d’Algérie des Français chrétiens se sont rangés aux côtés du FLN et des Français athées aux côtés de la répression contre le peuple algérien. Je me sens plus proche des premiers que des seconds... D’autre part, attribuer aux religions la responsabilité de tous les massacres de cette planète me semble réducteur. Ni le fascisme ni le nazisme n’avaient de dimension vraiment religieuse ; le génocide du Rwanda a été perpétré au nom d’idéologies de haine non religieuses, etc. Ce qui n’exempte pas telle ou telle religion de sa responsabilité dans tel ou tel conteste.

Une aure question est celle des textes religieux et de leur analyse. Prendre les textes religieux au pied de la lettre est absoluement réducteur. Au cours de l’histoire l’interprétation de l’Ancien Testament, qui justifie le génocide de peuples, la lapidation, la loi du Talion, a connu de grandes évolutions. Aujourdh’ui encore, la lecture de ce texte est très variable selon les groupes chrétiens ou juifs concernés. De ce point de vue, les textes sacrés « ne disent rien », ou ils signifient ce que les croyants disent qu’ils signifient. Le Coran n’est pas, de ce point de vue, différent. Et l’on a vu au cours de l’histoire justifier des politiques différentes au nom de lecteurs différentes du texte. Je rappelle, par exemple, que dans les années 1930 et 1940, la plupart des religieux musulmans récusaient le droit de vote des femmes au nom du Coran (les législateurs français laïques aussi, jusqu’en 1944, mais ce n’était pas au nom de la religion !). Aujourdh’ui, rares sont les dignitaires musulmans qui défendent une telle position. Et les femmes votent dans tous les pays musulmans (elles devraient voter lors des prochaines élections très limitées en Arabie saoudite).

Une lectrice m’a reproché de classer le site Primo-Europ dans les sites d’extrême droite. Pourquoi, en effet ? Pour une raison simple, ce site, comme bien d’autres, reprend les problématiques que, au début des années 1990, seul le parti de Jean-Marie Le Pen osait défendre. Pour preuve, je publie ci-dessous une des annexes de mon livre L’islam, la République et le monde (Hachette, 2006) sur les thèses que défend le Front national et qui sont reprises, aujourd’hui, par nombre de médias et d’intellectuels, y compris se situant à gauche.

Lepénisation des esprits ? Jusqu’au début des années 1990, certaines thèses sur l’islam et les musulmans étaient défendues avant tout par le Front national (FN). C’est ce que nous rappelle fort opportunément Face au racisme, La Découverte, 1991, un ouvrage publié en 1991 et dirigé par Pierre-André Taguieff, converti depuis à l’idée d’une « menace islamiste ». Ses auteurs ont étudié l’argumentation xénophobe du Front national sur les principaux thèmes : démographie, droits sociaux, école, emploi (« les immigrés prennent le travail des Français »), logement, sécurité (« les immigrés sont la cause principale de l’insécurité »). Ils consacrent un chapitre à l’islam, « une religion incompatible avec nos traditions culturelles », relevé des arguments du FN ou des déclarations de ses dirigeants. Les citations de textes du Front national sont en italique ; elles datent de la fin des années 1980 et sont devenues aujourd’hui des « lieux communs » dans les médias et chez nombre d’intellectuels. Les commentaires sont ceux des auteurs de Face au racisme.

Les six arguments du Front national

Argument n° 1 : La religion qui fait peur

« Religion conquérante dont les principes (la charia) s’imposent directement à la vie civile. En terre d’islam, les chrétiens sont systématiquement persécutés. » « L’attitude agressive et conquérante de l’islam […] fait virtuellement de tout “renégat” un condamné à mort, victime désignée d’un fanatique. »

COMMENTAIRE : « L’islam serait par nature, de toute éternité et partout, fanatique, conquérant, et générateur de terrorisme. […] La représentation unitaire, caricaturale et polémique de l’islam et des musulmans en France n’est pas seulement fausse : elle est dangereuse en ce qu’elle conforte l’image de l’islam que cherchent à imposer les islamistes eux-mêmes. » Par son choix des mots, le Front national cherche à présenter une certaine image : « La France qui est (ou sera demain) la proie facile, inconsciente et sans défense des intégristes. Deux à trois millions de fanatiques sont là, tapis dans l’ombre, qui n’attendent qu’une bonne occasion pour prendre le pouvoir, répandre le sang, changer les lois, les moeurs et le paysage français. […] Pour en arriver là, il suffit d’imposer subrepticement dans le discours la série d’équivalences suivante : travailleur immigré = Maghrébin = Arabe = musulman = intégriste sur le modèle iranien = fanatique et terroriste.

Argument no 2 : La France future république islamique ?

Le Front national rapporte dans son matériel de propagande la déclaration de Hussein Moussawi, un des dirigeants du Hezbollah libanais, faite au Matin de Paris le 11 septembre 1986 : « La France, c’est sûr, deviendra une république islamique. »

Argument no 3 : L’identité française menacée

« L’islam, qui représente déjà la deuxième religion en France […], menace notre identité. »

COMMENTAIRE : « La tant rebattue “perte de l’identité française” formule aussi avec discrétion la hantise lepénienne de la “substitution physique” d’une population (immigrée) à une autre (française, blanche et catholique). Le succès de l’“idée” se mesure à sa reprise généralisée, à sa répétition non critique seulement atténuée par sa transposition en “crise d’identité”. Le caractère mal défini de la formule s’y prêtait : toutes les inquiétudes amalgamées peuvent trouver leur écho et leur raison dans ce simulacre d’explication. Interrogations,angoisses, révoltes, renoncements et ressentiments : tout peut se perdre, et mal se dire, dans la “crise d’identité”. »

Et Taguieff explique : « Tandis que le système républicain reconnaît la légitimité des cultures minoritaires dans la sphère privée, le nationalisme de droite ne tolère pas leur existence, et interprète toutes les formes de culture minoritaires comme l’indice d’invasion, de destruction et de décomposition de l’identité nationale. Toute minorité est perçue comme corps étranger, organisme parasitaire et prédateur 5. »

Argument no 3 bis

« Ce sont les étrangers musulmans qui veulent aujourd’hui imposer leurs coutumes : aujourd’hui, les mosquées et le port du foulard à l’école, demain la polygamie et la loi coranique pour le mariage, l’héritage et la vie civile. »

Argument no 4 « L’islam est incompatible […] avec une vision laïque des rapports entre la religion et l’État. »

Argument no 5 : L’islam incompatible avec le christianisme « L’islam est incompatible […] avec une conception chrétienne du monde car les deux religions s’excluent mutuellement. »

COMMENTAIRE : « Le grief d’"incompatibilité” entre islam et christianisme se fonde en fait sur le rejet du principe de la laïcité de l’État ; il révèle la revendication implicite d’un État chrétien, et la nostalgie de la religion (catholique) d’État. »

Argument n° 6 « L’islam […] s’oppose à toute assimilation » et « menace notre identité, notre civilisation occidentale et chrétienne ».

Écrit par : h | 03/10/2006

y Le Plan BLe nouveau journal de critique des médias et d'enquête sociale
Le Plan B est un bimestriel de critique des médias et d'enquêtes sociales. Diffusé en kiosques et dans les bonnes librairies, il informe sur l'information et publie des enquêtes sociales que vous ne lirez pas ailleurs.

LE PLAN B N°4 est actuellement disponible chez votre marchand de journaux.
Bimestriel - 2 euros - prochain numéro le 8 DÉCEMBRE 2006 ARTICLES


Le hold-up du siècle
Plus profond que celui de la Sécurité sociale, plus béant que celui des retraites : le trou dans la poche des salariés.

150 milliards d'euros, 1 000 milliards de francs. C'est un pic, c'est un mont, c'est une péninsule. Mais rien à voir avec le nez de Cyrano. De quoi s'agit-il ? Du montant d'un cambriolage économique qui recommence à l'identique tous les ans.
Explication de ce brigandage national et discret : la richesse produite chaque année par l'ensemble des entreprises (valeur ajoutée) est essentiellement répartie en salaires (revenus du travail) et en profits (revenus du capital, argent et machines). Avec les impôts sur la production, l'ensemble forme le produit intérieur brut (PIB).
Entre 1981 et 1995, la part des salaires s'est effondrée, passant de 71,8 à 60,3 % ; dans le même temps, celle des profits bondissait de 28,2 à 39,3 % 1. Le rapport de force entre travail et capital a basculé. Aux luttes sociales intenses des années 1970, ont succédé les politiques économiques libérales, la financiarisation de l'économie, la suprématie des actionnaires, les gains de productivité non compensés par des hausses de salaires. Et le chômage. Jacky Fayolle directeur de l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires), explique au Plan B : « Dans les années 1980, les politiques de désinflation ont tout misé sur le chômage pour faire ralentir les salaires. Le chômage devenant massif et persistant, il induisait une perte structurelle du rapport de force sur le marché du travail au détriment des salariés. » En 1980, quand une entreprise versait 100 euros bruts à un salarié, elle servait 9 euros de dividendes à ses actionnaires. Aujourd'hui, c'est 26 euros.
Arnaud Lagardère, Serge Dassault, Martin Bouygues et Claude Perdriel se frottent les mains. Jacky Fayolle éclaire le motif de leur extase : « En dix ans, du milieu des années 1980 au milieu des années 1990, ce sont donc 10 points de PIB qui ne sont plus allés aux salaires dans cette valeur ajoutée, mais aux profits. [...] Le PIB de la France s'élève à environ 1 500 milliards d'euros : 100 à 150 milliards d'euros ont donc ripé des revenus du travail vers les revenus du capital. »
Un transfert colossal puisque ces 100 à 150 milliards d'euros ponctionnés chaque année représentent dix fois le trou de la Sécurité sociale (11 milliards d'euros) ; neuf fois le déficit de l'assurance-chômage (14 milliards) ; trois fois celui des retraites (43 milliards).
N'imaginez surtout pas qu'il suffirait pour résoudre les problèmes de rétablir l'équilibre capital/travail ou – pis ! – de supprimer les revenus du capital en nationalisant les moyens de production. Vous chagrineriez l'historien madeliniste Jacques Marseille pour qui ce genre de raisonnement traduit « les ravages de l'ultrapopulisme » (Le Point, 20.4.06). Certes, concède-t-il entre deux émissions destinées à brader les stocks d'invendus de son dernier opuscule, « à la fin de la brillante “saison” 2005, les entreprises du CAC 40 ont bien enregistré 84,3 milliards d'euros de profit, contre 66,2 milliards en 2004. »

Dictature marseillaise
Mais attention : « Il est malsain de flatter à l'excès les rancœurs d'un peuple, prévient Marseille. Des enragés de 1793 aux babouvistes de 1796, des contempteurs des 200 familles dans les années 1930 à ceux du CAC 40 aujourd'hui, aucun n'a jamais fait avancer les choses. Ce n'est pas, en fait, la dictature ultralibérale qui menace notre république, mais la vague plus sournoise de l'ultrapopulisme qui, en alimentant la haine des Français contre le “mur d'argent”, conforte les extrémismes de l'ultradroite comme ceux de l'ultragauche, et mine finalement les bases fragiles de notre démocratie » (Le Point, 20.4.06). Pour protéger ce joyau, Jacques Marseille déborde « d'idées saines » : la France « a besoin d'un homme fort, autoritaire, populaire qui prenne des décisions et qui remette sans cesse son destin entre les mains du peuple » (Le Nouvel Économiste, 6.4.06).
Un Duce marseillais, en somme.

Notes :
1 Cité par Thomas Piketty, L'économie des inégalités, Paris, La Découverte, 2001, p. 40.


Le Plan B n°2 (mai - juin 2006)

La Sardonie libre | 2005-2006 | Le Plan B, 40 rue de Malte, 75011 Paris


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Numéro 4 / Octobre-Novembre 2006 Abonnements Points de vente Diffusion Newsletter Equipe Contacts

Écrit par : y | 20/10/2006

s The same with terrorism. Yes, terrorism is terrible. Where did it come from? You’re supposed to just stand up and scream Islamic fascism. If you want to stir up more terrorism, that’s the way to do it. If you care about terrorism you’re not going to do that. There’s no terrorism specialist that does that, no intelligence agency does. What you try to do is find out what its roots are. They’re not that obscure, you can find them. Again, just take the invasion of Iraq. It was anticipated that it would increase the threat of terrorism. It did beyond what was anticipated. The number of terrorist incidences I think tripled the next year. That’s exactly what was anticipated. This invasion is almost certainly going to have the same effect. We can find the roots. Destroy secular nationalism and you’re going to get Islamic terrorism.

Something similar is happening in the United States. The US is going through the perhaps the worst period of its economic history. It’s called the golden age, and it is for my income level but for the majority of the population it’s a disaster. For the majority of the population real wages have stagnated for twenty-five years. That’s never happened before. It’s a growing economy, no major recessions or wars or anything. And there’s growth, but it all goes into a very few pockets. For a majority it stagnates. Meanwhile benefits are declining, work hours are going up, services are collapsing…it’s not the kind of suffering in a Palestinian refugee camp but it’s unpleasant. And what’s happening is what usually happens: an upsurge in religious fundamentalism. People are going to turn somewhere. If the secular systems don’t work for them they’re going to turn somewhere else.

So yes, a different scale and so on, but you can see the similar dynamics right here. Yes, it’s going to happen and we know how to deal with it. Deal with the problems, there are grievances. You don’t support the terrorism of course but you can understand the grievances.

Take 9-11. We now know from very good scholarship, Fawwaz Gerges for example, he’s the main scholar of the Jihadi movements, that jihadis strongly opposed 9-11. The radical clerics were issuing fatwas denouncing Al-Qaeda for carrying out 9-11. Well, the Bush Administration took care of that, it mobilized them in support of Al-Qaeda. That’s what the attack on Afghanistan did. They didn’t attack Afghanistan to get rid of terrorism; in fact it increased terrorism as they expected. And then comes Iraq and everything else. And they continue to take over Palestinian lands. After a couple of years, the Jihadis are now not opposing Al-Qaeda they’re supporting it.

It’s what happens. That’s why leading specialists here, from the government, say that Osama bin Laden’s best ally is George Bush. It’s as if he’s following a script. Bush probably isn’t making policy but Rumsfeld, Cheney and the rest are just following a script that comes from Osama bin Laden. And the people who stand up and scream Islamic fascism are just helping out. It’s not the way you deal with terrorism by screaming and shrieking, having tantrums. And we know that. There are plenty of examples. Take the British and Northern Ireland. IRA terrorism was pretty serious. As long as the British responded with violence, it got worse. It’s a gift to the hard-line elements of the IRA; it’s just what they want. Finally, Britain started paying some attention to the grievances. And they were real. Soon as Britain started paying attention to them, the situation started to improve.

Écrit par : ddzd | 29/10/2006

% And we have to bear in mind that it is the Palestinians are being subjected now to extraordinarily brutal economic sanctions. If they don't meet the two conditions, no sanctions against Israel. A couple of days ago one of the raportuers on human rights at the United Nations, a smart guy and I think a principled guy, his name is John Dugard -- he's considered the "father of human rights" in South Africa, a South African white lawyer who now currently works for a human rights division of the UN, and his ...[inaudible]... so to speak is Palestine -- he said something, which I found quite resonent, he said, "in effect, the Palestinian people have been subjected to economic sanctions -- the first time an occupied people have been so treated. This is difficult to understand. Israel is in violation of major Security Council and General Assembly resolutions dealing with unlawful territorial change and the violation of human rights and" Israel "has failed to implement the 2004 advisory opinion of the International Court of Justice," which called on Israel to dismantle the wall it's building, "yet it escapes the imposition of sanctions. Instead the Palestinian people, rather than the Palestinian Authority, have been subjected to possibly the most rigorous form of international sanctions imposed in modern times." And now there's an interesting footnote which the older people in the room will remember, he says "It is interesting to recall that the Western States refused to impose meaningful economic sanctions on South Africa to compel it to abandon apartheid on the grounds that this would harm the black people of South Africa. No such sympathy is extended to the Palestinian people or their human rights...."

That was all the first few months of the imposition of the economic sanctions. The most recent round of the disaster occuring as we speak. In Gaza [it] began on June 25 when Palestinians related to Hamas captured an Israeli soldier and demanded the release of the women and children prisoners in Israeli jails. There're roughly at this moment 9,000 Palestinians being held prisoner in Israel of whom 215 are minors, about 700 are administrative detainees -- which means no charges have been leveled against them, no trial has been given to them, they are, for all intents and purposes, they are hostages, no charges and no trial.

At that point Israel proceeded to starve Gaza into submission in order to get back that one Israeli and to stop the Qassam rocket fire into Israel. Just on this question of the Kassam missiles, about which we hear a lot, let me just give you a couple of statistics to keep in mind. The withdrawal from Gaza, which all of you remember, that Steven Spielberg extravaganza, occured in September 2005.

Between September 2005 and the beginning of the latest round on June 25th, Israel fired about 7,000 to 9,000 artillery shells into Gaza. In that same period as Israel fired seven to nine thousand artillery shells into Gaza, the Palestinians fired about 1,000 of these clunky Kassam missiles into Israel.

The casualties are also interesting to compare. Between January and June 80 Palestinians had been killed, while on the Israeli side, from these terrible, horrible, lethal, ghastly Qassam rockets, 5 Israelis had been killed in the last 6 years. 5 Israelis killed in the last six years, 80 Palestinians in the last six months but you'd never know it if you follow the media. All they care about are those [Qassam rockets]... [video glitch]... what is Israel to do?

Soon after, Israel began to impose the ruthless sanctions against Gaza, I'm now quoting Meron Benvenisti, one of Israel's leading authorities on the Occupied Territories, formerly the Deputy Mayor of Jerusalem, he said, to use his words "Israel took about a third of the Hamas government hostage." That's his words.

In fact, if words have any meaning, the entire 1.5 million Palestinians in Gaza have now been taken hostage by Israel. Since June 25, when the current round begins, 262 Palestinians have been killed, about half of them were not participating in any hostilities. 260 on one side, on the Israeli side 1 soldier has been killed. 50% of the work force is unemployed, poverty is at 80%. Let me just quote to you from the past couple of weeks, what Gaza looks like now, as we speak. Let me quote to you first Patrick Cockburn, the distinguished journalist from the Brittish Independent, he says "Gaza is dying. The Israeli siege of the Palestinian enclave is so tight that its people are on the verge of starvation. A whole society is being destroyed. There are 1.5 million Palestinians in prison in the most heavily populated area in the world." ...[video glitch]... "what most dread is an unknow voice on their cell phone saying that they have 1/2 hour to leave their home before it is hit by bombs or missiles. There is no appeal."

Ok, some of you don't trust the goyim, so read what Gideon Levy has to say, the chief Israeli correspondent in the Occupied Territories for Haaretz newspaper. He wrote ("Gaza's darkness," Haaretz, 09.03.2006) a couple of weeks ago "Gaza has been reoccupied. It is in its worst condition ever. The Israeli army has been rampaging through Gaza -- there's no other word to describe it -- killing and demolishing, bombing and shelling, indiscriminately.... In large parts of Gaza nowadays, there is no electricity. Israel bombed the only power station in Gaza... There's hardly any water. More than ever, Gaza is also like a prison.... This is disgraceful and shocking collective punishment."

The Israeli Human Rights Center for Human Rights in the Occupied Territories, B'Tselem, just released a report this past week entitled "Act of Vengeance," in which it describes the repercussions of Israel's destruction of the only power plant in Gaza and it describes, accurately I think, what Israel did as a war crime.

Finally, let me quote again John Dugard. He says (Haaretz, 09.26.2006) "Israel has turned the Gaza Strip into a prison for Palestinians where life is "intolerable, appalling, tragic" and the Jewish state appears to have thrown away the key... If ... the international community cannot ... take some action, [it] must not be surprised if the people of the planet disbelieve that they are seriously committed to the promotion of human rights." If the international community does not take any action, then they shouldn't be surprised that the people of Gaza are skeptical about their commitment to human rights.

And that actually is a segway into the other side of the conflict, namely the one in Lebanon. Because amidst the destruction, rampaging in Gaza, on July 12, the Hezbollah, Islamic movement of Lebanon, decided to take action. They captured 2 Israeli soldiers, several others were killed in the course of a battle. Hizbullah's action, the capturing of 2 soldiers, was generally attributed to 2 causes. Number 1, Israel was also keeping Lebanese prisoner and the Hizbullah wanted its prisoners released. And Hezbollah said not directly but by indirection instead that we were taking this action in solidarity with our brothers and sisters in Gaza. And now I'll speak off the record and I'll just speak personally, I happen to think that's a noble gesture. I don't see any reason ...[inaudible]... why the Palestinians have to be starved to death, starved into submission, and the whole world has to sit silently by while this gang of murderers and monsters proceed on their way. And if Hezbollah wants to take an action of solidarity I don't know what international law says on that topic -- I'm right now reading international law, it gives me something of a headache -- and I finally don't care. I think they have a right to act in solidarity with a people who's being starved to death. Well, Hezbollah took the action, as I've described it and then the Israeli reaction set in.

On July 13th, I think, or 14th, Israel attacked Lebanon. The information we have was that Israel for a long time has been planning this invasion of Lebanon. Basically, had to teach Hezbollah a lesson because Hizbullah had inflicted a defeat on Israel in 2000 when after a guerilla war enduring about 18 years they drove Israel out of Lebanon. And Israel has to restore, what's called, a fancy phrase they use, they have to restore their "deterrence capacity." Deterrence capacity basically mean they have to restore the principle that what Israel says goes and to hold Arab neighbors in a state of terror. Israel used the attack by Hezbollah, the capture of its 2 soldiers, as the pretext to invade Lebanon and then Israel proceeded to use the tactics which it always does.

This is the 5th time Israel has invaded Lebanon -- major invasion. Operation Litani in 1978, Operation Peace in the Galilee in June 1982, Operation Accountability in 1993, Operation Grapes of Wrath in 1996. They sometimes had Biblical names, as when ...[inaudible]... was in charge, Operation Grapes of Wrath, 'cause he likes to think he's profound. And then there are certain beaurocratic names, Operation Accountability, that was Rabin, who was no nonsense. The one they're currently using for the Gaza, it's a very nice name, called -- as they starve the Palestinians to death -- they call it Operation Summer Rains. These are nice titles. I wonder which one the Germans dreamt up when they were destroying the Warsaw Ghetto.

In any case the tactics Israel used in the last war are pretty much typical. The tactic basically is -- Hezbollah is a guerilla army, and they want to separate the army from the people -- and the tactic basically is to fire, destroy indescriminately the civilian infrastructure and the civilians themselves in the hope that they will break with Hizbullah and blame Hizb'ullah for all of the destruction that's brought. That was the expectation during the first few days of the war.

Anyone who knows the history, every time Israel enters Lebanon it does 2 things. It carpet bombs the south because it wants to teach the civilians in the south, if you support Hezbollah, this is what you're going to get. And number 2, it drives the civilian population to take take root, hoping that enough pressure would be put on the government to disarm Hizbullah. It's the same tactic over and over again. There's a retired Israeli army colonel, he said, this past war: "the goal of Israel's military campaign is to create a rift between the Lebanese population and Hezbollah supporters," which is exactly what they wanted to do. To the credit of Israelis, I have to say, there's a certain amount of candor about the kinds of tactics they're using. So the Defense Minister [Chief of Staff of the Israeli army] Halutz said at the very beginning of the war, "if the soldiers are not returned, we will turn Lebanon's clock back 20 years." "Nothing is safe in Lebanon, it's as simple as that." You can also add that it's as simple as that, that's a criminal statement. Under international law, the most basic principle, the principle of distinction, distinguishing between the civilians and combatants, civilian areas and military areas. When you make a statement that "nothing is safe in Lebanon" you are uttering a legally criminal statement.

On July 28, Israel's Justice Minister said "all those now in South Lebanon are terrorists." And who are the terrorists? By July 28, those who had money, those who had the wherewithal, they had already fled to Beirut. Those who remained, estimates were about 50,000, they were the old, the infirm, the poor. Those who remained were to whom Ramon, Justice Minister Haim Ramon, were terrorists. That is to say they are fair game. Ehud Olmert, the ...[video glitch]... he said, "All the population which is the power base of the Hezbollah in Lebanon was displaced. They lost their properties, they lost their possessions" (Matthew Tostevin, Reuters, 2 Aug 2006). He's boasting about it. This was the big achievement of the war and who are their power base? Most of you in this room know it because you saw the scenes when Hezbollah had its victory demonstration a few days ago, it's half the population of Lebanon. That's the estimate. About half support, that's the power base, which was displaced, they lost their properties, they lost their possessions. And then Mr. Olmert, the Prime Minister, then went on, got a little carried away, entered into fantasy land. He said "they are bitter, they are angry at Hezbollah and the power structure of Lebanon itself has been divided and Hezbollah is now entirely isolated in Lebanon." Easily, you can judge for yourself, from that demonstration, the biggest one ever in Lebanese history.

What was the result of the war? About 1200 Lebanese were killed, the estimate is that about 90% were civilians. On the Israeli side there were 160 Israelis killed, 43 of the civilians. So if we look at the numbers absolutely, about 1,000 Lebanese civilians to about 40 Israeli civilians. It's about a factor of 25. Or if you look at it relatively, on the Lebanese side 90% civilians, on the Israeli side 20% were civilians. However you look at it, the fact remains.

If Hezbollah is a terrorist organization, if you want to make that claim, I won't argue with you so long as you say further that Israel is a terrorist organization by probably, at least, 25-fold greater. That's what the numbers show. Whether absolutely or relatively, the record of Hezbollah is just much better than the record of Israel.

Human Rights Watch put out a report (Fatal Strikes) about 2 1/2 weeks into the war and this is what found. Let me recall a few passages. "In dozens of attacks, Israeli forces struck an area with no apparent military target... Israel repeatedly attacked both individual vehicles and entire convoys of civilians who heeded the Israeli warnings [to abandon their villages]" ...[video glitch]... The also attacked "humanitarian convoys and ambulances" that were "clearly marked." While none "of the attacks on vehicles...resulted in Hezbollah casualties or the destruction of weapons;" "in some cases...Israeli forces deliberately targeted civilians."

And here's an interesting finding by Human Rights Watch, register it in your memory bank -- "no cases [were found] in which Hezbollah deliberately used civilians as shields to protect them from retaliatory IDF attack." So all those claims that you heard in the media that Hezbollah was hiding among civialians, forcing Israel to target civilian areas against its will, because it was the only way to get the cowardly Hizbullah... Human Rights Watch, which is very far from a pro-Arab (whatever that means) perspective, very far -- Human Rights Watch gets most of its funding from Jews, or a large percentage, they're very touchy on this question -- they couldn't find ONE case, one, where Hezbollah was using the Lebanese population as shields.

They said [that] "on some limited occasions, Hezbollah fighters have attempted to store weapons near civilian homes and have fired rockets from areas where civilians live." They found 2 cases of that and they conclude that Israel committed war crimes.

Amnesty International, about 5 weeks after the war, around 30 of August also came out with a report (Israel/Lebanon: Deliberate destruction or "collateral damage"? Israeli attacks on civilian infrastructure) that said "the country's [Lebanon] infrastructure suffered destruction on a catastrophic scale," that much of this destruction constituted "war crimes that give rise to individual criminal responsibility."

I mentioned a moment ago that however you look at the record, the record of Hezbollah is much better than the record of Israel in terms of numbers. But there's also a second issue.

Under the laws of war it's strictly prohibited to target civilians as reprisals. That is to say, if they target your civilians, you're not allowed to target theirs as a reprisal. Ok, we will grant that. Those are the laws of war and probably the laws of war are sensible, to the extent that "laws of war" has any meaning at all, I remain very confident that in a hundred or two hundred years, should humanity survive, that it will look back with sheer bewilderment and consternation at this notion of laws of war. It's sort of like -- etiquette of cannibals. It doesn't seem to work. But, granting the existence of the concept of laws of war, and granting the fact that it prohibits reprisals, the fact remains that, according to Hezbollah, and Amnesty in its report did not dispute this, it only targetted civilians after Israel initiated such attacks and was aimed at stopping them.

At one point, in one of his speeches, Nasrallah said (Amnesty report, 09.14.2006) "any time you decide to stop your attacks on our cities, villages and infrastructure, we will not fire rockets on any Israeli settlement or city. Naturally, we would rather, in case of fighting, fight soldier to soldier on the ground and battlefield."

That's the war as seen through the eyes of its two belligerents.

There's another element that ought to be of special concern to us in the audience because by, I would say, the 3rd or the 4th day of the war it ceased to be an Israeli-Lebanese war and it became an American/Israeli war on the one side and the Lebanese on the other side.

It was very clear that the United States fought, that here was an opportunity to deliver a real blow to that "Axis of Evil," which has an element of truth. Just as, in my opinion, the domino theory has elements of truth. There is no doubt, no dispute, that there are forces in the Arab world which, to a lesser or greater degree, are opposing US hegemonic ambitions in the region. And those forces mainly manifest themselves now in terms of Iran, to much lesser degree Syria. There are some forces in Iraq, for example those represented by the fellow [Moqtada al-] Sadr. And then there is Hezbollah and Hamas. Hamas is obviously a very weak link and it's now being, as I've said, decimated. The hope was, by the Americans, that if Israel can inflict a significant enough blow against Hizbullah, it would set back the regional ambition of Iran, Syria and the Sadr forces in Iraq. That is to say, they hope that they can salvage something from the mess they created in the Arab world -- a mess in terms of their own interests, a mess they created...

And so then you have that horrifying scene of that freak from hell Condoleezza Rice saying that they're not just being incinerated, she said this is the "birth pangs of the new Middle East" [Special Briefing on Travel to the Middle East and Europe, 07.21.2006]. That's what they hope. They hope that they can set back, deliver a ...[inaudible]... blow to the forces which oppose them.

It's very interesting in this regard. I never read anything by Arab leaders because it's such hot air, such nonsense, [with] no direct relationship to anything happening in the real world. But Nasrallah's speeches were quite interesting. I wanna just quote on this point... As many of you know, since I see this is an informed audience, there's this whole debate which recently ensued among those interested in this topic on the power of the Israel Lobby, the Jewish Lobby. There's this paper written by a fellow from the University of Chicago John Mearsheimer and the Dean at the Kennedy School Steve Walt in which they were very emphatic about the power of the Jewish Lobby and claim that the Jewish Lobby is behind the war in Iraq, and so on. How many people are familiar with it? Good.

What's very striking about is, while it used to be the case that the Left would claim that it's US imperial interests that are behind what's going on in the Middle East and it was the Arab world which claimed "the Jews are behind it, the Jewish conspiracy." And now, oddly enough, there's been a reversal. While we here are debating the power of the Jewish Lobby, it was very striking to me, at any rate, to read Nasrallah's speech (BBC Monitoring International Reports/ Al-Manar, 09.23.2006). The last one, in which he said: "Brothers and sisters, we should today stress that this war was an American war in terms of decision, weapons, planning, and desire, and by giving several deadlines for the Zionists; one, two, three, and four weeks." So now, he's come around to the conventional leftist view. That it's not the tail wagging the dog, it's not Israel controlling the United States through the machinations of The Lobby. He's saying, no, this is a war of American interests and desires, and they're using Israel to do the demolition job.

Now ...[inaudible]... the political implications of what's happened. Usually these wars don't have significant implications, the only one that actually did was June '82, when Israel invaded Lebanon. Estimates are, they killed 18,000 to 20,000 Lebanese and Palestinians, overwhelmingly civilians. And that did have significant implications because they drove the Palestine Liberation Organization into exile and set in motion significant changes. But generally, these wars just result in "trivial" things, like the deaths of many, many people and the destruction of people's possessions, belongings and so forth. This time I don't think that's the case.

I would say there are about 3 or 4 significant changes as a result of this war.

Number 1, Hezbollah demonstrated that you can defeat Israel. And you don't need a large conventional army of the kind that Egypt had in 1973. You can defeat Israel through a guerilla war. That much is pretty obvious.

There's a 2nd crucial lesson, which I think is much more important. Hezbollah showed not only that you can defeat Israel. It showed how to defeat Israel. It proposed a relatively simple, but to my thinking fundamental, formula. So in this speech, the last speech (09.23.2006), Nasrallah raised this issue: "what is the Hezbollah model?" He considers it as follows: "Resistance depends on planning, organization. This resistance experience, which should be conveyed to the world, depends - on the moral and spiritual level - on faith, certainty, reliance [on God], and readiness to make sacrifices." Ok, you have to be committed. You have to be willing to go the full nine yards. The next sentence I found remarkably interesting. It says: "It also depends on reason, planning, organization, armament, and, as is said, on taking all possible protective procedures.... The pious, God-reliant, loving, and knowledgeable resistance is also the conscious, wise, trained, and equipped resistance that has plans. This is the secret of the victory we are today celebrating, brothers and sisters." To most of you this doesn't sound like anything particularly profound but, in fact, it is because at the end of the day Israel always depended on the fact that its adversaries were stupid, incompetent, blowhards and windbags, and hot air baloons, and, in fact, they were right... That when they were dealing with a Nasser, he was a blowhard; a Saddam Hussein, he was a windbag; when they were dealing with Yasser Arafat, he was a hot air ballon. They were nothing of any substance... [inaudible]... That was Israel's ace in the hole. Now comes along an Arab leader who says we have to use "reason." It's a very remarkable thing to read. We have to use "reason." We have to think, plan, organize. And he didn't just say it ... [inaudible]... As I'm sure, as most of you know, that the Israelis were reporting that their [Israeli] population was waiting anxiously for each speech from Nasrallah to find out what's going on [Poll: Israelis believed Nasrallah over Peretz,Ynetnews.com, by Anat Breshkovsky, 09.03.2006]. They [Israelis] stopped believing their own media and they only believed what he had to say. No more of the Arab windbaggery -- on the second day of the war in '67 Nasser says 'we destroyed all of the Israeli Air Force.' Or when the hot air baloon Saddam Hussein, after defeat in 1991, gave out Victory Medals to the Iraqi Army. That era is over. This is a serious leadership whose commitment is matched by its intelligence and its incorruptibility. And that really is the formula. And now the United States and Israel are in living dread because they don't fear Hezbollah -- it's 3,000 fighters -- that's not what they fear. What they fear is, throughout the Arab world all the anti -- they call it American, I'll call imperialist -- all the anti-imperialist movements will now be emulating the Hizbullah model. Those who want to defeat the Americans, the American designs in the region, they're going to look for the Hezbollah model and the Hizbu'llah model says you have to "reason," you have to think, you have to "plan," you have to anticipate, and if you do that, you can win. And the fact is, it's true. If you do that, you can beat them.

Because as a fundamental fact, as Azmi Bishara (a leading member of the Palestinian member of the Israeli Knesset, an extremely smart fellow, he said -- I thought it ahead of time [audience laughter], I was glad he confirmed it -- he said, Israel can't win. They can't win because, for the older people in the room, there was an era of the proverbial farmer-fighter, the Israeli who was the farmer and the fighter, it was the equivalent of our own American West when you had the Settler-Fighter -- that era is over. Israel is, for better or for worse, it's a Westernized society and they don't have... they're interested in hi-tech, they're interested in a good time, they cannot fight and win against the types who embody Hezbollah values. It's just not going to happen. When they described in the newspapers how Hezbollah organizes, they said this is not an organization that you can knock on the door, can I join? No. They start from a quite young age and they learn discipline. What does discipline mean? [The Guardian, 07,29.2006] They tell a fellow, you go over there in that barn and you wait there until we call you. And sometimes they sit in that barn for 2, 3 and 4 days, waiting to be called and until they're called, they don't leave. You know, most people in the West can't do that. I'm not knocking it. May be it's for the better. I don't know. But that kind of mental discipline, commitment, it's not going to be replicated any longer.

The old Israel, yes, they could do it. That generation. The truth of the matter is, the old Zionist generation was completely incorruptible. They really were. They were totally dedicated on a level of dedication that is really quite awesome. Take someone like Abba Edan, he graduated with triple honors, triple A's, from either Oxford or C ...[inaudible]... and he goes to work for this crumby little organization called the Zionist Movement, you know, it was nothing then, when he joined. This is pre-'67. From commitment. From ideals. Now, the Israeli government, for those who follow, almost every single member of the government is now under indictment. [audience laughter] Who saw that article a couple of days ago, by Uri Avnery? He's going through it, every single member is under indictment. One for sticking his tongue down 6 women, one for... [inaudible]...it's now a level of moral corruption where they can't compete. At the end of the day they always depended that they're adversaries were corrupt, stupid blowhards who wanted to become part of the American system. Nasser wanted to be in the American system, the Americans rejected him. That's when he went to the Soviets. They all want to be part of the American system. Hezbollah doesn't. As far as one can tell now.

And that leads me to the last point because some people think that I am "anti-Israeli." Actually, I don't even know what the term means. Those concepts are totally alien to me.

But let's say, you're entitled to, I suppose, your first allegiance, your first commitment, your depest convictions are with Israel. My view is, if that's how you feel, then -- I'm not going to dispute it for the moment -- really, you have more reason than anyone else to want to find a peaceful resolution to the conflict

Écrit par : %% | 08/11/2006

hgfhf Les anti-Bush jubilent : la stratégie irakienne du président américain vient d'être désavouée par ses compatriotes, qui ont retiré leur confiance aux parlementaires républicains. Il paye, légitimement, ses fautes politiques (le faux prétexte des armes de destruction massive), ses erreurs de jugement (son « Mission accomplished ! », du 2 mai 2003), ses promesses non tenues de stabiliser le pays. Alors, les antiguerre avaient-ils raison d'annoncer le pire ?

L'hôte de la Maison-Blanche aurait dû écouter ceux qui mettaient en garde contre l'Orient compliqué et l'irrationalité des fanatiques, qui s'enivrent de sang. L'inventaire des maladresses militaires reste aussi à dresser. C'est cette succession d'incompétences que les électeurs ont sanctionnée. Mais, en Europe, les anti-Bush étaient plus ambigus : beaucoup ne voulaient pas provoquer la fureur islamiste et son antiaméricanisme, révélés le 11 septembre 2001.


C'est aussi ce défaitisme qui pavoise en France, devant les revers du monde libre. Les deux pays les plus critiqués - les États-Unis et Israël - sont ceux qui refusent de se soumettre au terrorisme coranique. Nos droits-de-l'hommistes en sont à laisser entendre que seule la tyrannie peut répondre à la mentalité arabo-musulmane. Pour avoir souligné, mardi, la « réussite » du « gouvernement démocratique » en Irak, Ségolène Royal a essuyé les indignations des vertueux.


Les critiques européennes à la condamnation à mort pour crimes contre l'humanité, dimanche, de Saddam Hussein -faux laïc qui appelait au djihad et martyrisait son peuple- illustrent cette démobilisation. En mars 2003, 33 % des Français souhaitaient déjà le succès du dictateur. Pour les islamistes, la victoire serait de voir les Européens pacifistes rompre avec les États-Unis batailleurs. On y vient : Emmanuel Todd, choyé par l'élite, estime l'Iran plus fréquentable que l'Amérique.


Il est aisé de reprocher à Bush sa guerre contre une nébuleuse. Mais il garde le mérite d'avoir su désigner l'« islamo-fascisme » comme l'ennemi des démocraties, de leurs valeurs, de leur mode de vie. C'est ce combat que la France s'honorerait de rejoindre, plutôt que de décevoir, par sa pusillanimité, les démocrates musulmans. La Géorgie, l'Ukraine et le Kirghistan, émancipés de l'ex-URSS, font plus confiance à Bush qu'à l'Europe molle. Pas de quoi pérorer.





« Sortir ses griffes »


Comprendre ceci : le vieil antiaméricanisme français, celui de Baudelaire et de Stendhal, de Bernanos et d'Aragon, est devenu l'allié involontaire de l'islamisme, avec qui il partage de semblables griefs contre les yankees. Et il ne faudra compter sur aucun des trois prétendants socialistes pour faire barrage à son entreprise de subversion (bloc-notes du 3-11) : en affichant, mardi soir à la télévision, leur distance face aux États-Unis tout en vantant le rapprochement avec le monde méditerranéen (DSK : « Les racines de notre culture sont chrétiennes, juives et musulmanes »), ils ont montré leur tentation d'accélérer la mutation identitaire de l'Europe, oublieuse du socle commun sur lequel, par-delà l'Atlantique, l'Occident s'est construit.


Est-ce ce choix d'une nouvelle nation à inventer que désirent les Français ? Leur opposition à l'entrée de la Turquie en Europe devrait inciter le PS a modérer son goût pour la table rase et les concessions. La gauche devrait lire Élie Barnavi (Les Religions meurtrières, Flammarion), ancien ambassadeur d'Israël en France, qui met l'Europe en garde contre l'envie de se désolidariser des États-Unis. Même si l'auteur reprend l'antienne sur « l'esprit borné » de Bush, c'est un appel à « la reconstitution de l'unité de l'Occident » qu'il lance.


Mais Barnavi va plus loin, en mettant en garde la France pacifiste contre le multiculturalisme qui a affaibli son identité. « La République est bonne fille, elle doit réapprendre à sortir ses griffes », écrit-il, en l'invitant à « réhabiliter l'héritage des Lumières ». « Elle ne doit pas seulement interdire qu'on enfreigne ses lois, elle doit exiger qu'on embrasse son éthique. (...) L'octroi de la citoyenneté doit s'accompagner d'un serment d'allégeance aux principes fondamentaux de la démocratie ». Écoutons cet ami de la France : il dit avoir peur pour elle.





Dire la vérité


Élie Barnavi cite, sans le nommer, un « homme de pensée et d'action, fin connaisseur du monde musulman » qui écrit ceci : « Selon nos projections les plus fiables, si les tendances actuelles persistent, dans les cinquante prochaines années, peut-être moins, la plupart des citoyens d'un certain nombre de pays européens, dont la France, seront musulmans ou du moins originaires d'un pays de culture musulmane ». Ce fait est ­connu et admis par nombre de démographes, et dénoncé par Philippe de Villiers. Mais qu'attend-on pour tenter de préserver l'âme de la France ?


Quand Nicolas Hulot déclare au Monde, mercredi, « Je supplie les politiques de dire la vérité », concernant les périls écologiques, son interpellation à des effets immédiats à droite comme à gauche. Aussi est-il consternant de constater l'indifférence portée sur l'identité française menacée. Jean-Pierre Chevènement, qui veut entrer dans la course présidentielle, tiendra-t-il ce langage de vérité ? Ces reculades sur l'immigration, lorsqu'il était à l'Intérieur, n'ont pas montré de prédispositions à la résistance.





Inacceptables


L'inacceptable : à Beit Hanoun (Gaza), dix-huit Palestiniens dont huit enfants et cinq femmes, ont été tués par erreur, mercredi, lors d'un bombardement israélien visant des sites de lancement de roquettes. Mais plus inacceptable est la stratégie du Hamas qui, à l'instar du Hezbollah libanais, veut la guerre et utilise femmes et enfants en boucliers humains.

Écrit par : ghgthgf | 10/11/2006

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11 novembre 2006



Intervention orale faite le 9 septembre 2006 aux "Six heures pour nos libertés", manifestation organisée par le Comité pour la liberté d’expression et d’association, et consacrée à la défense de Bahar Kimyongur [1], belge d’origine turque poursuivi pour délit d’appartenance à l’organisation turque DHKP (voir http://leclea.be). Je remercie Thierry Delforge pour avoir assuré la transcription de cet exposé oral.






Je remercie le CLEA de m’avoir invité. J’espère qu’il ne va pas le regretter. Je dois reconnaître que je ne suis pas du tout spécialiste des problèmes des libertés, des lois sécuritaires, des Droits de l’Homme etc. Mon intervention va donc se situer un peu en dehors du thème général de la soirée. La seule façon dont j’ai pu établir un lien avec l’affaire Bahar, c’est de parler de la violence et de la violence révolutionnaire. Quand j’ai eu des discussions sur l’affaire Bahar, on m’a toujours parlé de la violence, du problème de la violence aveugle, du terrorisme du DHKP. Je ne vais pas légitimer la violence du DHKP, ni discuter de la situation en Turquie à laquelle je ne connais rien. Je ferai seulement quelques réflexions générales sur le rôle de la violence dans l’Histoire, pour terminer par des remarques sur ce qui me semble être le problème le plus important dans la politique internationale aujourd’hui, en relation avec les guerres au Moyen-Orient.

Quand je veux parler de la violence révolutionnaire, je ne veux pas parler seulement de la violence « sympathique », celle des Sandinistes au Nicaragua, ou celle des Communards pendant la Commune de Paris, dont il est assez facile de trouver des gens qui en disent du bien. Mais de la violence qui est en général diabolisée ici, celle du Hamas, du Hezbollah, des révolutionnaires népalais, de la résistance irakienne, celle des Talibans etc. Avant de dire des choses qui pourraient être prises pour une apologie de la violence, je dois signaler que toutes mes actions passées et futures sont non-violentes et que tous les conseils d’action que je pourrais donner à quiconque seront toujours à caractère non-violent. Je pratique totalement la non-violence, mais je ne peux m’empêcher de le faire de façon critique. Je n’arrive pas à partager les discours occidentaux sur la non-violence quand il s’agit de la violence des autres.

Le premier exemple que je vais prendre dans l’Histoire, c’est la Révolution française et les guerres napoléoniennes. La Révolution française était un événement très violent, et les guerres napoléoniennes l’étaient encore plus. Je pense par exemple à la Terreur : il y a pas mal de gens qui ont été tués et qui étaient totalement innocents. Il y a eu beaucoup de sang innocent qui a été versé. Néanmoins, l’impact de la Révolution française dans l’Histoire est énorme. C’est une révolte antiféodale et antireligieuse d’une radicalité qui n’a pas existé dans les révolutions anglaise et américaine, ce qui était sans doute lié à sa forme particulière de violence. La Révolution française est restée, pour les anarchistes, pour les marxistes, pour les bolcheviques, mais aussi pour les laïques du monde entier, en Asie, en Amérique latine et ailleurs, même dans le monde arabo-musulman, quand il y avait là des mouvements laïques, LE modèle de la révolution. Cela n’a pas été le cas des révolutions anglaise et américaine, qui étaient en fait aussi très violentes, mais d’une autre façon. Cette violence révolutionnaire, qui est en général très critiquée, a eu un impact non négligeable. Les guerres napoléoniennes, qui étaient d’une certaine façon le travestissement, le détournement et l’échec de la Révolution française, qui ont débouché sur la Restauration et qui, en ce sens, ont été un désastre complet, ont néanmoins eu un effet de déstabilisation par rapport aux monarchies traditionnelles en Europe et ont permis d’une certaine façon de répandre des idées révolutionnaires, bien que de façon ambiguë.

Passons maintenant à la Révolution russe. Et prenons la période la plus noire de cette révolution, celle qui est la plus diabolisée, la période de Staline. Vous pouvez retourner les choses comme vous voulez, et je veux bien avoir un débat sur l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, mais les gens qui in fine ont battu les fascistes et les Nazis, ce sont les Soviétiques et ils étaient dirigés par Staline : c’est l’Armée rouge qui a porté le plus gros coup à l’armée allemande et qui a permis la victoire. Ce ne sont pas les démocrates occidentaux, ce ne sont pas les antifascistes occidentaux, ce n’est pas la République espagnole et ce ne sont pas les Anglo-américains qui ont mis fin au nazisme, mais les Soviétiques. C’est un fait historique, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, mais c’est un fait historique qui est en général oublié et que, à mon avis, il ne faut pas oublier. On peut peut-être dire que les Anglo-américains ont empêché la progression des Soviétiques plus à l’Ouest mais il est certain qu’ils sont arrivés à un moment où les Allemands étaient déjà essentiellement vaincus.

Prenez maintenant les luttes anticoloniales qui sont probablement le plus grand mouvement de libération du 20ème siècle. Toutes ces luttes ont été extraordinairement violentes. Beaucoup de gens aiment opposer la résistance irakienne à la résistance vietnamienne dont j’entends subitement dire beaucoup de bien. Mais je suis assez vieux pour me rappeler de ce qu’on disait de la résistance vietnamienne, à l’époque où elle avait lieu. Et à cette époque-là, que disait-on ? Ho-Chi-Minh qui dirigeait cette résistance était un produit de la III ème Internationale, c’est-à-dire de l’Internationale stalinienne. Et il a évidement éliminé l’opposition dans son pays. Quand il y a eu la réforme agraire au Nord-Vietnam, des dizaines de milliers de gens sont partis vers le Sud, à pied, ont voté avec leurs pieds, comme disaient les Occidentaux et leur départ a été utilisé par la propagande de guerre américaine. Donc, il ne faut pas reconstruire le passé aujourd’hui, en ce qui concerne la violence de la lutte vietnamienne.

J’insiste sur le fait que je parle ici de la « mauvaise » violence, celle qui est injuste, qui implique l’usage de la force arbitraire, où des civils innocents sont tués, la violence des états, y compris des dictatures, mais qui, au regard de l’Histoire, a des effets importants, dont il n’est pas évident qu’ils auraient été pu être obtenus autrement.

Je veux dire aussi deux mots sur les actions non-violentes, parce qu’en général, les gens qui critiquent ces méthodes violentes leur opposent la lutte pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis, la décolonisation de l’Inde et la lutte contre l’Apartheid. Mais ils oublient plusieurs choses.

Dans la lutte des Noirs aux Etats-Unis, il faut comprendre, qu’à partir de Kennedy, le gouvernement fédéral américain a décidé de soutenir la déségrégation et de s’opposer aux menées des extrémistes blancs qui, en fait, avaient régné par la terreur dans le Sud des Etats-Unis jusqu’à ce moment-là. Que ce soit pour des raisons d’image des Etats-Unis ou des raisons de politique interne, je n’en sais rien, mais Kennedy a envoyé l’armée fédérale appuyer les mouvements de déségrégation. Et donc les extrémistes blancs se sont trouvés face à l’armée la plus puissante du monde, ce qui n’est pas exactement une situation de pure non-violence.

Quand on prend l’Inde et le combat de Ghandi, il ne faut pas oublier que, quand il a réussi, il faisait face à un empire britannique qui avait été terriblement affaibli par les deux guerres mondiales. Et ni Guillaume II ni Hitler, qui avaient contribué à cet affaiblissement, n’étaient particulièrement non-violents.

Quand on passe à l’Afrique du Sud, il ne faut pas oublier que les conflits dans les pays de la ligne de front, l’Angola et le Mozambique, étaient extraordinairement violents. Et l’intervention cubaine en Angola, violente évidemment, qui a permis de défaire l’armée blanche sud-africaine a eu un impact psychologique énorme sur l’Apartheid et sur la lutte contre l’Apartheid.

Si on passe à la période actuelle, ce qui s’est passé au mois d’août de cette année est, à mon avis, un événement absolument historique parce qu’Israël, si l’on tient compte du rapport de force réellement existant, et de sa volonté d’avoir comme carte ultime son armée, qui est un moyen de dissuader, comme ils disent, toutes les forces arabes de la région, a été vaincu. Son armée a été vaincue par le Hezbollah. Elle n’a pas été vaincue complètement mais, par rapport à ses objectifs, qui étaient de détruire le Hezbollah, Israël et son armée ont complètement échoué. Mais c’est le Hezbollah qui a vaincu, lui, et non pas les mouvements de solidarité avec la Palestine, ni les mouvements de la paix. Le Hezbollah, armé par la Syrie et l’Iran, bien sûr : comment voulez-vous qu’il résiste autrement, alors qu’Israël est armé constamment par les Etats-Unis ?

Prenons un autre théâtre d’opération, l’Irak. La résistance irakienne réalise un changement inouï dans la situation mondiale, parce qu’ils sont en train de bloquer l’armée américaine et les Etats-Unis, qui étaient supposés être la « nouvelle Rome », comme disait Condoleeza Rice quand ils sont entrés dans Bagdad, montrent qu’ils ne sont pas aussi forts que les Romains. En Irak, les Américains n’ont pas montré leur force mais leur faiblesse. L’armée américaine est complètement bloquée. Il ne faut pas croire ce que vous lisez dans la presse, qui est souvent relativement optimiste. Lisez les rapports des gens du Pentagone qui disent qu’ils n’en sortent pas, qu’ils ne contrôlent pas la situation, pas plus que l’armée irakienne. La situation est évidemment dramatique et, quand ils quitteront l’Irak, ils quitteront un pays qu’ils auront détruit. Néanmoins, la résistance irakienne aura eu pour effet de mettre fin au mythe de la toute-puissance américaine, et çà, c’est un événement historique. De plus, la résistance a été préparée sous l’ancien régime, c’est-à-dire celui, très violent, de Saddam Hussein. Il ne faut pas croire qu’il s’agit uniquement d’une résistance spontanée due au fait que les gens n’étaient pas contents de l’occupation. Elle a été préparée. Elle a commencé à peu près un mois après la chute de Bagdad. Je ne peux pas croire qu’une résistance d’une telle force et d’une telle organisation soit purement spontanée. Il suffit de comparer, par exemple, avec la résistance en Belgique ou en France pendant l’occupation allemande, qui n’atteignait pas la force de la résistance irakienne.

Quand je dis ce qui précède, on peut prendre cela pour une apologie de la violence. Ce n’est pas mon point de vue. Mon point de vue n’est pas que j’aime Robespierre, Napoléon, Staline, Ho-Chi-Minh, Saddam Hussein, Nasrallah etc. Ce que je pense de ces gens là est compliqué mais n’a pas beaucoup d’importance. Pour moi, ce qui m’interpelle, c’est ceci : toute la violence révolutionnaire dont j’ai parlé est, dans tous les cas - ce serait facile à illustrer - une réponse à une violence contre-révolutionnaire antérieure. Une violence des classes dominantes, des colons, des impérialistes. Et ce qui me perturbe c’est la faiblesse, l’extraordinaire faiblesse, en Occident, de la résistance à la violence que l’Occident lui-même produit. Pendant la guerre au Liban, je crois que, sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis , pendant un mois, il y a eu entre dix et vingt mille manifestants contre cette guerre. Ce n’est pas que les Américains soient tellement passifs : il y avait un million de personnes dans la rue pour une question liée au problème des sans-papiers et des immigrés. Je suis content qu’ils manifestent pour cela, mais comment se fait-il qu’il y en a un million pour cette cause-là et vingt mille pour une guerre qui provoque plus de mille morts, des centaines de milliers de réfugiés, des destructions inouïes et qui est entièrement soutenue par leur propre gouvernement ? Comment se fait-il qu’il y ait ce hiatus ? Il me semble qu’il y a un désintérêt pour les questions internationales, pour ce genre de question internationale, et surtout pour la question de l’impérialisme ; et il me semble qu’à cause de cette passivité, - par exemple la passivité lors de la première guerre du Liban, qui a donné naissance au Hezbollah - nous n’avons simplement aucun droit d’aller donner des cours sur la non-violence, la démocratie et les Droits de l’Homme dans le Tiers-Monde. Simplement parce que nous nous sommes déconsidérés en ne critiquant pas et en ne nous opposant pas suffisamment à la violence de notre propre système. Ceci me paraît être un raisonnement moral élémentaire, bien que je sois conscient du fait que beaucoup de gens ne sont pas d’accord avec moi là-dessus.

Je termine par une remarque générale. Quand les opprimés utilisent des moyens de lutte généralement non-violents, comme Chavez, Allende, Arbenz au Guatémala dans les années 1950, Mossadegh en Iran, les Palestiniens pendant la période d’Oslo - on leur vole leurs terres, on se moque d’eux de toutes les façons, on ne les écoute pas, on les renverse etc. Et quand ils utilisent des moyens violents, comme la résistance irakienne aujourd’hui, le Hezbollah, le Hamas etc., l’immense majorité des intellectuels occidentaux, bien que, sans doute, pas ceux qui sont dans cette salle, lèvent les bras au ciel et crient à la démocratie, à la non-violence et au respect des Droits de l’Homme. Je pense qu’il serait très aimable de la part des oppresseurs de dire aux opprimés, une fois pour toutes, quelles armes ils ont le droit d’utiliser.

En espérant que ces quelques remarques ne seront pas utilisées contre le CLEA ou contre Bahar, je vous remercie.

Écrit par : uuu | 11/11/2006

f Tensions entre Paris et Tel-Aviv autour du Liban. Le général français Alain Pellegrini qui commande jusqu’en janvier prochain la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), a donné un entretien au Figaro du 11 novembre, « Pellegrini : "Les survols du Liban sont inacceptables" ». Il déclare à propos des survols par l’aviation israélienne du territoire libanais : « Ces survols sont inacceptables. Ils constituent une violation de la résolution 1701 de l’ONU, qui a mis un terme au conflit cet été, une violation donc par Israël de la cessation des hostilités. À partir du moment où un pays viole l’espace aérien d’un autre pays, c’est un acte hostile. J’appelle les Israéliens à les faire cesser. J’ai du mal à les comprendre. Ils nous disent qu’ils vont continuer ces survols tant qu’ils n’auront pas récupéré leurs deux soldats enlevés par le Hezbollah. D’autre part, il semble qu’ils aient des informations sur des livraisons d’armes au Hezbollah via la frontière syro-libanaise. Tant que ces passages d’armements continuent, nous disent-ils, ils survoleront le Liban. » Rappelons que la veille le même quotidien avait publié un article de Thierry Oberlé, « L’armée française au Liban se sent menacée par Israël », qui rapportait un grave incident : « Des avions israéliens ont à plusieurs reprises adopté des "attitudes hostiles" envers les troupes françaises de la Force intérimaire des nations unies au Liban (Finul). Une "catastrophe" a été évitée de justesse, a affirmé avant-hier le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie. "Des F 15 se sont présentés en piqué, puis en redressement immédiat, c’est-à-dire en posture d’attaque", a-t-elle déclaré aux députés lors d’une séance sur le budget de la Défense. Elle a jugé l’incident "intolérable". »

Écrit par : f | 12/11/2006

ooo The historical chapters of Peace Not Apartheid are rather thin, filled with errors small and large, as well as tendentious and untenable interpretations. But few persons will be reading it for the history.

It is what Carter has to say about the present that will interest the reading public and the media (assuming the book is not ignored). It can be said with certainty that Israel's apologists will not be pleased. Although Carter includes criticisms of the Palestinians to affect balance,[1] it is clear that he holds Israel principally responsible for the impasse in the peace process. The most scathing criticisms of Israel come in Chapter 16 ("The Wall as a Prison"). One hopes that this chapter (and the concluding "Summary") will be widely disseminated.

Below I reproduce some of Carter's key statements (my boldface).

Norman G. Finkelstein (10 November 2006)
www.NormanFinkelstein.com


* * *


Most Arab regimes have accepted the permanent existence of Israel as an indisputable fact and are no longer calling for an end to the State of Israel, having contrived a common statement at an Arab summit in 2002 that offers peace and normal relations with Israel within its acknowledged international borders and in compliance with other U.N. Security Council resolutions. (p. 14)

Since 1924, Shebaa Farms has been treated as Lebanese territory, but Syria seized the area in the 1950s and retained control until Israel occupied the Farms -- along with the Golan Heights -- in 1967. The inhabitants and properties were Lebanese, and Lebanon has never accepted Syria's control of the Farms. Although Syria has claimed the area in the past, Syrian officials now state that it is part of Lebanon. This position supports the Arab claim that Israel still occupies Lebanese territory. (pp. 98-9)

The best offer to the Palestinians [at Camp David in December 2000] -- by Clinton, not Barak -- had been to withdraw 20 percent of the settlers, leaving more than 180,000 in 209 settlements, covering about 10 percent of the occupied land, including land to be "leased" and portions of the Jordan River valley and East Jerusalem.

The percentage figure is misleading, since it usually includes only the actual footprints of the settlements. There is a zone with a radius of about four hundred meters around each settlement within which Palestinians cannot enter. In addition, there are other large areas that would have been taken or earmarked to be used exclusively by Israel, roadways that connect the settlements to one another and to Jerusalem, and "life arteries" that provide the settlers with water, sewage, electricity, and communications. These range in width from five hundred to four thousand meters, and Palestinians cannot use or cross many of these connecting links. This honeycomb of settlements and their interconnecting conduits effectively divide the West Bank into at least two noncontiguous areas and multiple fragments, often uninhabitable or even unreachable, and control of the Jordan Valley denies Palestinians any direct access eastward into Jordan. About one hundred military checkpoints completely surround Palestinians and block routes going into or between Palestinian communities, combined with an unaccountable number of other roads that are permanently closed with large concrete cubes or mounds of earth and rocks.

There was no possibility that any Palestinian leader could accept such terms and survive, but official statements from Washington and Jerusalem were successful in placing the entire onus for the failure on Yasir Arafat. (pp. 151-2)

A new round of talks was held at Taba in January 2001, during the last few days of the Clinton presidency, between President Arafat and the Israeli foreign minister, and it was later claimed that the Palestinians rejected a "generous offer" put forward by Prime Minister Barak with Israel keeping only 5 percent of the West Bank. The fact is that no such offers were ever made. Barak later said, "It was plain to me that there was no chance of reaching a settlement at Taba. Therefore I said there would be no negotiations and there would be no delegation and there would be no official discussions and no documentation. Nor would Americans be present in the room. The only thing that took place at Taba were nonbinding contacts between senior Israelis and senior Palestinians. (p. 152)

In April 2003 a "Roadmap" for resolving the Israeli-Palestinian conflict was announced by U.N. Secretary-General Kofi Annan on behalf of the United States, the United Nations, Russia, and the European Union (known as the Quartet)....The Palestinians accepted the road map in its entirety but the Israeli government announced fourteen caveats and prerequisites, some of which would preclude any final peace talks. (p. 159)

"Imprisonment wall" is more descriptive than "security fence." (p. 174)

Gaza has maintained a population growth rate of 4.7 percent annually, one of the highest in the world, so more than half its people are less than fifteen years old. They are being strangled since the Israeli "withdrawal," surrounded by a separation barrier that is penetrated only by Israeli-controlled checkpoints, with just a single opening (for personnel only) into Egypt's Sinai as their access to the outside world. There have been no moves by Israel to permit transportation by sea or by air. Fishermen are not permitted to leave the harbor, workers are prevented from going to outside jobs, the import or export of food and other goods is severely restricted and often cut off completely, and the police, teachers, nurses, and social workers are deprived of salaries. Per capita income has decreased 40 percent during the last three years, and the poverty rate has reached 70 percent. The U.N. Special Rapporteur on the Right to Food has stated that acute malnutrition in Gaza is already on the same scale as that seen in the poorer countries of the Southern Sahara, with more than half of Palestinian families eating only one meal a day. (p. 176).

The area between the segregation barrier and the Israeli border has been designated a closed military region for an indefinite period of time. Israeli directives state that every Palestinian over the age of twelve living in the closed area has to obtain a "permanent resident permit" from the civil administration to enable them to continue to live in their own homes. They are considered to be aliens, without the rights of Israeli citizens. To summarize: whatever territory Israel decides to confiscate will be on its side of the wall, but Israelis will still retain control of the Palestinians who will be on the other side of the barrier, enclosed between it and Israel's forces in the Jordan River valley. (pp. 192-3)

The wall ravages many places along its devious route that are important to Christians. In addition to enclosing Bethlehem in one of its most notable intrusions, an especially heartbreaking division is on the southern slope of the Mount of Olives, a favorite place for Jesus and his disciples, and very near Bethany, where they often visited Mary, Martha, and their brother, Lazarus. There is a church named for one of the sisters, Santa Marta Monastery, where Israel's thirty-foot concrete wall cuts through the property. The house of worship is now on the Jerusalem side, and its parishioners are separated from it because they cannot get permits to enter Jerusalem.... Its priest, Father Claudio Ghilardi, says, "For nine hundred years we have lived here under Turkish, British, Jordanian, and Israeli governments, and no one has ever stopped people coming to pray. It is scandalous. This is not about a barrier. It is a border. Why don't they speak the truth?"

Countering Israeli arguments that the wall is to keep Palestinian suicide bombers from Israel, Father Claudio adds a comment that describes the path of the entire barrier: "The Wall is not separating Palestinians from Jews; rather Palestinians from Palestinians." Nearby are three convents that will also be cut off from the people they serve. The 2,000 Palestinian Christians have lost their place of worship and their spiritual center. (pp. 194-5)

International human rights organizations estimate that since 1967 more than 630,000 Palestinians (about 20 percent of the total population) in the occupied territories have been detained at some time by the Israelis, arousing deep resentment among the families involved. Although the vast majority of prisoners are men, there are a large number of women and children being held. Between the ages of twelve and fourteen, children can be sentenced for a period of up to six months, and after the age of fourteen Palestinian children are tried as adults, a violation of international law. (pp. 196-7)

The unwavering official policy of the United States since Israel became a state has been that its borders must coincide with those prevailing from 1949 until 1967 (unless modified by mutually agreeable land swaps), specified in the unanimously adopted U.N. Resolution 242, which mandates Israel's withdrawal from occupied territories. This obligation was reconfirmed by Israel's leaders in agreements negotiated in 1978 at Camp David and in 1993 at Oslo, for which they received the Nobel Peace Prize, and both of these commitments were officially ratified by the Israeli government. Also, as a member of the International Quartet that includes Russia, the United Nations, and the European Union, America supports the Roadmap for Peace, which espouses exactly the same requirements. Palestinian leaders unequivocally accepted this proposal, but Israel has officially rejected its key provisions with unacceptable caveats and prerequisites.

...

The overriding problem is that, for more than a quarter century, the actions of some Israeli leaders have been in direct conflict with the official policies of the United States, the international community, and their own negotiated agreements....Israel's continued control and colonization of Palestinian land have been the primary obstacles to a comprehensive peace agreement in the Holy Land. In order to perpetuate the occupation, Israeli forces have deprived their unwilling subjects of basic human rights. No objective person could personally observe existing conditions in the West Bank and dispute these statements. (pp. 207-9)

The United States has used its U.N. Security Council veto more than forty times to block resolutions critical of Israel. Some of these vetoes have brought international discredit on the United States, and there is little doubt that the lack of a persistent effort to resolve the Palestinian issue is a major source of anti-American sentiment and terrorist activity throughout the Middle East and the Islamic world. (pp. 209-10)

The bottom line is this: Peace will come to Israel and the Middle East only when the Israeli government is willing to comply with international law, with the Roadmap for Peace, with official American policy, with the wishes of a majority of its own citizens -- and honors its own previous commitments -- by accepting its legal borders. All Arab neighbors must pledge to honor Israel's right to live in peace under these conditions. The United States is squandering international prestige and goodwill and intensifying global anti-American terrorism by unofficially condoning or abetting the Israeli confiscation and colonization of Palestinian territories. (p. 216)

Notes

1. E.g., Carter writes: "With a single-mindedness amounting to tunnel vision, Palestinians see the restoration of their rights, defined by international law, as the key to peace throughout the broader Middle East, including the Gulf states" (p. 187). What's wrong with grounding rights and peace in international law?

Écrit par : liiu | 12/11/2006

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Peut-on critiquer l’Islam ? C’est l’une des questions récurrentes de ces derniers mois et même de ces dernières années, question que les médias ne semblent pas se poser avec la même acuité pour les deux autres religions monothéistes.

Certes la question peut être posée, ne serait-ce qu’au nom de la liberté d’expression. Mais, plus important face à l’omniprésence de cette question, peut-on encore ne pas critiquer l’Islam ou même débattre d’autre chose que l’Islam ? L’Islam est-il une véritable menace pour la liberté d’expression ? Et si oui, est-il le seul ?

Nous avons droit presque chaque semaine à une nouvelle polémique touchant à l’Islam : untel a dit ceci sur l’Islam, tel musulman a fait cela. Untel avait-il le droit de dire ceci ? Tel musulman avait-il le droit de faire cela ? etc. Et nos donneurs de leçons médiatiques de s’engouffrer immédiatement dans le "débat" sans vérification ni même réflexion mais surtout avec stigmatisation, dénonciation et passion pour nous démontrer que l’Islam représente un danger car incompatible avec nos valeurs occidentales.

La dernière grande affaire en date concerne le professeur de philosophie Robert Redeker et son article publié dans le Figaro du 19 Septembre 2006. Cet article raciste n’a pas manqué de déchaîner les haines et les passions autant de la part de ses défenseurs que de ses détracteurs. Ceci soulève deux questions : Robert Redeker a-t-il le droit de s’exprimer ? Robert Redeker a-t-il le droit d’exprimer des idées et une pensée se révélant racistes ?

À la première question, la réponse est évidemment oui ! En revanche, la réponse à la seconde question ne peut être que négative car, dans le cas contraire, il faudrait alors que Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch et consorts puissent s’exprimer avec la même liberté.

Ainsi, le racisme est-il toujours condamnable ou est-il tolérable quand il concerne l’Islam ? Si on considère que la deuxième proposition est la bonne, alors nous ne sommes plus dans un Etat de droits égalitaire.

Mais revenons à Robert Redeker.

On nous parle de "fatwa" et de menaces de mort. Pourquoi les écrits de cet enseignant auraient-ils provoqué autant de réactions virulentes ? Qu’a-t-il exprimé qui puisse justifier tant de passions et de débordements ?

Si nous nous penchons sur ces dernières années, nous constatons que des personnalités ayant autrement plus de talent et de renommée ont fait autant si ce n’est pire que lui.

Est-il besoin de rappeler les propos d’un Michel Houellebecq, d’un Claude Imbert et de feu Oriana Fallaci sur l’Islam, son prophète et les musulmans ? Est-il besoin de rappeler les propos tenus par des politiques et des politologues tel que Philippe de Villiers, George Frèche ou Alexandre Del Valle (anciennement Marc d’Anna) sur l’Islam et les musulmans ?

Est-il besoin de rappeler le nombre d’ouvrages publiés chaque année en France qui traitent le prophète Mahomet notamment de "guerrier sanguinaire", de "voleur" et de "pédophile" ?

Quelles ont été les conséquences pour toutes ces personnes ? Rien ! Pas la moindre "fatwa" !

Ces personnalités d’horizons divers et variés ont pu exprimer leurs idées, aussi nauséabondes soient-elles, sans problème. Aucune n’a perdu son emploi ou n’a été obligée de s’exiler ou de se cacher en faisant appel à la police.

N’en déplaise à certains, Oriana Fallaci, qui nous a quitté récemment, est décédée de cause naturelle et non pas égorgée "par un immonde barbu islamiste".

Aucun des nombreux ouvrages calomniant le prophète de l’Islam n’a été interdit ni même brûlé. Tout comme aucune des librairies les distribuant n’a été prise d’assaut par des hordes de musulmans pour interdire une dédicace et surtout empêcher la vente de tels livres.

Non, Robert Redeker n’a rien dit ou fait de plus que les personnes citées plus haut et pourtant on ne parle que de lui et des menaces qu’il endure.

Venons en justement à cette "fatwa".

De manière fort étrange et troublante, cette "fatwa" bien qu’omniprésente dans les médias est impossible à trouver en dehors de sites internet racistes tels que france-echos.com et occidentalis.com ou fondamentalistes laïcs tels que prochoix.org.

Nombreux sont celles et ceux qui l’attribuent à Youssef Al Qardawi qui l’aurait prononcé dans son émission sur Al-Jazeera. Or, nulle trace de cette "fatwa" même sur le site de la célèbre chaîne du Qatar ni sur celui d’Al Qardawi. Comment ceux qui sont si prompts à critiquer l’islam et à donner des leçons peuvent-ils l’expliquer ?

Il paraît pourtant que les barbus sont des fanatiques prêts à tout et ne craignant que Dieu. Alors pourquoi n’assumeraient-ils pas leur "fatwa" ? Ils devraient au contraire s’en vanter et la diffuser pour toucher un maximum de musulmans. Le texte de la prétendue "fatwa" devrait donc être aisément consultable. Pourtant rien !

D’où vient alors cette "fatwa" d’on tout le monde parle ? Au fait, existe-t-elle vraiment ?

Admettons.
Admettons que la menace qui pèse sur Robert Redeker soit réelle.

Pourquoi s’indigne-t-on et défend-on de manière aussi virulente Robert Redeker alors que d’autres sont laissés dans l’oubli ? Nous ne pouvons ici qu’être profondément choqué et indigné par la différence de traitement en matière de liberté d’expression selon le sujet traité et la personne en cause.

Où sont les bien-pensants et les donneurs de leçon lorsque Noël Mamère , Dieudonné, Alain Soral ou Mouloud Aounit se font agresser ? Qui parmi les "inter mi-temps" de la philosophie et de la réflexion s’est indigné des agressions qu’ont subi Olivia Zemour et Ginette Hess Skandrani ?

Ici, il ne s’agit pas de menaces par mail mais de violences physiques bien réelles. Non seulement il n’y a personne pour s’indigner et pour condamner ces agressions mais les médias ne relayent que timidement l’information quand il ne la passe pas purement et simplement sous silence.

On nous parle de fatwa et de menace pour l’Occident et ses valeurs. Mais où étaient nos pourfendeurs de fatwas quand Pascal Boniface, Edgar Morin, Eric Hazan et Daniel Mermet, pour ne citer qu’eux, ont été traînés dans la boue et/ou attaqués en justice pour s’être librement exprimé sur le conflit israélo-palestinien ?

Qui parmi nos donneurs de leçons médiatiques s’est dressé contre la tentative de censurer l’ouvrage d’Israël Shamir "L’autre visage Israël" et celui de Norman G. Finkelstein "l’industrie de l’Holocauste" ?

Qui parmi les défenseurs inconditionnels de Robert Redeker a dénoncé haut et fort les menaces de mort reçues notamment par Gisèle Halimi et Eyal Sivan sous forme d’une lettre contenant une balle et un petit mot : "la prochaine ne viendra pas par la poste" ?

Quel Alain Finkielkraut ou Philippe Val a manifesté son soutien à Alain Ménargues quand il a été démis de ses fonctions de vice directeur de RFI pour avoir publié "Le Mur de Sharon" ?

Quel journaliste ou intellectuel si prompt à voir des fatwas et des terroristes islamistes à tous les coins de rue a tenté de soutenir la journaliste Catherine Nay après qu’elle ait déclaré en Janvier 2003 "qu’elle ne voulait plus s’exprimer sur ce sujet (le conflit israélo-palestinien)" suite à la campagne de dénigrement qu’elle a subit de la part d’activistes sionistes ?

Où sont les défenseurs de la liberté d’expression quand le journaliste Charles Enderlin reçoit des menaces de mort et subit une campagne de diffamation orchestrée par les défenseurs inconditionnels de l’état israélien ?

Comment expliquer que nos pourfendeurs d’islamistes restent silencieux quand la liberté d’expression est menacée par des extrémistes non musulmans, ceux-là ?

Que défendent réellement ceux qui soutiennent de façon si inconditionnelle Robert Redeker et qui dans le même temps ignorent superbement des faits au moins aussi graves ?

Est-ce véritablement la liberté d’expression et le droit de critiquer toutes les religions qui sont en cause ou est-ce simplement la liberté d’exprimer sa haine et son racisme à l’égard de l’Islam et des musulmans ?

Que de questions dont nous aimerions connaître les réponses afin de savoir s’il existe une seule et même liberté d’expression ou plusieurs avec des niveaux très variables selon le sujet abordé.

Paul Draszen

P.S.

P.S : Rappelons à toutes fins utiles que Nicolas Sarkozy a exprimé son soutien à Robert Redeker et a réaffirmé son attachement à la défense de la liberté d’expression en France alors qu’il a fait interdire un livre sur son épouse Cécilia et obtenu le limogeage du rédacteur en chef de Paris Match suite à la publication de photos de son épouse avec son amant...





RUBRIQUE : La liberté


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Peut-on critiquer l’Islam ? C’est l’une des questions récurrentes de ces derniers mois et même de ces dernières années, question que les médias ne semblent pas se poser avec la même acuité pour les deux autres religions monothéistes.

Certes la question peut être posée, ne serait-ce qu’au nom de la liberté d’expression. Mais, plus important face à l’omniprésence de cette question, peut-on encore ne pas critiquer l’Islam ou même débattre d’autre chose que l’Islam ? L’Islam est-il une véritable menace pour la liberté d’expression ? Et si oui, est-il le seul ?

Nous avons droit presque chaque semaine à une nouvelle polémique touchant à l’Islam : untel a dit ceci sur l’Islam, tel musulman a fait cela. Untel avait-il le droit de dire ceci ? Tel musulman avait-il le droit de faire cela ? etc. Et nos donneurs de leçons médiatiques de s’engouffrer immédiatement dans le "débat" sans vérification ni même réflexion mais surtout avec stigmatisation, dénonciation et passion pour nous démontrer que l’Islam représente un danger car incompatible avec nos valeurs occidentales.

La dernière grande affaire en date concerne le professeur de philosophie Robert Redeker et son article publié dans le Figaro du 19 Septembre 2006. Cet article raciste n’a pas manqué de déchaîner les haines et les passions autant de la part de ses défenseurs que de ses détracteurs. Ceci soulève deux questions : Robert Redeker a-t-il le droit de s’exprimer ? Robert Redeker a-t-il le droit d’exprimer des idées et une pensée se révélant racistes ?

À la première question, la réponse est évidemment oui ! En revanche, la réponse à la seconde question ne peut être que négative car, dans le cas contraire, il faudrait alors que Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch et consorts puissent s’exprimer avec la même liberté.

Ainsi, le racisme est-il toujours condamnable ou est-il tolérable quand il concerne l’Islam ? Si on considère que la deuxième proposition est la bonne, alors nous ne sommes plus dans un Etat de droits égalitaire.

Mais revenons à Robert Redeker.

On nous parle de "fatwa" et de menaces de mort. Pourquoi les écrits de cet enseignant auraient-ils provoqué autant de réactions virulentes ? Qu’a-t-il exprimé qui puisse justifier tant de passions et de débordements ?

Si nous nous penchons sur ces dernières années, nous constatons que des personnalités ayant autrement plus de talent et de renommée ont fait autant si ce n’est pire que lui.

Est-il besoin de rappeler les propos d’un Michel Houellebecq, d’un Claude Imbert et de feu Oriana Fallaci sur l’Islam, son prophète et les musulmans ? Est-il besoin de rappeler les propos tenus par des politiques et des politologues tel que Philippe de Villiers, George Frèche ou Alexandre Del Valle (anciennement Marc d’Anna) sur l’Islam et les musulmans ?

Est-il besoin de rappeler le nombre d’ouvrages publiés chaque année en France qui traitent le prophète Mahomet notamment de "guerrier sanguinaire", de "voleur" et de "pédophile" ?

Quelles ont été les conséquences pour toutes ces personnes ? Rien ! Pas la moindre "fatwa" !

Ces personnalités d’horizons divers et variés ont pu exprimer leurs idées, aussi nauséabondes soient-elles, sans problème. Aucune n’a perdu son emploi ou n’a été obligée de s’exiler ou de se cacher en faisant appel à la police.

N’en déplaise à certains, Oriana Fallaci, qui nous a quitté récemment, est décédée de cause naturelle et non pas égorgée "par un immonde barbu islamiste".

Aucun des nombreux ouvrages calomniant le prophète de l’Islam n’a été interdit ni même brûlé. Tout comme aucune des librairies les distribuant n’a été prise d’assaut par des hordes de musulmans pour interdire une dédicace et surtout empêcher la vente de tels livres.

Non, Robert Redeker n’a rien dit ou fait de plus que les personnes citées plus haut et pourtant on ne parle que de lui et des menaces qu’il endure.

Venons en justement à cette "fatwa".

De manière fort étrange et troublante, cette "fatwa" bien qu’omniprésente dans les médias est impossible à trouver en dehors de sites internet racistes tels que france-echos.com et occidentalis.com ou fondamentalistes laïcs tels que prochoix.org.

Nombreux sont celles et ceux qui l’attribuent à Youssef Al Qardawi qui l’aurait prononcé dans son émission sur Al-Jazeera. Or, nulle trace de cette "fatwa" même sur le site de la célèbre chaîne du Qatar ni sur celui d’Al Qardawi. Comment ceux qui sont si prompts à critiquer l’islam et à donner des leçons peuvent-ils l’expliquer ?

Il paraît pourtant que les barbus sont des fanatiques prêts à tout et ne craignant que Dieu. Alors pourquoi n’assumeraient-ils pas leur "fatwa" ? Ils devraient au contraire s’en vanter et la diffuser pour toucher un maximum de musulmans. Le texte de la prétendue "fatwa" devrait donc être aisément consultable. Pourtant rien !

D’où vient alors cette "fatwa" d’on tout le monde parle ? Au fait, existe-t-elle vraiment ?

Admettons.
Admettons que la menace qui pèse sur Robert Redeker soit réelle.

Pourquoi s’indigne-t-on et défend-on de manière aussi virulente Robert Redeker alors que d’autres sont laissés dans l’oubli ? Nous ne pouvons ici qu’être profondément choqué et indigné par la différence de traitement en matière de liberté d’expression selon le sujet traité et la personne en cause.

Où sont les bien-pensants et les donneurs de leçon lorsque Noël Mamère , Dieudonné, Alain Soral ou Mouloud Aounit se font agresser ? Qui parmi les "inter mi-temps" de la philosophie et de la réflexion s’est indigné des agressions qu’ont subi Olivia Zemour et Ginette Hess Skandrani ?

Ici, il ne s’agit pas de menaces par mail mais de violences physiques bien réelles. Non seulement il n’y a personne pour s’indigner et pour condamner ces agressions mais les médias ne relayent que timidement l’information quand il ne la passe pas purement et simplement sous silence.

On nous parle de fatwa et de menace pour l’Occident et ses valeurs. Mais où étaient nos pourfendeurs de fatwas quand Pascal Boniface, Edgar Morin, Eric Hazan et Daniel Mermet, pour ne citer qu’eux, ont été traînés dans la boue et/ou attaqués en justice pour s’être librement exprimé sur le conflit israélo-palestinien ?

Qui parmi nos donneurs de leçons médiatiques s’est dressé contre la tentative de censurer l’ouvrage d’Israël Shamir "L’autre visage Israël" et celui de Norman G. Finkelstein "l’industrie de l’Holocauste" ?

Qui parmi les défenseurs inconditionnels de Robert Redeker a dénoncé haut et fort les menaces de mort reçues notamment par Gisèle Halimi et Eyal Sivan sous forme d’une lettre contenant une balle et un petit mot : "la prochaine ne viendra pas par la poste" ?

Quel Alain Finkielkraut ou Philippe Val a manifesté son soutien à Alain Ménargues quand il a été démis de ses fonctions de vice directeur de RFI pour avoir publié "Le Mur de Sharon" ?

Quel journaliste ou intellectuel si prompt à voir des fatwas et des terroristes islamistes à tous les coins de rue a tenté de soutenir la journaliste Catherine Nay après qu’elle ait déclaré en Janvier 2003 "qu’elle ne voulait plus s’exprimer sur ce sujet (le conflit israélo-palestinien)" suite à la campagne de dénigrement qu’elle a subit de la part d’activistes sionistes ?

Où sont les défenseurs de la liberté d’expression quand le journaliste Charles Enderlin reçoit des menaces de mort et subit une campagne de diffamation orchestrée par les défenseurs inconditionnels de l’état israélien ?

Comment expliquer que nos pourfendeurs d’islamistes restent silencieux quand la liberté d’expression est menacée par des extrémistes non musulmans, ceux-là ?

Que défendent réellement ceux qui soutiennent de façon si inconditionnelle Robert Redeker et qui dans le même temps ignorent superbement des faits au moins aussi graves ?

Est-ce véritablement la liberté d’expression et le droit de critiquer toutes les religions qui sont en cause ou est-ce simplement la liberté d’exprimer sa haine et son racisme à l’égard de l’Islam et des musulmans ?

Que de questions dont nous aimerions connaître les réponses afin de savoir s’il existe une seule et même liberté d’expression ou plusieurs avec des niveaux très variables selon le sujet abordé.

Paul Draszen

P.S.

P.S : Rappelons à toutes fins utiles que Nicolas Sarkozy a exprimé son soutien à Robert Redeker et a réaffirmé son attachement à la défense de la liberté d’expression en France alors qu’il a fait interdire un livre sur son épouse Cécilia et obtenu le limogeage du rédacteur en chef de Paris Match suite à la publication de photos de son épouse avec son amant...

Écrit par : cccc | 15/11/2006

htrhr Devenue laïque, l'Europe a, pour Elie Barnavi, oublié les violences nées des religions. Et par là se fourvoie en minimisant la menace de l'islam radical


En «sortant de la religion», nous avons fermé la porte derrière nous. Puis nous avons perdu la clef. Telle est, selon Elie Barnavi, la situation dans laquelle l'Occident se trouve aujourd'hui. Elle nous laisse tout désemparés. Elie Barnavi, dont le premier travail d'historien porte sur nos guerres de Religion, a rencontré, à la fin du XVIe siècle, un «Hezbollah», un «parti de Dieu», celui des catholiques de la Ligue. Il sait donc mieux que personne ce qu'en ce temps-là «vérité» religieuse veut dire et ce qu'elle emporte de violence pour ceux qui ne s'y soumettent pas.

Quatre siècles ont passé et les Lumières ont inventé ce trésor improbable qu'est la laïcité. Sans doute le christianisme - qui distingue Dieu et César, le spirituel et le temporel - offrait-il, plus que les monothéismes juif et musulman, cette brèche qui permet de reléguer la religion dans le domaine de la croyance privée. Mais l'on aurait tort de croire que la forme la plus accomplie de cette libération, la laïcité à la française, s'obtint par la seule grâce de la raison.

Voici enfin un historien qui ne nous sert pas cette baliverne présentant la loi de 1905 comme l'aimable compromis entre l'Eglise catholique et la République! Mais ce «bonheur» de l'Occident européen qu'est la laïcité a son revers: nous ne savons plus vraiment ce qu'est une religion. Nous ne comprenons plus que sa pente naturelle est la violence la plus folle. Parce que le fondamentalisme chrétien a épuisé sa force propulsive, parce que le fondamentalisme juif ne s'exporte pas, nous avons du mal à désigner l'islamisme radical comme la grande menace totalitaire du XXIe siècle. Face à ce danger, le multiculturalisme et le «dialogue des civilisations» sont des plaisanteries de mauvais goût. Puisqu'il s'agit d'une guerre, et qu'il en va de notre liberté, il faut de toute urgence «réapprendre» à la faire.

Écrit par : hth | 16/11/2006

gerge "I think it's important to separate the two issues. Number 1, there is the issue of the truth of the Nazi holocaust. In my opinion, rational people will not debate whether the Nazi holocaust happened. Of course the Nazi holocaust happened. It was a colossal crime that was committed against Jews, against Gypsies, against the handicapped, against many peoples. Among those people were the crimes committed, colossal crimes, against the Jews. Roughly speaking, you can say between 5 and 5 1/2 million Jews were exterminated during World War 2. That's the factual question and rational people, reasonable people, will not debate the factual question. But then there is a second question, the political question, namely, the use to which the Nazi holocaust has been put. Is the Nazi holocaust being used as a way of enlightening people about human suffering and about crimes committed against innocent people? Or is the Nazi holocaust being used to confuse people and to deny crimes which are being committed now by Jews? That's a political question and we shouldn't confuse the two. There are many people unfortunately who, because Israel has misused the Nazi holocaust, exploited the Nazi holocaust, they have decided to deny the Nazi holocaust ever happened. Now, to me, that's foolish. You can't deny facts. It happened. It was horrific. What you should do, in my opinion, is to expose the wrong purposes, the evil purposes to which these facts are being put. That's a separate question."




How MEMRI presents itself

[From the MEMRI website:]
The Middle East Media Research Institute (MEMRI) explores the Middle East through the region's media. MEMRI bridges the language gap which exists between the West and the Middle East, providing timely translations of Arabic, Persian, and Turkish media, as well as original analysis of political, ideological, intellectual, social, cultural, and religious trends in the Middle East. Founded in February 1998 to inform the debate over U.S. policy in the Middle East, MEMRI is an independent, nonpartisan, nonprofit, 501 (c)3 organization.

The truth about MEMRI

MEMRI is a main arm of Israeli propaganda. Although widely used in the mainstream media as a source of information on the Arab world, it is as trustworthy as Julius Streicher's Der Sturmer was on the Jewish world.

The evidence

MEMRI recently posted what it alleged was an interview I did with Lebanese television on the Nazi holocaust. The MEMRI posting was designed to prove that I was a Holocaust denier. Below I juxtapose the MEMRI version of my interview (both the actual broadcast version as well as the transcript it prepared) against what I actually said in the interview.

Footnotes

1. Streicher was sentenced to death at Nuremberg.

2. "When the true history of this era is written...the dispatches of MEMRI will be copiously represented in every true scholar's footnotes" - Martin Peretz, Editor and Publisher, The New Republic. (Another of Peretz's notable predictions back in 1984 was that Joan Peters's From Time Immemorial "will change the mind of our generation. If understood, it could affect the history of the future.")



MEMRI's press release

The press release text: Lebanon's New TV: 'Contradictions, Lies, and Exaggerations' in Number Killed in 'Jewish Holocaust'

MEMRI's version of the video:

MEMRI Clip # 1180




FULL VERSION of Finkelstein's 06.21.2006 NEW TV interview:



add video to your blog

Transcript: Finkelstein's NEW TV Interview, 06.21.2006

NOTE: Highlighted text indicates parts edited out by MEMRI with ellipses.

RUSH transcript

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: Thank you for having me.

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: The main reason I wrote the book is because I thought that the Nazi holocaust was being exploited by Israel and its supporters in the United States against the Palestinians and against basic principles of justice. That is, the Nazi holocaust is being used as a political weapon in order to silence criticism of Israeli policies in the Occupied Territories. There were also other reasons for writing the book. Obviously, there was a personal reason, namely my parents passed through the Nazi holocaust. Every member of their families was exterminated during the war and I felt it was important to accurately represent what happened to them during the Nazi holocaust. As for my credibility, I think that one should apply to everybody a single standard, namely evaluate the evidence, evaluate the argument. If the evidence is valid, if the argument seems reasonable, then your credibility is good. If the evidence seems weak, if the argument seems unreasonable, then your credibility is bad. I don't think it has much to do with whether or not you're a Jew.

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: My book is not really about the Nazi holocaust. There are very excellent historians who have done very excellent research on the subject. My book is mostly about the misuse or exploitation of the Nazi holocaust for political purposes. The main claims I make in the book are, first of all, that the notion of Holocaust uniqueness - that is, no group of people in the history of humankind has suffered the way Jews have suffered - has no basis in historical fact and is an immoral doctrine because it ranks human suffering, saying some suffering is better and some suffering is worse. The main purpose of this claim of Holocaust uniqueness is to immunize, to protect, Israel from criticism. The doctrine says: Because Jews have suffered uniquely, Israel should not be held to the same moral and legal standards as other peoples. The other point I examine in the book is the claim that "the whole world wanted to kill the Jews" and that's why the Nazi holocaust happened. The main argument I make in the book is that there's no evidence that the whole world wanted to kill the Jews. A very excellent formulation statement was that by the British historian Ian Kershaw. Kershaw wrote in one of his books, "the road to Auschwitz" - the Nazi concentration and death camp - "was built on hate but paved with indifference." I think that's the important lesson. There were a handful of fanatics who were driven by hate but it was the indifference of most of the world that enabled the fanatics to get their way.

00:06:00

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: Yes, that's the quote I began my book with. [translation pause]

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: Well, one of the points I make in the book is that there has been a gross inflation of the number of survivors. In fact, as all serious historians have shown, Hitler's extermination of the Jews was very efficient, it was like a factory, an assembly line: Jews were processed to be murdered. When you have such an efficient system there can't be very many survivors. In fact, the best estimates show that by May, 1945, that is, at the end of World War II, about 100,000 Jews had survived the concentration camps, the ghettos and the labor camps. If 100,000 Jews survived the camps and ghettos in 1945, then 60 years later, roughly around now, there can't be more than a few thousand survivors still alive. But the Holocaust industry wanted to blackmail Europe in order to get compensation monies. And in order to blackmail Europe, they said there were hundreds of thousands, even over a million, needy Holocaust victims who were still alive. They inflated the number of survivors in order to blackmail Europe. But by inflating the number of survivors, they ended up diminishing the number of victims. They are the real Holocaust deniers.

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: I think there is a lot of misunderstanding on that topic. From the founding of Israel after World War II until June 1967 American Jews had very little interest in Israel. This was because American Jews wanted to succeed in American life. They were afraid that they would be charged with being loyal to another State, that is, the Jewish state of Israel. And so, they kept their distance from Israel because their interest was to succeed in America. After June 1967, when Israel became America's strategic outpost in the Middle East, it was only then, when it was safe and even beneficial to be pro-Israel, that American Jews became pro-Israel. It is incorrect to believe that American Jews were pro-Israel before they were pro-American. The first loyalty of American Jews has been to the state where they enjoy their power and their privilege, that is, the United States. Israel only came later when it was safe and profitable to be pro-Israel.

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: You must remember that the United States' main ally after World War II, its main ally in Europe was, Germany, West Germany, the Federal Republic of Germany. And many leaders of the Federal Republic of Germany and many members of the German elite had been members of the Nazi elites. And so you were not allowed to mention the Nazi holocaust because that was seen as undermining, as jeopardizing, the US-German relationship because it was reminding people of what these very same Germans had done just a few years earlier. So all talk of the Nazi holocaust was a taboo in American life. You weren't allowed to talk about it. For example, when I was growing up in the 1950s and the 1960s I used to hang out with a very smart crowd of people. I wasn't as smart as them, but I liked to be around smart people. People who are prominent professors, prominent in the professions, in medicine and law. Now, my friends and I, we talked politics, we talked history but I can tell you for certain that none of them ever asked me any questions about my parents. Even though both of them were survivors of the Nazi holocaust. No one back then was interested in the topic.

00:14:40

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: No I do not. I do not believe that the Nazi holocaust is unique and I do not believe that the suffering of Jews is unique. I think there's no basis in the historical argument for the uniqueness of the Nazi holocaust. There are aspects, features of the Nazi holocaust, that are unique, just as there are aspects and features of other genocides that are unique but that does not mean the Nazi holocaust belongs in a separate category, apart from all the other sufferings in the history of human kind. I do not agree with that. On a moral level it's simply an abomination to rank suffering and say "one people has suffered more than another." How can you say it's more painful to die in a gas chamber than it is to die when your flesh is incinerated by napalm? Who is to decide which is a more painful suffering? That I think is absurd. The claim of unique suffering was used by Jews...

00:17:20

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: Yes, I think there is something wrong when the United States has a museum devoted to what Germany did to the Jews but it does not have any museum devoted to what America did to its native population, the expulsion and extermination of the Native Americans. It does not have a museum devoted to what was done to Africans brought over here as slaves, yet it has a museum about what happened in Europe. What would Americans think if Germany, in its capital, were to create a museum commemorating slavery in the United States, commemorating the extermination of Native Americans but had no museum devoted to the Nazi holocaust. Of course, Americans would say "that's pure hypocrisy." Well, we are now guilty of the same hypocrisy. 00:19:00

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: What I said was, quoting from an Israeli newspaper, that whenever Israel commits atrocities it is able to mobilize all of its supporters in the United States, including the Holocaust Museum and including all of the organizations which are devoted to the Holocaust, it is able to mobilize all of these organizations in order to silence criticism of Israeli atrocities, and that's what happened after the Qana massacre [in 1996 – ed.], and that's what always happens. I can give you an example from this past week. There is a very big church called the Presbyterians and two years ago the Presbyterians passed a resolution which said it would not invest in companies that profit from Israel's occupation of the West Bank and Gaza. The Jewish organizations got very angry. They started to say -- this Presbyterian resolution is just like the Holocaust, the Nazis boycotted Jewish businesses and now the Presbyterian Church is boycotting Israel economically. And this past week the Presbyterians were meeting again in Burmingham, Alabama to discuss whether to take back the resolution. I attended the convention to urge the Presbyterians to stay with the resolution. Do not take it back. But then all of these Rabbis and Jewish organizations, they came to the convention, and they talked on and on, that this resolution is the Holocaust all over again, it's another attack on the Jews, just like Hitler, and that's how they use the Nazi holocaust as a weapon. Just like they did after the Qana massacre. That's how they use it as a weapon to silence criticism of Israel's immoral and illegal policies against the Palestinians and the Lebanese people.

00:23:00

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: I think it's important to separate the two issues. Number 1, there is the issue of the truth of the Nazi holocaust. In my opinion, rational people will not debate whether the Nazi holocaust happened. Of course the Nazi holocaust happened. It was a colossal crime that was committed against Jews, against Gypsies, against the handicapped, against many peoples. Among those people were the crimes committed, colossal crimes, against the Jews. Roughly speaking, you can say between 5 and 5 1/2 million Jews were exterminated during World War 2. That's the factual question and rational people, reasonable people, will not debate the factual question. But then there is a second question, the political question, namely, the use to which the Nazi holocaust has been put. Is the Nazi holocaust being used as a way of enlightening people about human suffering and about crimes committed against innocent people? Or is the Nazi holocaust being used to confuse people and to deny crimes which are being committed now by Jews? That's a political question and we shouldn't confuse the two. There are many people unfortunately who, because Israel has misused the Nazi holocaust, exploited the Nazi holocaust, they have decided to deny the Nazi holocaust ever happened. Now, to me, that's foolish. You can't deny facts. It happened. It was horrific. What you should do, in my opinion, is to expose the wrong purposes, the evil purposes to which these facts are being put. That's a separate question.

00:27:40

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: There is no evidence at all that Swiss banks ever kept billions of dollars that belonged to Jews during World War II or before World War II. The basic facts are these. Number 1, most Jews before World War II were very, very poor. They lived in little villages in Eastern Europe. The villages were called shtetls. Most Jews were poor. Number 2, beginning in the early 1930s there was a worldwide depression, which means, even if you had money, you lost it during the depression. Number 3, if you had the money and you kept it, then you managed to escape during the Nazi holocaust. That's one of the advantages to being rich. You have enough money to buy your way out. So those Jews who had money and kept it after the Depression, they used the money to get out and then they withdrew their money from the banks after the war. When you add those 3 facts up: #1, most Jews were poor, #2, there is a depression, and #3, the rich Jews escaped, which means logically there could not have been very much Jewish money in the Swiss banks. This was all made up by the Holocaust blackmailers.

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: The Swiss acknowledged 30 million dollars, and in fact, according to my own estimates based on the evidence, it couldn't have been more than 60 million dollars. But the Holocaust industry was able to get 1 1/2billion dollars from the Swiss banks. It was pure robbery. Let me make one other point. The Holocaust industry claimed it was demanding the money for what it called needy Holocaust victims but the victims never saw the money. Once these organizations got the 1.5 billion dollars, the organizations kept the money for themselves. It was not for the victims. These organizations don't care about the victims of the Nazi holocaust just as they never cared about the Nazi holocaust itself. It's a useful weapon. It was a good political weapon and then they discovered in the 1990s it was a wonderful economic weapon to blackmail Europe. They went after Switzerland because Switzerland was politically very weak. It had Swiss banks but it had no political power.

00:33:00

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: Switzerland had economic relations with Germany during the war, it was involved in transactions with Germany during the war. Some were legal, some were not legal, they behaved like every other power would. Remember that the United States did not enter WW2 until 1941, after the Japanese attack on Pearl Harbor. Up until 1941 the United States banks also had relations with the Germans. That's the way big powers operate. The Swiss were no different. The record of the Swiss is no better and no worse than any other country. There were Jews who sent money to American banks. Those Jews died. The American banks never returned the money. There were many Jews who sent money to Jewish banks, Zionist banks in Palestine. Till this day, as we speak right now, the Israeli banks refuse to return the money to the relatives of those Jews who deposited money and died. The Swiss paid up in 1998. It's nearly 10 years later, the Israeli banks, Bank Leumi, will not pay back anything.

00:36:00

Questioner: [Arabic, translation coming soon] [translation pause]

Finkelstein: There is no evidence, as I said before, that much money was deposited in Swiss banks and there is no evidence that the Swiss bankers behaved any differently than the American bankers or the Israeli bankers. What happened in the 1990s was that among the main backers of former President Clinton, among the main backers of the Democratic Party, were powerful Jews like Edgar Bronfman, the president of the World Jewish Congress. Basically, a deal was made between people like Bronfman and President Clinton -- we will support you for president if in return you will support some of our activities.

Écrit par : trghtr | 17/11/2006

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sraël a rejeté vendredi une proposition de trêve des groupes armés palestiniens qui se disent prêts à cesser les tirs de roquettes si l'armée israélienne mettait fin à ses opérations à Gaza et en Cisjordanie.

"La proposition porte sur un cessez-le-feu partiel, limité aux tirs de roquettes à partir de la bande de Gaza en échange d'un arrêt total des opérations israéliennes sur tous les fronts. Ce n'est pas sérieux", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la présidence du Conseil, Miri Eisin.



Selon elle, "il n'y a aucun engagement de la part des groupes armés palestiniens à mettre un terme aux opérations terroristes et notamment aux attentats suicide".

"Israël a toujours aspiré à l'arrêt des violences et nous escomptons un changement de l'attitude des Palestiniens et en premier lieu du Hamas afin qu'il donne la priorité au développement de la bande de Gaza au lieu de poursuivre les attaques", a ajouté la porte-parole.

Les factions palestiniennes sont prêtes à cesser les tirs de roquettes contre Israël si ce pays mettait fin à ses opérations militaires, selon un porte-parole du Jihad islamique jeudi.

"Nous avons discuté (avec les groupes palestiniens) des tirs de roquettes. Il y a une entente pour stopper les tirs en échange de l'arrêt de l'agression israélienne contre le peuple palestinien", a affirmé le porte-parole Khader Habib, après une réunion entre responsables des groupes palestiniens à Gaza.

Selon lui, cet accord a été accepté par le Hamas, qui contrôle le gouvernement, le Fatah, le Jihad islamique, et les fronts populaire et démocratique de libération de la Palestine (FPLP, FDLP).

Trois roquettes tirées depuis la bande de Gaza sont tombées en Israël dans la nuit de jeudi à vendredi et dans la matinée, l'une d'elle causant des dégâts matériels dans la ville de Sdérot (sud), proche du territoire palestinien, a indiqué un porte-parole militaire.

Jeudi soir, le Premier ministre issu du Hamas Ismaïl Haniyeh et M. Abbas se sont rencontrés pour la deuxième fois de la journée afin de discuter de la question des tirs de roquettes et du gouvernement d'union palestinien.

Une nouvelle rencontre entre les deux dirigeants pourrait avoir lieu vendredi, selon le porte-parole du président palestinien, Nabil Abou Roudeina.

L'armée israélienne multiplie les incursions et les raids dans le nord de bande de Gaza pour tenter de stopper les tirs de roquettes palestiniennes sur les localités du sud d'Israël.

Écrit par : bgfbg | 24/11/2006

;n;b Vendredi 23 février 2007.




Sarkozy ne cesse de déclarer que le « coût du travail plus élevé en France que dans les autres pays européens » serait responsable du chômage.




On pourrait tout d’abord, s’étonner que Sarkozy considère le chômage comme un problème : les gouvernements auxquels ils participent - avec grand tapage - depuis presque cinq ans, n’ont cessé, en effet, de renforcer le chômage en allongeant la durée du travail, en faisant stagner les salaires, en ne remplaçant qu’au compte gouttes les fonctionnaires partant à la retraite, en allongeant la durée de cotisations pour pouvoir obtenir une retraite à taux plein...

Les mesures qu’il propose aujourd’hui vont toujours dans le même sens : rendre les heures supplémentaires moins onéreuses que l’embauche, ne pas remplacer « un fonctionnaire sur deux qui partirait en retraite »... Pour un homme de droite, partisan de l’ultra-libéralisme, c’est tout à fait compréhensible : rien ne vaut, en effet, la peur du chômage pour imposer silence sur les salaires ou les conditions de travail.

Mais surtout l’affirmation de Sarkozy est radicalement fausse.

Les salaires bruts français (salaires nets + cotisations sociales salariales et patronales) ne sont pas plus élevés que les salaires de la majorité des pays européens
C’est ce qu’affirme elle-même la Fédération des employeurs européens (Fedee). Le salaire brut médian français (50 % des salariés français gagne plus, 50 % gagne moins) arrive en 14ème position (sur 25) des salaires européens, loin derrière le Danemark ou la Suisse mais aussi derrière l’Allemagne, les Pays-bas, l’Italie, le Royaume-uni, la Suède ou la Belgique.
C’est pourtant avec ces pays que la France a les ¾ de ses échanges.

La fiscalité des entreprises françaises n’est pas plus élevée que celle des principaux pays européens.
Selon la Droite et le Medef, le taux français de l’Impôt sur les Sociétés (33,3 %) est supérieur de 9 points à la moyenne européenne qui est de 24 %. Il faudrait le ramener à 20 % pour être compétitif !

Cela revient, au passage, à passer sous silence que la plupart des PME ne connaissent qu’un taux de 15 %.
Cela ramènerait, surtout, le taux français au niveau des taux polonais ou slovaque (19 %) accusés de « dumping fiscal ».

Mais surtout, le taux n’a aucune signification si on ne sait pas à quelle assiette, à quelle base d’imposition il s’applique.

Si l’on ramène le taux d’imposition de l’IS au bénéfice brut des entreprises (Excédent Brut d’Exploitation) : le taux effectif de prélèvement (7,2 %) situe la France au 15ème rang européen sur 25. Loin derrière les pays nordiques (11,3 % pour la Suède) mais aussi derrière le Royaume-Uni (10 %), les Pays-bas (9,1 %) et même l’Irlande (7,7 %).

Comme quoi les jérémiades du Medef et de la droite cachent une réalité scandaleusement favorable aux grandes entreprises françaises. (les entreprises ont reçu en 2006, 65 milliards d’euros d’aides sous formes d’exonérations de cotisations sociales, ce qui est une baisse des salaires bruts)

Si la droite abaissait l’IS comme elle le prévoit, le taux de prélèvement effectif de l’IS français serait ramené à 4,3 %. Cela mettrait la France au 23è rang européen, tout juste devant la Lituanie et l’Estonie.




Une guerre fiscale européenne.

Les autres pays européens ne se contenteraient pas de lire le journal : ils abaisseraient eux aussi les impôts des entreprises. La France aurait déclenchée une guerre fiscale et tous les impôts sur les sociétés s’aligneraient ver le bas. Les entreprises françaises ne gagneraient donc strictement rien en termes de compétitivité. Par contre, les recettes fiscales de l’Etat français seraient amputées de 20 milliards d’euro annuels si le projet de la droite venait malheureusement à être appliqué.

Cette baisse de 20 milliards donnerait à Sarkozy (si par malheur il l’emportait) et au Medef un nouveau prétexte pour attaquer les dépenses sociales et le service public, au nom d’un déficit qu’elle aurait elle-même accentué de 20 milliards d’euros chaque année.

Les salaires et les impôts ne sont pas les seuls coûts des entreprises : il y a aussi les coûts du capital !

Ce qui coûte de plus en plus cher aux entreprises et que Sarkozy et le Medef passent totalement sous silence, ce sont les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises.

Pour les PME, ce sont les frais bancaires et les délais de paiement de plus en plus longs imposés par les grandes entreprises donneuses d’ordre à leurs sous-traitants.

Entre 1983 et aujourd’hui, la part des profits dans le partage des richesses créées chaque année par les entreprises est passée de 31 à 41 %, alors que celle des salaires diminuait de 69 % à 59 % de la richesse créée chaque année.
Ce qui représente une perte pour les salaires d’environ 150 milliards d’euros annuels : 15 fois le déficit de l’assurance-maladie !

La seule évolution des dividendes est faramineuse : + 218 % entre 1993 et 2005. Par comparaison, la masse des salaires distribuée n’a augmenté que de 135 % sur la même période.

Les entreprises et l’emploi sont de plus en plus « pénalisés non par le « coût du travail » mais par le poids exorbitant des « charges financières ».

Les grandes entreprises donneuses d’ordre siphonnent les profits des PME sous-traitantes en baissant les prix, raccourcissant les délais de livraison et allongeant les délais de paiement.

La plus grande partie des profits des grandes entreprises n’est pas investie de façon productive mais placée de façon spéculative sur les marchés financiers, en premier lieu les marchés financiers des Etats-Unis. Ce qui contribue à renforcer la suprématie technologique et financière de l’économie américaine et les déséquilibres de l’économie mondiale.

Écrit par : n;nb; | 24/02/2007

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