28/01/2006

on en apprends tous les jours....quand on a envie d'apprendre...

[Le gouvernement iranien a finalement mis au point l’ultime arme « nucléaire » qui pourrait rapidement détruire le système financier qui soutient l’Empire Américain. L’arme d’une bourse que l’Iran a prévu d’ouvrir en mars 2006. Elle sera basée sur un mécanisme de négoce de pétrole en euros. En termes économiques, la danger pour le dollar est bien plus grand que celui représenté naguère par Saddam, parce que cela permettrait à n’importe qui, désireux d’acheter ou de vendre du pétrole en euros, de court-circuiter complètement le dollar. ]




Le projet d’une bourse iranienne du pétrole accélérerait la chute de l’empire américain.



Gold-Eagle, 19 janvier 2006.


1) L’économie des Empires

Un état-nation taxe ses propres citoyens, tandis qu’un empire taxe d’autres états-nations. L’histoire des empires, du grec au romain, de l’ottoman au britannique, nous enseigne que la base économique de tout empire est la taxation d’autres nations. La capacité impériale de taxer s’est toujours accompagnée d’une économie plus efficace et plus puissante, et comme conséquence, une puissance militaire plus efficace et plus puissante. Tandis qu’une partie du prélèvement était affectée à l’amélioration du niveau de vie de l’empire, une autre partie était affectée au maintien de la domination militaire nécessaire pour pouvoir prélever les taxes.

Historiquement, la taxation des états sujets a pris différentes formes - généralement sous la forme des métaux or ou argent, là où ils servaient de monnaie, mais aussi sous forme d’esclaves, de soldats, de récoltes, de bétail, ou autres ressources agricoles et naturelles, et tous les biens exigés par l’empire que l’état-sujet pouvait fournir. Historiquement, la taxation impériale s’est toujours exercée d’une manière directe : l’état-sujet remettait ses biens directement à l’empire.


Pour la première fois dans l’histoire, au vingtième siècle, les Etats-Unis ont pu taxer le monde entier d’une manière indirecte, par l’intermédiaire de l’inflation. Ils n’ont pas mis en place un prélèvement direct, comme tous les empires qui les ont précédés, mais ont distribué leur propre devise, le dollar US, aux autres nations en échange de biens avec comme conséquence prévue une inflation et une dévaluation de ces dollars qui étaient ensuite récupérés en échange d’une quantité inférieure de biens - la différence constituant la taxe impériale US. Voici comment ils ont procédé.

Au début du vingtième siècle, l’économie US a commencé à dominer l’économie mondiale. Le Dollar US était indexé sur l’or et par conséquence sa valeur ne connaissait pas de fluctuations, puisqu’elle correspondait toujours à la même quantité d’or. La Grande Dépression, précédée par une inflation entre 1921 et 1929 et l’explosion des déficits budgétaires, a provoqué une nette augmentation de la quantité de monnaie en circulation, rendant ainsi impossible l’indexation du dollar sur l’or. Ce qui amena Roosevelt en 1932 à supprimer l’indexation du dollar sur l’or. Jusqu’à là, les Etats-Unis dominaient le monde, mais uniquement d’un point de vue économique. Ils n’étaient pas encore un empire. En distribuant des dollars convertibles en or, des dollars à valeur constante, les Etats-Unis ne pouvaient tirer des bénéfices économiques de leurs échanges avec d’autres pays.

D’un point de vue économique, l’Empire Américain est née en 1945 avec (les accords de) Bretton Woods. Le dollar US n’était pas totalement convertible en or, mais était encore convertible en or uniquement pour les gouvernements étrangers. Le dollar devint ainsi la monnaie de réserve du monde. Ceci fut rendu possible parce que, pendant la deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis avaient fourni des biens à ses alliés en exigeant de l’or en guise de paiement. Les Etats-Unis ont ainsi accumulé une bonne partie de l’or mondial.

La constitution d’un empire n’aurait pas été possible si, après les accords de Bretton Woods, la quantité de dollars en circulation avait été limitée à celle de l’or disponible, afin de pouvoir garantir la parité. Mais la politique « du beurre et des canons » des années 60 était une politique impériale : le volume des dollars fut sans cesse accru pour financer la guerre du Vietnam en même temps que le projet de Grande Société du président Lyndon B. Johnson. La plupart de ces dollars étaient mis en circulation à l’étranger en échange de biens et n’étaient pas rachetés pour la même valeur. L’augmentation des quantités de dollars détenus par des étrangers, alimentée par les déficits US endémiques, équivaut à une taxe : la taxe classique « par l’inflation » qu’un pays impose à ses propres citoyens, mais cette fois-ci imposée par les Etats-Unis au reste du monde.


En 1970-71, lorsque les pays étrangers demandèrent le remboursement de leurs dollars en échange d’or, le gouvernement des Etats-Unis fit faux bond, le 15 août 1971. Alors que l’histoire officielle raconte la « suppression de la parité entre le dollar et l’or », il s’agissait en réalité d’un refus de payer, de rembourser en or, ce qui revient à un acte de mise en faillite de la part du gouvernement des Etats-Unis. C’est ainsi que les Etats-Unis se déclarèrent Empire. Ils avaient accaparé d’énormes quantités de biens du reste du monde, sans intention ou capacité de les payer, et le monde ne pouvait que constater son impuissance.

A partir de ce moment, pour maintenir l’Empire Américain et continuer à taxer le reste du monde, les Etats-Unis devaient obliger le reste du monde à continuer d’accepter, en échange de biens, les dollars qui se dévaluaient en permanence. Le reste du monde devait ainsi accumuler de plus en plus de dollars dévalués. Pour qu’ils continuent d’accumuler tous ces dollars, il fallait trouver et donner au monde une raison économique de posséder tant de dollars. Cette raison fût le pétrole.

En 1971, lorsqu’il devint évident que le gouvernement US était incapable de racheter ses dollars avec de l’or, un accord avec l’Arabie Saoudite fut instauré en 1972-73 : les Etats-Unis soutenaient le règne de la Maison des Saoud qui, en échange, n’accepterait que le dollar US comme monnaie de paiement pour leur pétrole. Le reste de l’OPEC suivit. Le monde était donc contraint d’acheter en dollars le pétrole aux pays arabes et devait donc posséder des dollars pour pouvoir payer. Et parce que la demande de pétrole dans le monde était sans cesse croissante, la demande de dollars ne pouvait qu’augmenter. Si les dollars ne pouvaient plus être échangés pour de l’or, ils pouvaient désormais être échangés pour du pétrole.

L’idée derrière cet accord était de faire en sorte que le dollar soit désormais soutenu par le pétrole. Et tant que cette situation perdurait, le monde devait accumuler de plus en plus de dollars, parce qu’il leur fallait ces dollars pour acheter ce pétrole. Tant que le dollar restait le seul moyen de paiement du pétrole, sa domination était garantie et l’Empire Américain pouvait continuer à taxer le reste du monde. Si le dollar, pour une raison ou une autre, devait perdre le soutien du pétrole, l’Empire Américain cesserait d’exister. Ainsi, la survie de l’Empire dépend de la vente du pétrole en dollars. Cela implique aussi que les réserves de pétrole soient situées dans des pays trop faibles politiquement ou militairement pour demander le paiement du pétrole dans une autre devise. Si quelqu’un demandait à être payé autrement qu’en dollars, il fallait le convaincre, par des pressions militaires ou économiques, de changer d’avis.


Un qui a effectivement demandé des Euros en échange de son pétrole fût Saddam Hussein, en 2000. D’abord il fut l’objet de risées. Ensuite on a tenté de l’ignorer. Enfin, lorsqu’il devint évident qu’il ne plaisantait pas, on exerça des pressions politiques pour lui faire changer d’avis. Lorsque d’autres pays, comme l’Iran, voulaient être payés en d’autres devises, notamment en euros et yens, le danger pour le dollar devint évident, et une opération punitive fut organisée. La guerre de Bush en Irak n’a rien à voir avec les armes nucléaires de Saddam, ni la défense des droits de l’homme, ni la démocratie, ni même le contrôle des puits de pétrole ; il s’agit de défendre le dollar, c’est-à-dire l’Empire Américain. Il s’agit de donner une leçon à tous ceux qui seraient tentés de demander à être payés autrement qu’en dollars.

Nombreux sont ceux qui ont critiqué Bush pour avoir mené une guerre en Irak dans le but de prendre le contrôle des puits de pétrole. Cependant, ils n’expliquent pas pourquoi Bush voudrait prendre le contrôle de ces puits - il aurait pu se contenter d’imprimer des billets pour rien et acheter tout le pétrole dont il avait besoin. Il devait donc y avoir une autre raison pour envahir l’Irak.

L’histoire nous enseigne qu’un empire doit entrer en guerre pour une de ces deux raisons : (1) pour se défendre ou (2) pour tirer profit d’une guerre ; dans le cas contraire, comme le démontre Paul Kennedy dans son magistral « The Rise and Fall of the Great Powers », un éparpillement excessif de ses forces militaires drainerait ses ressources économiques et précipiterait sa chute. D’un point de vue économique, pour qu’un Empire puisse déclencher et mener une guerre, les bénéfices tirées doivent surpasser le coût militaire et social. Les bénéfices tirés des puits Irakiens ne compensent pas les coûts militaires à long-terme. Bush est donc entré en Irak pour défendre son Empire. Et ceci est confirmé par le fait que deux mois après l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, le programme Nourriture contre Pétrole fut interrompu, les comptes bancaires Irakiens en euros furent convertis en dollars, et le pétrole fut de nouveau vendu exclusivement en dollars US. Il n’était plus possible d’acheter du pétrole à l’Irak avec des euros. La suprématie globale du dollar fut restaurée de nouveau. Bush descendit victorieusement d’un avion de combat et déclara que la mission était accomplie - entendez par là qu’il avait réussi à défendre le dollar US, donc l’Empire Américain.


2) une bourse iranienne du Pétrole Iranienne

Le gouvernement iranien a finalement mis au point l’ultime arme « nucléaire » qui pourrait rapidement détruire le système financier qui soutient l’Empire Américain. L’arme d’une bourse que l’Iran a prévu d’ouvrir en mars 2006. Elle sera basée sur un mécanisme de négoce de pétrole en euros. En termes économiques, la danger pour le dollar est bien plus grand que celui représenté naguère par Saddam, parce que cela permettrait à n’importe qui, désireux d’acheter ou de vendre du pétrole en euros, de court-circuiter complètement le dollar. Dans ce cas, il s est probable que pratiquement tout le monde adopterait avec enthousiasme l’euro comme monnaie de paiement du pétrole.

Les européens n’auraient plus à acheter ou vendre des dollars pour payer le pétrole, et pourraient payer avec leur propre devise. L’adoption de l’euro pour payer le pétrole donnerait à la monnaie européenne un statut de devise de réserve au détriment de celle des Etats-Unis.

Les Chinois et les Japonais seraient particulièrement heureux d’adopter ce nouveau monnaie d’échange pour le pétrole, parce que cela leur permettrait de réduire considérablement leurs énormes réserves de dollars et de diversifier avec des euros, se protégeant ainsi des dévaluations successives du dollar. Ils pourraient décider de garder une petite partie de leurs dollars et de carrément se débarrasser d’un autre partie. Une partie serait gardée pour régler quelques futurs achats en dollars, mais leurs réserves seraient désormais constitués en euros.

Les Russes ont un grand intérêt à adopter l’euro - la majeure partie de leurs échanges s’effectuent avec les pays européens, les pays exportateurs de pétrole, avec la Chine et avec le Japon. L’adoption de l’euro faciliterait d’emblée les échanges avec les deux premiers blocs, et facilitera à terme les échanges avec la Chine et le Japon. De plus, il semblerait que les Russes détestent posséder des dollars qui se dévaluent, car ils viennent de se convertir à la religion de l’or. Les Russes ont aussi ranimé leur nationalisme et ils ne seraient que trop heureux d’adopter l’euro si cela pouvait donner un coup de poignard dans le dos des étasuniens, et c’est avec un sourire aux lèvres qu’ils observeraient les étasuniens perdre leur sang.

Les pays arabes exportateurs de pétrole, face à leurs montagnes de dollars dévalués, adopteraient l’euro avec enthousiasme afin de diversifier leurs. Comme les Russes, leurs échanges s’effectuent principalement avec les pays européens, et ils préféreraient la devise européenne, plus stable. Sans parler du djihad contre l’ennemi infidèle.

Seuls les Britanniques se trouveraient entre le marteau et l’enclume. Ils ont toujours eu un partenariat privilégié avec les Etats-Unis, mais ont toujours subi une attraction naturelle vers l’Europe. Jusqu’à présent, ils ont eu de nombreuses raisons pour rester aux côtés du vainqueur. Néanmoins, quand ils assisteront à la chute de leur vieil allié, se tiendront-ils toujours fermement à ses côtés ou délivreront-ils le coup de grâce ? Il ne faut cependant pas oublier que les deux principales places boursières de pétrole dans le monde sont le NYMEX de New York et le International Petroleum Exchange (IPE) à Londres et les deux sont contrôlés par les Etats-unis. Il semblerait donc plus probable que les Britanniques devront couler avec le navire ou alors se tirer une balle dans le pied en portant atteinte aux intérêts de leur propre IPE. Il faut noter ici qu’au delà de toute la rhétorique autour du maintien de la livre sterling, il est très probable que les Britanniques n’ont pas adopté l’euro principalement parce que les étasuniens ont fait pression. Dans le cas contraire, l’IPE aurait basculé vers l’euro, portant ainsi un coup mortel à leur partenaire stratégique.


En tout état de cause, et quelque soit la décision britannique, si la bourse iranienne du pétrole devait voir le jour, les entités qui comptent - les Européens, les Chinois, les Japonais, les Russes et les Arabes - adopteront avec enthousiasme l’euro, scellant ainsi le destin du dollar. Chose que les Etats-Unis ne peuvent se permettre et ils recourront, si nécessaire, à toute une série de stratégies pour déstabiliser ou interrompre les opérations de la bourse iranienne :

- Le sabotage - par un virus informatique, une attaque contre le réseau, les communications ou un serveur, par différentes failles de sécurité ou une attaque de type 11 septembre contre le site principal et les sites de secours.

- Un coup d’état - de loin la meilleure option à long terme pour les Etats-Unis.

- Une négociation acceptable des conditions et des restrictions - autre excellente solution pour les Etats-Unis. Bien sûr, le coup d’état est nettement préférable pour les Etats-Unis car cela garantirait une neutralisation totale de la bourse qui ne représenterait plus une menace pour leurs intérêts. Cependant, si le coup d’état ou le sabotage échouent, alors la négociation devient à l’évidence la meilleure solution de rechange.

- Une résolution de guerre à l’ONU - difficile à obtenir étant donné les intérêts en jeu chez les états membres du Conseil de Sécurité. Mais tout le discours fébrile autour d’un développent d’armes nucléaires en Iran est clairement destiné à préparer une telle éventualité.

- Une Frappe Nucléaire Unilatérale - un choix stratégique terrible pour toutes les raisons liées à l’éventualité suivante : la Guerre Totale Unilatérale. Les Etats-Unis feront probablement appel à Israël pour mener ce sale boulot.

- Une Guerre Totale Unilatérale - à l’évidence, la plus mauvaise des solutions. D’abord, les ressources militaires US ont déjà été entamées par deux guerres. Ensuite, les Etats-Unis dégraderont encore plus leurs relations avec d’autres nations importantes. Troisièmement, les grands pays possesseurs de dollars pourraient riposter en se débarrassant discrètement de leurs montagnes de billets verts et empêcher ainsi les Etats-Unis de financer leurs nouveaux projets militaires. Enfin, l’Iran a des alliances stratégiques avec de puissantes nations, ce qui pourrait les entraîner dans la guerre ; l’Iran a une telle alliance avec la Chine, l’Inde, et la Russie, connue sous le nom de Groupe de Coopération de Shanghai, ou Coop de Shanghai, et un pacte avec la Syrie.


Quelque soit le choix, d’un point de vue purement économique, si la Bourse iranienne de pétrole devait prendre son envol, elle serait adoptée par de grandes puissances économiques et précipiterait la chute du dollar. La chute du dollar accélérerait l’inflation aux Etats-Unis et ferait monter les taux d’intérêts US. A ce stade, la Fed (banque centrale US - NDT) se retrouverait à devoir choisir entre Charybde et Scylla - entre la déflation et l’hyperinflation - et serait rapidement obligée de prendre soit sa « médecine habituelle », de ralentir l’inflation en augmentant les taux d’intérêt, provoquant ainsi une dépression économique majeure, un effondrement de l’immobilier, un implosion des valeurs boursières et un effondrement financier total, ou bien de choisir une voie de sortie « à la Weimar » par l’inflation, ce qui écornera les rendements des placements à long terme, fera décoller les hélicoptères noiera le système financier sous des tonnes de liquidités, mettra fin aux LTCM ( ? du traducteur ) et provoquera l’hyperinflation de l’économie.

La théorie autrichienne sur la monnaie, le crédit et les cycles nous enseigne qu’il n’y a rien entre Charybde et Scylla. Tôt ou tard, le système monétaire devra basculer d’un côté ou de l’autre, obligeant la Fed à faire un choix. Il ne fait aucun doute que le commandant en chef Ben Bernanke, grand connaisseur de la Grande Dépression et fin pilote de (l’hélicoptère) Black Hawk, choisira l’inflation. Hélicoptère Ben, inconscient de la Grande Dépression telle qu’elle est analysée par Rothbard, a néanmoins retenu les leçons sur le pouvoir destructeur de la déflation. Le Maestro lui a enseigné que la panacée à tout problème financier, dans tous les cas, c’est l’inflation. Il a même enseigné aux japonais sa méthode originale pour lutter contre la déflation. Comme son mentor, il a rêvé de livrer une bataille au sein d’un hiver de Kondratieff. Pour éviter la déflation, il fera appel à la planche à billets, il fera décoller les hélicoptères des quelques 800 bases étasuniennes à l’étranger et, si nécessaire, il monétisera tout ce qui lui tombera sous la main. Son œuvre ultime sera la destruction par hyper inflation de la devise étasunienne. Et de ses cendres renaîtra la nouvelle devise de réserve du monde, cette relique barbare qu’on appelle l’or.

Krassimir Petrov

(FIN)

About the Author : Krassimir Petrov (Krassimir_Petrov@hotmail.com..) has received his Ph. D. in economics from the Ohio State University and currently teaches Macroeconomics, International Finance, and Econometrics at the American University in Bulgaria. He is looking for a career in Dubai or the U. A. E.

-  Source : www.gold-eagle.com/editorials_05/petrov011606.html



-  Traduction Viktor Dedaj pour Cuba Solidarity Project
http://perso.club-internet.fr/vdedaj/cuba/


[Mais, par une bizarrerie qui n’est qu’apparente, les plus contents à l’heure actuelle sont probablement à Washington. Le Financial Times, insoupçonnable d’anti-américanisme, n’a-t-il pas écrit que les plus durs dans l’administration Bush -les Cheney, les Rumsfeld, les néo et les théo-cons- espéraient une victoire de Ahmadinejab ? ] Le cri de l’Iran, par Maurizio Matteuzzi.


[L’agressivité des USA s’explique par la peur de voir émerger un pôle indépendant pouvant contrer leurs ambitions au Moyen-Orient. L’Iran a les moyens et l’intention de devenir ce pôle. Notamment avec son projet d’une bourse pétrolière, avec des échanges en euros, qui pourra concurrencer les autres bourses pétrolières (la britannique IPE, l’américaine NYMEX) et mettre en question la domination du dollar sur le marché pétrolier international.]
Iran : la fabrication d’une crise, par Marc Botenga.



Iran : les USA achèvent les préparatifs en vue d’ une attaque, par Wayne Madsen.


Désagréger la Russie et l’Iran : un objectif pour les Etats-Unis ? par Jean-Marie Chauvier.

Géopolitique et « révolutions des couleurs » contre la tyrannie : L’importance stratégique du pipeline de Bakou.


Le Venezuela retire ses capitaux des USA, par Philippe Grasset.

Est-ce que Washington pourra tolérer une alliance pétrolière entre le Venezuela et la Chine ? par Seth R.DeLong.


12:41 Écrit par eric blair | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

quaeps ça fait un moment qu'on en parle de ça (pas forcément à l'initiative de l'Iran)

Écrit par : jean | 28/01/2006

jean tu n'as pas lu le texte....ce que tu dis est dedans...

Écrit par : quaeps | 28/01/2006

Les commentaires sont fermés.