14/11/2005

que fait l'Iran ?

« Reporters sans frontières » ou « lâcheté sans frontières » ?


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Nous publions ci-dessous, avec leur autorisation, un article paru le 6 novembre 2005 sur le site « Euro Palestine » (Acrimed)

Qu’un journaliste arabe d’Al-Jazira soit frappé par des soldats israéliens parce qu’il filme une manifestation contre le mur à Bil’in, près de Ramallah, qu’il soit arrêté et que son matériel soit confisqué, c’est de la routine et ce n’est certainement pas de nature à faire revenir Reporters Sans Frontières (RSF) sur la bonne note qu’il vient d’octroyer, toute honte bue, à Israël dans son classement des pays au regard de la liberté de la presse.

Comme s’en indigne le journal britannique Le Guardian dans son édition du 4 novembre, RSF vient de faire passer Israël de la 92ème place qu’il occupait dans son classement en 2004, aux côtés de divers régimes africains, à la 47ème place cette année, au coude à coude avec l’Italie, l’Espagne, etc.

Du jamais vu ! Quel est le tour de passe-passe ?

Eh bien, Reporters Sans Frontières a tout simplement décidé de ne plus tenir compte des violations commises par Israël dans les territoires palestiniens occupés, en matière de liberté de la presse. Seule l’Autorité Palestinienne en est tenue pour responsable par RSF, car « elle semble impuissante à empêcher la détérioration de la situation » (sic).

Pour cette ONG, qui ose donner des leçons de déontologie professionnelle, le gouvernement israélien n’est jugé que pour son comportement en Israël même, là où l’on sait qu’il est loin d’imposer le même régime ! Pourtant, même quand il s’agit des Etats-Unis, RSF prend soin de prendre en considération, dans son classement annuel, les violations commises dans les pays qu’ils occupent, comme l’Irak, et affuble de ce fait d’une mauvaise note le géant américain.

« RSF : L’occupation n’existe pas », titre de ce fait Kristoffer Larsson, journaliste au Guardian. En effet, disparue la puissance occupante, et du même coup ses responsabilités.

Dans ses précédents rapports, RSF notait : « Depuis le début des incursions de l’armée israélienne dans les villes palestiniennes en mars 2002, de très nombreux journalistes sont brutalisés, menacés, interdits de circuler, ciblés par les snipers, blessés, se voient retirer leur carte de presse et interdit de séjour  ».

Aujourd’hui, on peut lire dans le nouveau rapport de RSF qu’ « Israël est le mieux placé au Moyen-Orient », que « les médias israéliens, protégés par les lois et les décisions judiciaires, sont fiers et énergiques », que « l’expulsion d’une journaliste française en juillet dernier est toute fois à déplorer  ». Et de manière sibylline, RSF écrit : « Dans les territoires palestiniens, la désorganisation sécuritaire s’est accompagnée de violences accrues contre les médias, aggravant les obstructions causées par l’armée israélienne  ».

Plus hypocrite, tu meurs. A croire que les journalistes ont désormais le droit de circuler et d’exercer leur métier dans les territoires occupés, alors que tout le monde sait pertinemment que le sort que vient de faire subir au caméraman Nabil El-Mazzawii l’armée israélienne est monnaie courante.

Johannes Wahlström, chercheur suédo-israélien et co-fondateur du Centre International sur les Médias du Moyen-Orient (IMEMC), qui enquête sur le terrain, n’en revient pas lui non plus et se demande comment RSF a réussi à faire disparaître les atrocités et entraves israéliennes à la libertés de la presse dans les territoires palestiniens. Et les bouclages avec interdiction régulièrement faites aux journalistes de pénétrer dans les territoires occupés ? interroge-t-il. « Pas plus tard que le 1er novembre, rappelle-t-il, le ministère israélien de la défense a interdit aux journalistes étrangers de pénétrer dans la Bande de Gaza pour qu’ils ne puissent enquêter sur le meurtre de civils palestiniens et l’usage par l’armée israélienne des bombes assourdissantes destinées à terroriser la population. En revanche, en cas d’attentats contre des colons, la tâche des journalistes est grandement facilitée ».

Qu’est-ce qui vaut tout d’un coup à Israël ce régime de faveur de la part de RSF ? La lâcheté, répond-il sans détours, en rappelant qu’Israël ne mégote pas sur les moyens de pression. « Si un journaliste produit des articles considérés comme ’anti-israéliens’ par Israël, il risque de ne pas obtenir le renouvellement de sa carte de presse, voire de se faire interdire d’entrée en Israël  ». « Ainsi, je n’ai pas pu me faire renouveler ma carte de presse et je prends le risque de me faire expulser en allant illégalement dans des villes. Beaucoup de journalistes ne sont pas prêts à prendre un tel risque, ce qui veut dire qu’ils se tiennent à l’écart de la vie quotidienne des Palestiniens. C’est pourquoi nous avons fondé l’IMEMC », explique J. Wahlström.

L’IMEMC a contacté « Reporters Sans Frontières », pour avoir des explications, mais sans succès à ce jour.

-  Sur le même sujet, lire, sur le site « Le Grand soir » : Palestine - Reporters Sans Frontières : « Il n’y a pas d’occupation », par Kristoffer Larsson, traduit de l’article paru sur le site de l’IMEMC le 4 novembre 2005 (Acrimed)





 


11:37 Écrit par eric blair | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

Commentaires

quaeps ben voilà voilà, c'est détestable; maintenant qui regarde ces classements ? A quoi riment-ils ? C'est un championnat ? Les 2 premiers jouent la Champion's League ? Je dois avouer que ces classements m'ont toujours paru surtout utile à ceux qui sont grassement payé à les établir .

Écrit par : jean | 14/11/2005

jean remontes tes oeillières, tu vois encore un petit peu...tout au fond à droite...

Écrit par : quaeps | 14/11/2005

quaeps bravo voilà un commentaire très constructif, mais que peut-on attendre de quelqu'un qui ne comprend pas sa langue maternelle ?

Écrit par : jean | 14/11/2005

quaeps rien à voir On fêtait le 25e anniversaire du Père Gauthier par un souper d'adieu de sa paroisse.
Un politicien, membre du comité, fut invité pour donner un bref discours.
Comme il tardait à arriver, le prêtre décida d'énoncer quelques paroles pour passer le temps.

« Ma première impression de ma paroisse je l'ai eue avec la première confession que j'ai eu à écouter. J'ai tout de suite pensé que l'évêque m'avait envoyé dans un lieu terrible alors que la première personne me confessa qu'elle avait volé un téléviseur, qu'elle avait volé de l'argent à son père, qu'elle avait aussi volé l'entreprise pour laquelle elle travaillait en plus de tenir des relations sexuelles avec l'épouse de son supérieur. Aussi, à l'occasion, il s'adonnait au trafic de stupéfiants. Et pour terminer, il me confessa qu'il avait transmis une maladie vénérienne à sa propre soeur.

J'étais atterré, apeuré, mais avec le temps, je connus plus de gens et je m'aperçus que tous n'étaient pas ainsi. J'ai vu une paroisse remplie de gens responsables, avec de bonnes valeurs, croyant en la foi. Et c'est pourquoi j'ai vécu les 25 années les plus merveilleuses de mon sacerdoce. »

Au même moment arriva le politicien, qui alors prit la parole. Bien sûr, il s'excusa de son retard et commença son élocution : « Jamais je n'oublierai le premier jour de l'arrivée du Père dans notre paroisse. En fait, j'ai eu l'honneur d'être le premier à me confesser à lui! »

Morale: n'arrivez jamais en retard !

Écrit par : jean | 14/11/2005

jean je dois avouer que je reste de plus en plus perplexe devans tes commentaires...je ne sais pas si tu prends le temps de réfléchir deux minutes au question que tu me poses...essaye, je suis sûr que les réponses sont à ta portée.....

Écrit par : quaeps | 14/11/2005

quaeps toi tu te poses des questions , moi je suis sûr que tu ne comprends pas ce que je te dis parceque t'avance tu te dis "ça n'entre pas dans mon prisme" (pour peu qu'on puisse entrer dans un prisme) .

Écrit par : jean | 14/11/2005

jean excellent, tu utilises les mêmes arguments que moi maintenant, tu progresses, mais en sens inverse....

Écrit par : quaeps | 14/11/2005

quaeps ce n'était pas un argument (quand je te dis que tu comprends mal le français...). Là je pars à Namur et je vais m'emmerder dans la bagnole, appelle-moi vers 14heures .

Écrit par : jean | 14/11/2005

jean c'était un argument, débile:si je ne comprends pas, c'est parce que je regarde dans un prisme....

Écrit par : quaeps | 14/11/2005

quaeps quoi que tu en penses , mon avis est que ces classements (qui sont loin de faire la une des "médias vendus au système impérialiste et capitaliste") ne sont connus que par une infime partie de la population mondiale , que dans le peu de gens qui en connaissent l'existence encore moins n'y accordent de l'importance . Ce type de classement est de toute façon subjectif à un point infini (si une ong nord-coréenne, cubaine ou washingtonienne établi un classement du même type il sera tout à fait différent) . Alors hurler pour ça , c'est un peu tomber de la lune .

Écrit par : jean | 15/11/2005

jean tu te trompes sur toute la ligne, mais bon, je ne peux pas tout faire à la fois, prends acte, on en reparlera....

Écrit par : quaeps | 15/11/2005

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