12/11/2005

écris il y plus d'un an, j'espère VRAIMENT qu'il se trompe

Si des astronomes annonçaient qu’un astéroïde géant se dirigeait vers la Terre et devait s’écraser avant, disons, 2015, cela ferait la une des journaux. On en parlerait tous les jours, l’assemblée générale de l’ONU serait convoquée et toute la société ferait des plans pour survivre. Si, par contre, on tente d’expliquer que le pétrole va bientôt manquer, personne ne réagit.... Vous trouvez ça logique ?


oleocene.org, 26 août 2004.


Tout le monde dit qu’il y a encore assez de réserves pour 40 ou 50 ans. Qu’en est-il en réalité ?

La réponse à cette question dépend en fait de la personne à laquelle on la pose. Pour de nombreux économistes, il n’y a pas vraiment de problème fondamental. Bien sûr, des prix élevés sont mauvais pour l’économie, mais ils permettront d’exploiter des gisements qui ne sont pas rentables pour l’instant et ils stimuleront la recherche dans des sources d’énergie alternative. Certains pensent même que les ressources sont virtuellement illimitées, et que la recherche et la loi du marché sont capables de faire croître les réserves plus rapidement que les dépenses. Ces économistes sont si nombreux qu’on leur a même donné un nom : on les appelle les "économistes de la Terre plate". Pour ces personnes, la loi du marché est une vraie loi, au même niveau que les lois de la physique, et elle est capable de résoudre à elle seule tous les problèmes que peut rencontrer la société. Ils pensent que l’énergie à la même valeur que les différentes matières premières, alors quelle est en fait la condition nécessaire à l’obtention d’autres ressources (y compris l’énergie elle même). Ils pensent que l’économie "crée des richesses", alors qu’elle ne fait que transformer les matières premières et que, sans énergie, il n’y a tout simplement plus d’économie.

Quand des économistes discourent à la télé et qu’entre deux sujets (le chômage, le prix des matières premières, etc), ils évoquent les difficultés que font peser sur l’économie les prix du pétrôle, ils ont tout faux. Le pétrole n’est pas un problème.

Le pétrole est LE problème.

(...)

Et puis... Il y a les autres. Il y a les géologues, bien sûr, mais également les techniciens qui exploitent les champs pétrolifères, les mains dans le cambouis. Ils ont une vision très différente de la vision rose bonbon que je viens de vous présenter.


1. Le Pic de Hubbert


 

Tout d’abord, soulignons que la prévision classique "il reste assez de pétrole pour tant d’années" est faite en supposant que la consommation reste constante. Malheureusement, c’est très loin d’être le cas. Ces dernières années, de nouveaux très gros consommateurs (la chine et l’inde pour l’essentiel) sont apparus sur le marché et consomment autant qu’ils le peuvent. Ceci étant dit, poursuivons.

Comme toutes les ressources finies, la production de pétrole a commencé et finira à zéro. Entre ces deux extrêmes, la production passe nécessairement par un maximum. On appelle ce maximum le "pic de Hubbert", du nom du géologue qui l’a calculé le premier. Il se produit approximativement quand la moitié du pétrole disponible a été extraite, et tout laisse à penser que ce pic est imminent.

En 1956, le géologue King Hubbert a prédit que la production de pétrole aux USA atteindrait son maximum aux alentours de 1970 avant de commencer à décroître. Evidemment, tout le monde l’a ridiculisé. Et pourtant, il avait raison et, depuis 1971, la production de brut aux USA ne cesse de baisser. Bien sûr, ce phénomène n’est pas propre à ce pays mais commun à toutes les régions productrices. Seule la date diffère. A l’heure actuelle, la plupart des pays ont atteint ou dépassé leur pic de production. Les seuls pays ne l’ayant pas encore atteint sont au moyen-orient.

Maintenant il est évident que, si l’on considère la production mondiale dans son ensemble, le même phénomène doit se produire. Selon le site de l’ASPO, la date la plus probable est 2008... C’est plutôt proche, non ?

A ce point de notre raisonnement, quelques remarques s’imposent :

- Le gouvernement Américain actuel rassemble beaucoup de membres de l’industrie pétrolière. Il est très probable que leur invasion de l’Irak ait été planifiée en prévision du "peak oil".

- Pour extraire du pétrole, du charbon ou des sables bitumineux, on a besoin d’énergie (pompes, etc), et donc de pétrole. En d’autres termes, il arrive un moment où l’extraction n’est plus rentable, et ceci quel que soit le prix du marché. S’il faut brûler un baril pour en récupérer un, on ne le fera pas, même à 10 000 $ le baril. C’est un concept que les économistes de le Terre plate ont beaucoup de mal à comprendre... De nombreuses réserves d’hydrocarbures fossiles sont donc "hors de portée" et ne seront jamais utilisées sauf, peut être, comme source de matières premières. (...)


2. Les conséquences


Quelles seront les conséquences ? Immenses. Une fois le pic atteint, la production ne peut que chuter, ce qui signifie une explosion des prix. Actuellement, on a une crise pétrolière si la production est inférieure même d’un demi pour cent à la demande, mais cette crise sera bien plus sévère ! Bien sûr, il restera encore du pétrole pour quelques années, mais il sera cher. Très cher. Et les prix ne feront que monter...

Plus concrètement, l’explosion des prix du brut signifie, entre autre joyeusetés :

- La fin de la globalisation

Plus personne n’ira faire fabriquer des T-shirts à 10 centimes la douzaine à l’autre bout du monde si le prix du pétrole atteint des sommets. Evidemment, ce n’est pas forcément une mauvaise chose, car ces emplois pourraient retourner chez nous. Toutefois, cela signifie également un bouleversement immense de l’économie qui aura le plus grand mal à s’adapter. Cela signifie aussi que nombre de produits redeviendront, comme autrefois, des produits de luxe (par exemple, les bananes et le cacao pour les européens).

- La fin de l’industrie aéronautique

Cette industrie est extrêmement sensible au prix du pétrole. Dans un premier temps ils pourront survivre en augmentant leurs tarifs mais, passé un certain niveau, l’inévitable envolée du brut signera leur perte. Au tout début le l’aviation, le passage d’un avion poussait les foules, éberluées, à interrompre leurs occupations et à pousser des cris de joie tandis qu’ils désignaient de leur doigt l’appareil à leurs voisins. Ils se pourrait bien que, dans un futur proche, un phénomène similaire se produise à nouveau.

Regarde ! Ca alors, un avion ! Ca doit bien faire dix ans que j’en ai pas vu un !

- La fin du tourisme international

Si vous voulez un jour faire le tour du monde, il vaut peut être mieux partir maintenant. Par ailleurs, faut-il vraiment que je vous rappelle que l’industrie touristique est une des premières industries mondiales et une source importante de devises ?

- D’immenses bouleversements dans notre mode de vie

Certains aspects de notre mode de vie devont être révisés entièrement. Un exemple parmi d’autres est celui des grandes mégalopoles qui ont été bâties après la découverte du pétrole. Elles ont été conçues en intégrant l’automobile depuis le début et deviendront en grande partie inhabitables.

- La fin de la croissance

La croissance, ce n’est pas uniquement plus de biens produits, c’est également plus de matières premières et plus d’énergie consommées. Une diminution de la production globale de pétrole n’a qu’une seule issue : la décroissance, que cela nous plaise ou pas.

- Un crash boursier global

La bourse dépend entièrement de la croissance et les investisseurs viennent pour gagner de l’argent, pas pour en perdre. Peu de temps après le crash, la bourse fermera, "provisoirement" bien sûr, juste le temps que le marché se rétablisse. Il ne se rétablira pas.

- Un crash du dollar

C’est un point presque anecdotique par rapport à la situation qui affectera toute la planète (même si cet évènement pourrait bien être le premier à se manifester, voire même le déclencheur) mais il mérite d’être souligné. Pour résumer, les USA ont réussi depuis la dernière guerre mondiale à imposer le Dollar comme monaie d’échange pour le pétrole. En conséquence, tous les pays souhaitant en importer doivent emprunter des Dollars, soutenant ainsi de façon artificielle cette devise. Dans la pratique, cela signifie que les USA peuvent ainsi se permettre un déficit commercial considérable sans conséquence immédiate. En contrepartie, si ce système s’arrête, ils seront les tous premiers à en souffrir.

- Et évidemment, un chômage explosif, des émeutes, etc, etc.

Enfin, ce n’est pas tout. La fameuse "révolution verte" a été rendue possible par le pétrole. Le pétrole sert à fabriquer les engrais et les insecticides indispensables à l’agriculture moderne. Sans lui, les rendements s’effondrent. Conclusion : la population actuelle (plus de 6 milliards) ne pourra plus être nourrie en entier. Il est fort possible que plusieurs milliards d’humains meurent de faim dans un futur proche... (...)

Si vous voulez un aperçu de ce qui risque de nous arriver, vous n’avez qu’à regarder la situation en Corée du nord pour voir ce qui se passe quand il n’y a plus d’engrais ni d’essence pour les machines agricoles. Heureusement, tout n’est pas encore perdu puisque un peu d’aide humanitaire parvient encore à ce pays.

Grâce au pétrole.


3. En conclusion


Sachant :

- Que les derniers champs géants de pétrole ont été découverts dans les années 1960

- Que les champs géants d’Arabie Saoudite sont vieux de 60 ans, et devraient bientôt commencer à décliner

- Que les réserves des pays membres de l’OPEC ont été artificiellement gonflées dans les années 1980 suite à la "guerre des quotas" qui favorisait les pays possédant les plus grandes réserves, et que les réserves véritables sont donc inférieures à celles officiellement annoncées

- Qu’il faut trouver le pétrole avant de le consommer et que, depuis 1980, la consommation dépasse les réserves découvertes (nous dépensons actuellement quatre barils de pétrole pour chaque baril découvert)

- Que la fusion nucléaire ne sera pas maîtrisée avant une cinquantaine d’années au moins et que la fameuse "fusion froide" reste très hypothétique

- Que le gaz naturel commence déjà à manquer en Amérique du nord

- Que la plupart des énergies alternatives sont, en partie, rendues viables grâce à l’existence d’un pétrole bon marché (par exemple, il faut beaucoup d’énergie pour extraire le charbon et acheminer le minerai)

- Que le prix actuel du baril de brut est aux alentours de 43 $...

Je pense qu’il est temps de s’inquiéter sérieusement. Après tout, la crise de 1929 et les deux derniers chocs pétroliers n’étaient pas des évènements particulièrement joyeux. Il y a naturellement quelques optimistes qui prétendent que la situation est totalement différente, et que nous n’avons rien à craindre avant une quinzaine d’années supplémentaires (ce qui nous amène aux alentours de 2023). Je ne sais pas ce que vous en pensez mais, si la seule différence entre les pessimistes (ou plutôt les réalistes) et les optimistes est une misérable quinzaine d’années, c’est plutôt inquiétant.

Pour ceux qui seraient encore sceptiques, rappelez-vous les grèves des routiers (et des pêcheurs, mais on en a moins parlé et ils étaient plus faciles à ignorer). Le pays a été paralysé parce que le prix (hors taxes !) du pétrole était trop élevé. On parle ici de centimes. Imaginez ce qu’un prix à la pompe doublé, triplé, voire plus, engendrera ! Il suffit de moins d’une semaine pour que les produits frais commencent à manquer en magasin. Notez également que pendant la dernière grève des routiers en Grande Bretagne, les opérations chirurgicales non urgentes ont été annulées...

Au risque de vous surprendre, le pic de Hubbert a déjà eu des conséquences. Le pic global ne s’est, à priori, pas encore manifesté, mais les pics locaux qu’ont connus les pays producteurs ont eu au moins deux conséquences très intéressantes :

- Les USA ont connu leur pic de production en 1970. A peine trois ans plus tard, en 1973, les pays de l’OPEC se sentaient suffisament en position de force pour relever leurs tarifs, conduisant ainsi au premier choc pétrolier. Bien sûr, cette crise était politique. Néanmoins, elle ne se serait jamais produite si la géologie n’avait pas déjà limité la production des USA. De ce point de vue, cette crise était une répétition de ce qui nous attend. (La production hors du moyen-orient s’épuise plus vite, de sorte que, dans le futur, la production se concentrera de plus en plus dans cette région)

- L’ancienne URSS a connu son pic de production en 1987. Quatre ans plus tard, elle s’effondrait complètement. Bien sûr, on peut toujours dire que le communisme était inadapté et a fini par capituler devant le capitalisme triomphant. C’est peut être le cas, mais ce système a quand même tenu soixante-dix ans avant de s’en apercevoir.

Une dernière remarque pour finir. Les biocarburants ne sont pas non plus la panacée. Ces plantes ont aussi besoin d’engrais et de pesticides, et il faut donc du pétrole pour avoir un rendement suffisant. En outre, si l’on voulait faire rouler toutes les voitures au carburant vert, il faudrait une surface cultivable [1] supérieure à celle dévolue actuellement aux cultures agricoles [2] !


Eric, pour oleocene.org, site dédié à la fin de l’âge du pétrole.
www.oleocene.org



A Londres, la guerre contre l’Iran a commencé, par Michel Collon, 15 juillet 2005.



Est-ce que Washington pourra tolérer une alliance pétrolière entre le Venezuela et la Chine ? par Seth R.DeLong - COHA.


11:56 Écrit par eric blair | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

Commentaires

quaeps désolé, il ne se trompe pas... il ment , mais étant donné tes lectures actuelles je te conseille le site de Raël (si il en a un) ou de toute autre secte apocalyptique . Maintenant soyons clairs, un jour il n'y aura plus de pétrole , mais que proposes-tu ? Qu'on en arrête immédiatement l'emploi (ce qui reviendrait à agir comme si il n'y en avait plus), qu'on empêche les chinois de l'utiliser ? Dis-moi .

les bananes et le cacao pour les européens , non ce ne sera pas fini (grâce aux ogm et au changement climatique :-)))) )
il faut beaucoup d’énergie pour extraire le charbon et acheminer le minerai) : faux et archi-faux, il suffit qu'il y ait...du charbon !
Quand je pense que parfois tu dis que je joue à me faire peur, sacrée jouvencelle !

Ton Eric a l'air d'être une fameuse tête, c'est qui Eric Motten ?

Écrit par : jean | 12/11/2005

q Un médecin allemand s'exclame :
- La chirurgie est à ce point avancée dans notre pays qu'on peut enlever le cerveau d'un gars, le greffer dans un autre et ce type est prêt à rechercher du travail six semaines plus tard.

Un médecin anglais lui répond :
- Chez nous, on peut prendre le cerveau d'un gars, le mettre dans un autre et le type part à la guerre quatre semaines plus tard.

Le médecin américain rigole :
- Vous êtes vraiment en retard les gars. Chez nous on a pris un gars sans cerveau au Texas, on l'a mis à la Maison Blanche et maintenant la moitié du pays cherche du travail et l'autre se prépare à la guerre !

Écrit par : j | 12/11/2005

qq Le fait marquant est une disproportion énorme entre les réserves du Moyen Orient et celles du reste du monde. De plus, en distinguant une répartition non par région mais par pays de l'OPEP* et hors OPEP, celle-ci montre que les premiers détiennent 78% des réserves mondiales de pétrole brut prouvées.

La consommation totale cumulée de pétrole jusqu'au début de ce millénaire atteint 110 Gt (825 Gb), soit moins que les réserves prouvées. Cette constatation amène certains géologues à prédire l'apparition de tensions dans le secteur du pétrole en se basant sur la méthode de King Hubert, géologue américain qui prédit, en 1956, le déclin de la production américaine pour 1970, soit l'année à partir de laquelle la moitié des réserves de pétrole eurent été exploitées, prédiction qui se confirma. Si ce modèle s'applique non plus seulement aux Etats-Unis mais à l'ensemble de la planète, une crise de la production pétrolière pourrait survenir dans un futur proche.

Cependant, un certain nombre de voix s'élèvent contre cette prédiction avançant plusieurs arguments. Bien qu'une grande majorité du sous-sol terrestre ait été exploré, il est encore aujourd'hui très difficile de savoir s'il reste beaucoup de pétrole à découvrir ou pas. En effet, les zones dites "d'off shore" profond ont été encore peu explorées (2,3 millions de km carrés pour une surface totale de 55 millions de km carrés). De plus, les gisements aujourd'hui à maturité contiennent potentiellement beaucoup de pétrole qu'on ne sait pas encore extraire. En effet les taux d'extraction actuels sont d'environ 30%, et chaque point gagné au-delà est équivalent à environ trois ans de production, en considérant un stock mondial récupérable de 266Gt (1995,5 Gb). Ceci amène à des différences considérables dans les évaluations des réserves à découvrir : 20 Gt d'après Campbell et Laherrère, 63 Gt d'après l'USGS et 140 Gt d'après Edwards de l'Université du Colorado.

Un important facteur est à prendre en compte afin d'avoir une image aussi complète que possible de l'évaluation du futur du pétrole : les progrès technologiques. En terme de réserves, une distinction est faite entre le pétrole conventionnel (celui exploité actuellement) et le pétrole non-conventionnel (un pétrole qui pourrait être exploité dans le futur sous réserve de posséder les technologies adéquates et sous réserve d'un coût de production rentable).

En 2002 les coûts de développement des bruts conventionnels se situent entre 2 et 15 dollars américains le baril et ces coûts diminuent en moyenne de 1 dollar américain par an. Ce faisant, certains bruts non-conventionnels deviennent exploitables. Ainsi, dans le passé, l'exploitation "off shore" était au début considérée comme beaucoup trop chère et presque impossible, alors qu'aujourd'hui plus personne ne remet en cause la rentabilité de ces explorations et pour autant le prix du brut en terme réel ne s'est pas envolé (cf. prix).

Les bruts non-conventionnels regroupent les nappes difficiles d'accès comme les nappes sous couche de sel, "l'off shore" profond et très profond (la couche d'eau étant de plus de 1000 mètres voire de plus de 2000 mètres), les huiles extra lourdes, les sables asphaltiques et les schistes bitumineux.
Concernant "l'off shore" profond et très profond, des forages existent déjà qui permettent d'exploiter des gisements à plus de 1000 mètres de profondeur sous la surface de la mer. C'est le cas au Congo-Brazaville et en Angola (dont un gisement en mer profonde est le plus grand d'Afrique), mais aussi au Gabon avec un forage à plus de 2500 mètres.

La frontière entre brut non-conventionnel et brut conventionnel est sans cesse repoussé par les avancées technologiques. Ainsi les huiles extra-lourdes de l'Orénoque au Vénézuela, n'étaient autrefois exploitables que pour un prix du baril supérieur à 30 dollars américains. La diminution du coût de développement rend aujourd'hui possible cette exploitation pour un prix du baril à 15 dollars américains.

De même la région de l'Athabasca (région au Nord de la province d'Alberta au Canada) était autrefois un océan qui a laissé place, en s'asséchant, à des sables asphaltiques. Ces sables constitueraient le plus grand gisement mondial de pétrole potentiellement exploitable avec une estimation à 40 Gt (300 Gb). Actuellement ces sables sont en partie exploités et représentent 34% de la production totale de pétrole au Canada. D'après l'entreprise Suncor qui exploite un gisement, le coût du baril de pétrole revient à 12,5 dollars américains.

La quantité actuelle de réserves prouvées exploitables pourrait être sujette à modification non pas grâce à la découverte de nouveaux gisements mais grâce à l'amélioration du rendement d'extraction. Actuellement ce rendement se situe autour de 30%, chiffre qui, selon certains, pourrait atteindre 50 à 60% du fait des progrès technologiques ; ce qui entrainerait la réouverture de gisements considérés aujourd'hui comme épuisés.

Outre ces considérations sur les réserves de pétrole, en terme de longévité de la ressource pétrole, les progrès technologiques permettent de substituer le pétrole par d'autres produits notamment dans la fabrication de carburants liquides. A titre d'illustration, le procédé de Fischer Tropsh permet de fabriquer un carburant liquide pour véhicule à partir de gaz naturel ou même de pétroles non-conventionnels difficilement exploitables tels quels. Un autre procédé propose la liquéfaction du charbon afin d'obtenir également des carburants liquides.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) considère que la production de pétrole n'atteindra pas un maximum pour ensuite décroître dans les vingt prochaines années. Ces prévisions sont fonction de l'investissement de l'industrie pétrolière dans la recherche technologique. Toujours selon l'AIE, il serait nécessaire d'injecter 1000 milliards de dollars entre 2000 et 2010 afin de maintenir la production de pétrole au èair avec la croissance de la consommation.

L'épuisement des réserves de pétrole est donc un sujet ouvert qu'il est très difficile, voire impossible, de prédire aujourd'hui.

Écrit par : jean | 13/11/2005

jean 1 c'est évidemment un texte assez pessimiste(d'où mon titre...), qui a le mérite d'explorer le scénario du pire...je crois que l'auteur en est bien conscient...
2 ta source est à mourir de rire, regarde les liens du site sur lequel tu l'as trouvé...c'est à se pisser dessus...moitié compagnie pétrolière, moitié ong foireuse, et un zeste de gens honnête(quelques ong et service) pour diluer les bobards....
3 c'est donc vrai, il n'y aura plus de pétrole un jour...commençons donc par changer de système économique, celui en place actuellement a pour particularité(entre autre) de ne pas s'inquiéter du long terme...ce qui est assez embêtant pour le problème qui nous concerne....
4 les décisions importantes en matière d'énergie doivent repasser rapidemment au premier plan des discussions politiques(et on peut rêver, démocratique...)....allo, passez moi les médias....
5 encore une fois, le problème est simple, soit on change de mode de gouvernance, soit on continue comme ça....
6 je n'ai pas peur de choses inventées par les médias(comme toi...), j'ai peur que les vrais problèmes qu'ils occultent(comme d'hab..) finissent un jour par revenir au premier plan de l'actualité(cfr. les banlieues) quand leur explosion sera assez télégénique....
je ne crois pas(ou plutôt j'essaye) TOUT ce que dit ce texte, je crois que c'est une bonne analyse, bien documentée, comme il en existe beaucoup, chez les pessimistes comme chez les optimistes, mais comme le problème et ses conséquences me concernent de près...je préfère savoir ce qui POURRAIT se produire, dans le pire des cas, et espérer que les plus optimistes aurront raison...tu ne n'est pas obligé de me croire(c'est pourtant facile dans ce cas-ci...), mais je t'assure que l'avenir que nous prévoit ce texte est la DERNIERE chose que je voudrait voir arriver....

Écrit par : quaeps | 13/11/2005

quaeps 1. il n'a aucun mérite .
2. donc tu sais que ce qui est dit dans ce texte est faux ? Connerie, de plus je dois dire que si ma source est mourir de rire la tienne est calamiteuse .
3. Coluche ? Desproges ?
4. Oui si tu veux
5. Dis toi bien qu'avant le fin du pétrole (qui n'est pas pour demain) toutes les solutions de remplacement apparaîtront (comme par miracle)
6. Bouhhh

Écrit par : jean | 13/11/2005

jean 1 si, celui d'exprimer un point de vue peu présent dans les médias...et pour cause...
2 ce texte est fortement soumis à caution, et pour cause, as-tu jamais entendu parler du lobby pétrolier, tu sais celui qu'on considère comme un des lobby les plus puissants du monde, tellement puissant que depuis quelques années maintenant il est confotablement installé au centre du monde économique et politique...bref, à la maison blanche(au cas où tu ne serais pas au courant...)....alors tu vois, si les pétroliers veulent faire croire que le pétrole ne va pas manquer avant 100 ans(ce qui est leur intérêt, comme tu t'en doute...ou alors renseignes-toi....), ils ont les moyens d'y arriver...
3 n'importe quel économiste de seconde zone te le dirait....
4 oui, je veux...
5 dors, je le veux...et laisses faire, ILS savent ce qu'ils font...cfr.l'histoire...
6 Baaaah...

Écrit par : quaeps | 14/11/2005

quaeps 1. on parle également très peu dans les médias de l'arrivée imminente des éléphants roses à 3 trompes et 2 bites . Par contre à moins de ne pas avoir la télévision et de vivre dans une grotte , ne pas avoir entendu parler de la "fin du pétrole bon marché" et de "la vie après le pétrole"...
2. bon d'accord, il n'y a plus de pétrole, pleure...
3. vive le retour des charettes à bras, des bateaux à voile et des équipages !
4. la démocratie c'est toi tout seul ?
5. alors explique moi pourquoi tous les constructeurs automobiles se cassent le cul à dépenser des milliards pour trouver des solutions alternatives ?
6. c'est tout fifille maman est là, sèche tes larmes et retourne écouter tes amis si qualifiés

Écrit par : jean | 14/11/2005

jean 1 bien sûr on en entend parler, comme on entend parler du conflit israelo-palestinnien...tu le fais exprès ou quoi...j'ai parfois l'impression de parler au type de "Memento"....
2 non, je serais plutôt content, c'est la transition qui pose problème....
3 tu ne crois pas si bien dire....
4 non, moi et le parti...inculte...
5 là, j'espère que c'est une blague...la progression des ventes des 4/4, l'absence de promotion du lpg par les grandes marques, le refus du bridages des moteurs, il est clair, et même évident pour un demeuré que l'indusrie de l'automobile(très liée, tu ne le croiras pas...au lobby pétrolier) n'a AUCUN intérêt à proposer des alternatives(sinon, le fameux moteur "pantonne" serait fabriqué en série depuis longtemps...) sérieuses...le reste, c'est de la com d'entreprises...
6 et je te laisses aux mains bienveillantes de tes amis pétroliers...

Écrit par : quaeps | 14/11/2005

quaeps 1. mais tu veux quoi, qu'on ne parle que des points de vue (inutilement et surtout ne se basant sur rien de scientifiquement prouvé)catastrophistes pour être crédible ?
2. la transition c'est maintenant , la fin du pétrole , c'est au pire du pire pour dans 50 ans !
3. c'est ce que tu proposes .
4. les décisions importantes en matière d'énergie doivent repasser rapidemment au premier plan des discussions politiques...plus l'emploi, plus les pensions ?
5. as-tu entendu parler des moteurs hybrides ?
6. ils ne sont pas plus mes amis que ne le sont tes étudiants en mal de sensation et tes scientifiques auto-proclamés

Écrit par : jean | 14/11/2005

jean 1 qu'on parle des deux, tout aussi "scientifique" les uns que les autres...tu vois ton fameux "deux poids deux mesures" que tu prétends appliquer, mais en vrai quoi, pas en vide....
2 on parle, depuis le début, mais bon il te faut un peu de temps, de la fin du pétrole "bon marché", de l'approche du peak oil, etc...
j'aimerais pouvoir penser que la transition "c'est maintenant", ce DEVRAIT ETRE le cas, mais la réalité me donne tort...et comme c'est elle que je regarde et pas les effets d'annonce....
3 c'est ça qui arrivera si on laisse courir....
4 COMME les emplois, comme les pensions...
5 oui, et Villepin vient d'ailleurs d'octroyer 100 millions d'euros à la recherche(pour aider ces pauvres fabriquants automobiles), mais c'est ce qu'on appelle noyer le poison...et qu'en est-il du moteur "pantonne" que tu brandissait il y a quelques mois....comme l'arme ultime...
6 si, parce que leurs scientifiques à eux, tu les crois...eux...

Écrit par : quaeps | 14/11/2005

quaeps 1. ok mais si c'est pour dire n'importe quoi, c'est pas la peine .
2. tu ne regardes que les effets d'annonce (mais comme tu manques un peu de subtilité tu ne t'apperçois pas que ça en sont AUSSI)
3. concrètement ?
4. si tout est prioritaire, plus rien n'est prioritaire .
5. je ne brandis rien comme une arme ultime, je t'ai dit que ça existait (contrairement à ce que tu me disais) point barre . Maintenant que les solutions de remplacement soit au point ou même technologiquement aussi performants que les moteurs "classiques" ne rêvons pas . Mais peut-être penses-tu que ces moteurs "pétrole" sont apparus performants et fiables du jour au lendemain ?
6. et pour faire réparer ma montre je vais chez un horloger pas chez un apprenti boucher

Écrit par : jean | 14/11/2005

jean 1 tu as raison, il n'y a pas d'alternative.....
2 tu as raison, il n'y a pas d'alternative....
3 bien sûr...
4 tu as raison, il n'y a pas d'alternative...
5 menteur, relis ton blog, c'est MOI qui t'ai parlé du moteur pantonne...toi, tu parlais d'un moteur à eau...
si elles ne sont pas au point, ce n'est pas par hasard, il n'y a pas d'alternative....
6 tu as raison, croyons les gens qui ont tout intérêt à nous mentir, les scientifiques "sponsorisés" par les entreprises nous ont évidemment TOUJOURS dit la vérité....inculte....

Écrit par : quaeps | 14/11/2005

quaeps 1. de quoi parles-tu ?
2. encore un effet d'annonce .
3. c'est bien ce qu'il me semblait du vent et du blabla
4. tu es dans le lac .
5. moteur diesel à eau : voici mes mots , menteur !
encore la preuve que tu ne parles pas bien le français , elles sont au point mais n'ont pas (encore) les mêmes performances (surtout point de vue vitesse et durée) que les moteurs "pétrole" . Et comme par hasard elles seont très satisfaisante le jour où on devra se passer du pétrole et à un prix haut mais relativement abordable pour pouvoir faire d'énormes profits sur le pétrole ET ses alternatives . Celui qui refuse toute alternative non-apocalyptique c'est toi fifille !
6. donc tout qui n'est pas apocalyptiquement catastrophiste est un menteur ? ce que dit ton article est la vérité absolue ? tu en étais moins sûr en le postant...

Écrit par : jean | 14/11/2005

jean 1 du deux poids deux mesures, tu suis ou quoi....
2 non, ton credo...
3 pareil...
4 et toi au fond...
5 Les véhicules Diesels peuvent rouler avec de l'huile végétale (en réalité ça je le savais) ou avec de l'eau !!! J. Tilkin
les véhicules diesels peuvent rouler avec du colza...assertion vraie
les véhicules diesels peuvent rouler avec de l'eau...assertion fausse, si le colza remplace le carburant, l'eau ne remplace pas le diesel(comme ta phrase le laisse entendre), le moteur pantonne (dont JE t'ai parlé, que JE connaissait depuis longtemps) fonctionne au diesel ET à l'eau...c'est très différent...
quand je dis "si elles ne sont pas au point"(alors que je sais très bien que le moteur pantonne fonctionne, c'est MOI qui t'en ai parlé..), je veux dire par là(et c'est vrai que j'aurais du dire "ne sont pas du tout mise en place"), c'est que les grandes marques automobiles ou les gouvernements n'ont JAMAIS favorisé leur dévellopement, leur mise en circulation, leur promotion(je te rappelle que c'est MOI qui t'ai parlé du moteur pantonne, alors ne me dis pas que tout le monde est au courrant, tu sais très bien que c'est faux...), bref...voiture=pétrole, et pour que ça change, il y a du boulot, et il serait dangereux, comme tu essayes de le faire croire, de penser que les principaux acteurs vont réagir DANS NOTRE INTERET sans que nous les y forçions un peu...cfr. l'histoire...
6 je n'ai pas dit celà, j'ai dit que vu le peu crédit qu'un individu sensé apporterait aux données fournies par les firmes pétrolières et leur scientifiques maisons, il est parfois bon d'écouter d'autres son de cloche(n'est-ce pas c'est celà oui....), même si, je l'espère, ils sont un peu extrème dans leur raisonnement...j'ai posté il y quelque semaines, le 21/10,un article qui traite du sujet...on se rèpete....

Écrit par : quaeps | 15/11/2005

quaeps 1. non absolument pas deux poids deux mesures, mais comparons ce qui est comparable , par exemple l'avis de 2 scientifiques (géologues dans ce cas précis), pas un géologue et une épicière .
2. quaeps tu sors cette phrase chaque fois que la contradiction te pousse à croire que tu pourrais te tromper ou avoir été induit en erreur (ce qui peut t'arriver comme ça m'arrive et comme ça arrive à TOUT le monde), il y a toujours des alternatives mais ce n'est pas pour ça qu'elles sont toutes bonnes . Et il est temps que tu comprennes que tout qui écrit volontairement de manière négative te touche 10 fois plus que celui qui a un discours neutre ou positif (c'est pas moi qui le dit c'est scientifique et se vérifie dans tous les domaines) .
3. ben alors concrètement ? j'attends UNE proposition !
4. c'est une simple question de bon sens !
5. ça va le moteur pantonne c'est toi qui l'as découvert si ça peut te faire plaisir . Quant au reste, bien sûr qu'il ne vont pas réagir dans notre intérêt mais dans le leur (càd dans le cas qui nous occupe continuer à vendre des voitures pour gagner des sommes colossales) . Et concernant les marques qui ne promotionnent pas le LPG et ne le garantissent pas je te signale que quand tu as acheté ton moteur pollueur-diesel, je t'ai proposé un véhicule LPG monté d'origine (d'usine si tu préfères) donc garanti 2 ans et quelques et que tu as choisi le diesel . Je ne te jette pas la pierre en te faisant cette remarque , la plupart des gens réagissent comme toi parce qu'ils ont peur de ce qu'ils connaissent mal et il est vrai que le gaz fait (inconsciemment peut-être) peur .
6. il est vrai qu'il faut écouter différents sons de cloche mais alors choisis des gens compétents . quand à l'article dont tu parles je ne l'ai pas lu à cause du format (je crois te l'avoir dit) donc je ne le jugerai pas (je ne suis pas critique littéraire) ;-)

Écrit par : jean | 15/11/2005

jean 1.1 tu ne sais pas lire...relis le texte...vraiment...et tant que tu y est relis l'article du monde diplo que j'avais posté sur le sujet...tu parles dans le vide...
1.2 je ne voulais pas t'ennuyer avec des rapports techniques que ni moi ni toi ne serions en mesure de juger, mais si tu veux des prévisions pessimistes faites par des géologues ou des spécialistes du pétrole, dis un mot et j'innonde mon blog...
1.3 l'article n'est PAS DU TOUT pessimiste quand à l'échéance, relis-le...que ce soit 4 ans ou 15 ans, le propos est le même....
2 je ne me trompe pas, tu n'est pas d'accord(je t'ai déjà expliqué, tu n'existes dans le débat qu'en t'opposant à moi, c'est ainsi depuis le début et ça t'empêche d'avancer en toute objectivité...), il n'y a pas d'alternative, l'économie de marché est l'horizon indépassable de toute la pensée occidentale, les alternatives "sérieuses" n'existent que dans ce cadre, les autres sont des "utopies", des "propositions populistes", des "rêves éveillés", un peu comme la démocratie il y a 300 ans...heureusement que, de tout temps, les gens ne se sont pas agenouillé comme toi devant la pensée dominante....
ce qui me touche, c'est la vérité (et je n'ai JAMAIS prétendu que l'article dont nous discutons était LA vérité, j'ai dit que c'était un point de vue argumenté, intelligent, peu présent dans les médias), le reste, je te le laisse....
3 tu plaisantes, mon blog en est plein....
4 que tu sois au fond du lac....?
5 non, jamais, le système actuel fonctionne sur le très court terme(même les derniers des libéraux commencent à dénoncer les excès...c'est dire...), le capitalisme n'a JAMAIS réagis en cas de crise(cfr. la crise de 1929), c'est l'Etat qui a chaque fois dû sauver la situation, mais comme le principe actuel(au cas où tu ne l'aurais pas remarqué...tu dois être le dernier) est de donner de plus en plus de pouvoir aux entreprises et de moins en moins à l'Etat...tires en donc les conclusions...
les grandes marques ne promotionnent pas le diesel...plutôt que d'en tirer les conséquences, tu me reparles d'un cas particuliers, le mien, très particuliers(j'avais des prix incroyablement bas pour une nouvelle voiture, que j'ai VOULU faire monter au gaz, et vu ma malchance en matière de voiture, mon entourage direct m'a fait remarquer qu'une occasion n'était peut-être pas la solution la plus adaptée...et comme je vis avec mon entourage direct, je me suis dit qu'après avoir déclassé deux voitures, je ne me sentais pas en mesure de la ramener de trop...), bref tu noies le poisson...
je n'ai pas peur du gaz(j'ai voulu la faire monter au gaz neu-neu), il y moins de chance de faire exploser une voiture au gaz que d'être foudroyé chez soi...
6 des gens compétents comme ceux d'Haliburton, d'Exxonmobil ou total, tu plaisantes j'espère...
ce n'est pas le format qui te gène, c'est le contenu...
je ne répondrais plus, je parle dans le vide...

Écrit par : quaeps | 16/11/2005

jean 5 les grandes marques ne promotionnent pas...le gaz et non pas le diesel...désolé...

Écrit par : quaeps | 16/11/2005

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