08/11/2005

santé...

Le Sommet de Salamanque et la guerre contre le terrorisme
par Salim Lamrani*

Le 14 et 15 octobre 2005, la ville de Salamanque a accueilli le quinzième Sommet ibéro-américain rassemblant les États latino-américains, l’Espagne, le Portugal et Andorre. Ce sommet, organisé quelques semaines avant le sommet de Mar del Plata qui a vu un échec de la relance du projet d’accord de libre échange des Amériques, avait déjà démontré l’isolement de Washington dans la région. Le double langage états-unien concernant le terrorisme, les Droits de l’homme et les projets de développement ont fini par lasser même les plus fidèles soutiens de l’administration Bush dans la région.




8 novembre 2005

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Pays
 États-Unis
 Venezuela
 Cuba

Thèmes
 Contrôle de l’Amérique latine

(JPEG)
Les chef d’États et de gouvernement participants au sommet.
Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Ecuateur, El Salvador, Espagne, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panamá, Perou, Paraguay, Portugal, Republique Dominicaine, Uruguay, Venezuela et Andorre.

Le quinzième sommet ibéro-américain, qui a été célébré le 14 et le 15 octobre 2005 à Salamanque en Espagne, a été l’objet d’une importante condamnation de la politique de Washington envers Cuba [1]. Deux résolutions, stigmatisant le « blocus économique, commercial et financier » étasunien pour la première, et dénonçant la lutte contre le terrorisme à deux vitesses pour la seconde, ont été adoptées à l’unanimité par les 19 nations latino-américaines, l’Espagne, le Portugal et Andorre, infligeant ainsi un sévère revers politique à l’administration Bush [2].

Suite à cette position commune sans précédent dans l’histoire des sommets ibéro-américains, l’ambassade états-unienne de Madrid a manifesté son mécontentement et a regretté les décisions prises par les nations ibéro-américaines contre les sanctions économiques imposées à Cuba [3]. Les participants du sommet ont également exigé le jugement du terroriste d’origine cubaine, Luis Posada Carriles, protégé par l’administration Bush, et que la presse française ose encore qualifier de « militant anticastriste » [4] et de « dissident » [5]. Mais il est vrai que ses victimes sont cubaines et latino-américaines et, par conséquent, peu dignes d’intérêt.






En France, Reporters sans frontières (RSF), rangée depuis longtemps sur la ligne politique anti-cubaine de Washington [6], a été la seule entité européenne à s’offusquer des résolutions prises lors du sommet de Salamanque et à réitérer les propos de l’ambassade états-unienne en Espagne. L’organisation s’est déclarée « très déçue par les concessions faites à Cuba ». Pour son secrétaire général, M. Robert Ménard, condamner les iniques sanctions économiques dont est victime la population cubaine ne constitue pas un acte de justice, mais une « concession » faite au gouvernement cubain. De la même manière, exiger la traduction en justice du pire terroriste de l’hémisphère américain, dont les mains sont imprégnées de sang innocent, et réaffirmer la lutte contre le terrorisme mondial quel qu’il soitn’est pas l’illustration du respect de principes juridiques et moraux, mais une simple réponse aux « exigences […] du régime autoritaire de La Havane » L’allégeance de RSF à Washington a, depuis longtemps, dépassé les frontières de la décence [7].

Même les plus fidèles alliés des États-Unis, telle que la Colombie, ont joint leur voix à celle des autres nations latino-américaines dans leur condamnation sans équivoque du terrorisme international. M. Alvaro Uribe, président colombien, a souligné que son pays se devait « de signer une déclaration contre le terrorisme dans n’importe quel endroit du monde  », faisant implicitement référence à la protection accordée par les autorités étasuniennes aux terroristes d’origine cubaine [8].

De son côté, M. Ricardo Lagos, le président chilien, a été plus explicite : « Nous condamnons quand on attaque les tours jumelles – World Trade Center – à New York, les trains de Madrid ou le métro de Londres, quand on attaque pour freiner le développement touristique à Bali, mais aussi quand on met des bombes dans des avions », en référence à l’horrible attentat commis par M. Posada Carriles contre un avion commercial cubain en octobre 1976, qui avait coûté la vie à 73 personnes [9] et dont les Cubains viennent de célébrer la 29ème commémoration [10].

La résolution contre le terrorisme exige notamment que M. Posada Carriles soit jugé ou extradé vers le Venezuela, pays dont il est un ressortissant et dont il a fui la justice : « Nous réaffirmons la valeur de l’extradition comme outil essentiel dans la lutte contre le terrorisme et nous exhortons les États qui ont reçu des demandes d’extradition de terroristes, présentées par des États membres de notre communauté, à les considérer de manière adéquate, conformément au cadre légal applicable ». Le texte a également souligné la nécessité de mettre fin à l’impunité des terroristes et à refuser l’asile ou le statut de réfugié à toute personne ayant commis des actes criminels [11].

M. Posada Carriles, dont le juge William Abbott a refusé l’extradition, sous le prétexte spécieux qu’il risquait la torture au Venezuela, a demandé l’asile politique aux États-Unis. Le président du Venezuela, M. Hugo Chávez, a dénoncé cette mascarade de justice et le « cynisme de l’Empire ». « A Guantanamo, on torture des gens. Ce sont [les États-Unis] qui torturent, qui assassinent, qui bombardent [et] qui tuent des enfants » en Irak. Quant au vice-président du Venezuela, M. José Vicente Rangel, il a qualifié la décision de M. Abbott de « vile et aussi sinistre que l’acte de terrorisme » de 1976 tout en soulignant, qu’en réalité, « la décision a été prise par la famille Bush » [12].

Le Venezuela a mis au défi Washington de produire une seule preuve que M. Posada Carriles risquait d’être torturé en cas d’extradition. A ce jour, elle n’a toujours pas été présentée. M. Rangel a également souligné l’étrange silence de M. Bush au sujet de cette affaire : « Bush n’a absolument rien dit sur la présence d’un terroriste » dans son pays alors qu’il est en général « si loquace dans d’autres cas » de terrorisme [13]. Les liens qui unissent le père de l’actuel président des États-Unis, George H. Bush, avec M. Posada Carriles, à l’époque où il était directeur de la CIA expliquent sûrement le mutisme de la Maison-Blanche.

Pour ce qui est des sanctions économiques illégitimes imposées à Cuba par les Etats-Unis, la résolution a stigmatisé le caractère « inacceptable [de] l’application de mesures coercitives unilatérales qui affectent le bien-être des peuples et obstruent les processus d’intégration  [14] ». Le blocus économique contre Cuba a été condamné chaque année depuis 13 ans par l’immense majorité des membres des Nations unies qui ont exigé sa suppression, en vain.
Pour la première fois dans l’Histoire des sommets ibéro-américains, le terme « blocus », utilisé par le gouvernement cubain pour se référer aux sanctions économiques, s’est substitué au qualificatif « embargo » établi par Washington pour évoquer le châtiment infligé aux Cubains. Le décalage sémantique effectué par la Maison-Blanche a pour but de minimiser la gravité et la portée de l’état de siège en vigueur depuis 1960. Le président de l’Assemblée nationale cubaine, M. Ricardo Alarcón, a exprimé sa satisfaction : « C’est une décision historique [car la communauté ibéro-américaine] a utilisé un langage plus précis, plus exact, allant jusqu’à réclamer la suppression des récentes mesures » agressives adoptées par le président Bush en mai 2004 [15].
En effet, la sévérité des sanctions économiques porte gravement atteinte à l’intégrité physique et morale de la population cubaine, ce qui explique l’unanimité de la condamnation par les 22 ministres des Affaires étrangères ibéro-américains [16]. Le blocus contre Cuba touche la population de l’île à tous les niveaux, y compris dans le domaine de la santé. Par exemple, un enfant cubain qui a besoin d’une transplantation hépatique peut mourir car l’équipement de décodage de l’immunodépresseur Tracolimus, fabriqué par un laboratoire pharmaceutique états-unien, ne peut pas être exporté à Cuba [17].

De la même façon, les laboratoires états-uniens Abbot n’ont pas répondu à une demande cubaine concernant l’acquisition d’un appareil, uniquement produit par eux, indispensable à la surveillance des niveaux sanguins chez les enfants nécessitant une transplantation hépatique [18]. Au total, de 1962 à 2004, le blocus a coûté la somme de 82 milliards de dollars à l’économie cubaine, ce qui représente plus du double du PIB du pays [19]. Pour ce qui est du domaine de la santé, le blocus à coûté la somme de 75,7 millions de dollars uniquement pour la période allant de juin 2004 à avril 2005 [20].

Le ministre de la Santé, M. José Ramón Balaguer, a déclaré que « le blocus imposé par les Etats-Unis a causé d’énormes souffrances au peuple cubain » [21]. Au sujet de l’amendement voté par le Congrès états-unien en 2000 qui stipule que les sanctions économiques ne doivent pas interdire la vente de médicaments, M. Balaguer est resté sceptique : « Les obstacles, les restrictions, les délais administratifs et les permis que doit accorder le Département du Trésor font qu’en réalité toute cette propagande relative à l’accord du Congrès est fausse » [22]. A ce sujet, l’Assemblée nationale cubaine a d’ailleurs lancé un appel aux parlementaires du monde entier leur demandant d’exiger la fin de l’agression économique états-unienne contre Cuba [23].
Le blocus imposé à Cuba empêche également les scientifiques états-uniens de se rendre sur l’île. En septembre 2004, six spécialistes en thérapie intensive des Universités de Washington, Texas, Pittsburg et Loyola se sont vus refusés le visa par le département du Trésor et n’ont pas pu participer au Congrès scientifique « Ventilation 2005 » de Villa Clara, qui a réuni les 300 meilleurs experts du monde entier [24]. De la même manière, le gouvernement des États-Unis a refusé d’accorder un visa à un docteur cubain, M. Vicente Vérez Bencomo, dont l’équipe de recherche a obtenu un prix du Musée de la Technique de San José en Californie pour la découverte d’un vaccin contre la bactérie causant la méningite [25].

Le sommet de Salamanque a également été marqué par l’absence de M. Fidel Castro [26]. Le président cubain a préféré rester sur l’île pour coordonner l’aide en direction du Guatemala, victime de mortelles pluies diluviennes engendrées par l’ouragan Stan [27]. Le gouvernement cubain a dépêché le nombre impressionnant de 535 médecins et plusieurs tonnes de matériel pour venir en aide aux victimes du désastre naturel [28]. L’aide cubaine n’a pas encore été égalée par aucun pays, même les plus développés.
Les autorités guatémaltèques ont fait l’éloge du professionnalisme et de la vocation des médecins cubains. Le directeur du Centre de Santé de Acatenango a déclaré que les docteurs de l’Archipel des Caraïbes avaient « la volonté, l’expérience et la connaissance de leur métier auquel ils se dévouent sans repos ». Quant au responsable de la Zone de Santé départemental, M. Telma Santizo, il a tenu les propos suivants : « les Cubains offrent un soutien important, ils ne posent pas de conditions pour se rendre dans les endroits qu’on leur a assignés dans les communautés, en plus d’avoir un niveau professionnel très élevés car ils sont très bien préparés » [29] .
L’excellence cubaine en matière de santé est illustrée par le développement du secteur biotechnologique. Des chercheurs cubains viennent de mettre au point un anticorps monoclonal efficace contre le cancer du cerveau chez les enfants. L’anticorps est actuellement produit et commercialisé par l’entreprise sino-cubaine Biotech Pharmaceutical [30].

Dans le domaine de l’éducation, le ministre vénézuelien de ce secteur, M. Aristóbulo Istúriz, a présenté lors de la 33ème Conférence générale de l’Unesco la méthode cubaine « Yo, sí puedo », destinée à alphabétiser les populations illettrées. Selon le ministre, ladite méthode a permis d’apprendre à lire et à écrire à 1 400 000 Vénézuéliens. M. Marcio Barbosa, directeur général adjoint de l’Unesco, a souligné l’effort du gouvernement de Hugo Chávez dans ce domaine, qui contribue à l’accomplissement des principaux objectifs de l’institution basée à Paris [31]. L’application de la méthode « Yo, sí puedo » a permis à la ville de Caracas d’être déclarée libre d’analphabétisme dans un premier temps [32]. Par la suite, l’ensemble du Venezuela a été déclaré second territoire libre d’analphabétisme d’Amérique latine après Cuba, récompensant ainsi le volontarisme affiché par le gouvernement de M. Chávez, dont le bilan reste exceptionnel. Le président du pays a tenu à remercier le peuple de Cuba en affirmant que sans l’aide de La Havane, le plan Robinson d’éducation aurait été impossible à réaliser [33].

Le président vénézuelien, qui irrite de plus en plus Washington à cause de sa volonté manifeste de sortir son peuple de la misère, a profité de l’une de ses émissions hebdomadaires Aló Presidente pour répondre aux accusations de la Maison-Blanche et exprimer le fonds de sa pensée : « Certains disent que je suis un tyran […] beaucoup disent que Cuba est une tyrannie. Non, à Cuba, il y a un processus libérateur […]. Les tyrannies en tant que norme fondamentale et praxis fondamentale refusent l’éducation de la majorité afin de la manipuler. Aucune tyrannie ne fait ce que nous sommes en train de faire, car le savoir est libérateur » [34].

Le 17 octobre 2005, M. Hugo Chávez, ainsi que ses homologues péruvien et brésilien, MM. Nicanor Duarte et Luis Ignacio Lula da Silva, ont dénoncé les horreurs de la faim lors du 60ème anniversaire de l’Organisation des Nations unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) à Rome. M. Chávez a profité de l’occasion pour souligner que le budget de la Défense états-unienne, de 500 milliards de dollars, pourrait financer la FAO pendant 500 ans et résoudrait ainsi en partie le problème de la famine [35].

Le gouvernement états-unien se complait à exiger des autres nations le respect des Droits de l’homme alors qu’il les viole systématiquement non seulement à l’étranger comme le démontre le cas de Cuba, de l’Afghanistan et de l’Irak, mais également sur son propre territoire. Actuellement, près de 180 enfants mineurs sont condamnés à la prison à vie, sans aucun droit à la liberté conditionnelle, rien que dans l’État de la Californie, selon un rapport d’Amnesty Internationale et d’Human Rights Watch. Cette étude montre que pour chaque groupe de 2 300 Californiens, un adolescent noir âgé de 14 à 17 ans est actuellement condamné à perpétuité, alors qu’un seul jeune blanc est condamné pour chaque groupe de 50 000 personnes. Un jeune noir a donc 22 fois plus de chances d’être condamné à la prison maximale qu’un blanc. 59% de ces mineurs qui sont condamnés à la prison à vie en étaient à leur premier crime et 16% d’entre eux avaient entre 13 et 15 ans [36]. Les donneurs de leçons devraient faire preuve d’un peu plus d’humilité.

 Salim Lamrani
Chercheur français à l’université Denis-Diderot (Paris VII), spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.
Les articles de cet auteur




[1] « L’Espagne tente de désamorcer la polémique sur ses relations avec Cuba », par Cécile Chambraud, Le Monde, 18 octobre 2005

[2] « Comunidad Iberoamericana reclama enjuiciar a Posada Carriles », Granma, 13 octobre 2005. (site consulté le 17 octobre 2005)

[3] « Cuba trouble le sommet de Salamanque », par Cécile Chambraud, Le Monde, 16 octobre 2005

[4] « La communauté ibéro-américaine s’organise », par François Musseau, Radio France Internationale, 16 octobre 2005

[5] Radio France Info, « Journal de 12H30 », 16 octobre 2005

[6] Voir à ce sujet : « Les mensonges de Reporters sans frontières », par Salim Lamrani, Voltaire, 2 septembre 2005, et « Quand Reporters Sans Frontières couvre la CIA », par Thierry Meyssan, Voltaire, 25 avril 2005.

[7] « Sommet ibéro-américain : Reporters sans frontières très déçue par les concessions faites à Cuba sans contrepartie », Reporters sans frontières, 17 octobre 2005. (site consulté le 18 octobre 2005)

[8] « L’Espagne tente de désamorcer la polémique sur ses relations avec Cuba », par Cécile Chambraud, art.cit

[9] Ibid

[10] « Recuerdan atentado a avión civil cubano y exigen justicia », par Andrea Rodriguez , El Nuevo Herald, 6 octobre 2005

[11] « Cominicado especial de apoyo a la extradición de Posada Carriles », Granma,17 octobre 2005. (site consulté le 18 octobre 2005)

[12] « Venezuela Criticizes Court Ruling on Posada », par Ian James, The Miami Herald, 29 septembre 2005

[13] « Venezuela denuncia vínculos de la familia Bush con terroristas », Granma, 30 septembre 2005. (site consulté le 3 octobre 2005)

[14] « Unánime apoyo de los cancilleres iberoamericanos a lucha contra el bloqueo y por la extradición del terrorista Luis Posada Carriles », par Nidia Díaz & Jorge Luis González, Granma, 14 octobre 2005. (site consulté le 17 octobre 2005)

[15] « Cuba satisfecha porque Iberoamérica habla de ‘bloqueo’ », par Andrea Rodriguez, , El Nuevo Herald, 17 octobre 2005

[16] « Cuba logra aprobación de condena al terrorismo y a embargo de EEUU », par Vivian Sequera, El Nuevo Herald, 13 octobre 2005

[17] « Pueden morir niños cubanos por ausencia de respuesta de laboratorios estadounidenses », par Raisa Pages, Granma, 14 octobre 2005. (site consulté le 17 octobre 2005)

[18] « Un centenar de trasplantes hepáticos pese al bloqueo », Granma, 15 octobre 2005. (site consulté le 17 octobre 2005)

[19] « Pueden morir niños cubanos por ausencia de respuesta de laboratorios estadounidenses », Raisa Pages, art.cité

[20] « Cuba : Embargo costó a salud 75 millones de dólares en un año », par Andrea Rodriguez, El Nuevo Herald, 4 octobre 2005

[21] Ibid

[22] Ibid

[23] « Piden diputados cubanos a Parlamentos del mundo oponerse al bloqueo de EEUU », par María Julia Mayoral, Cuba vs Bloqueo, 18 octobre 2005. (site consulté le 20 octobre 2005)

[24] « Niega Gobierno de Estados Unidos permiso a científicos para viajar a Cuba », par Freddy Pérez Cabrera, Granma, 23 septembre 2005. (site consulté le 23 septembre 2005)

[25] « Científico no podrá viajar a EE.UU. para recibir premio », par Orfilio Pelaez, Granma, 29 octobre 2005. (site consulté le 31 octobre 2005)

[26] « Castro no toma avión para Salamanca », El Nuevo Herald, 14 octobre 2005

[27] « Emergencia pone a EEUU y Cuba a cooperar con Guatemala », par Sergio de Leon, El Nuevo Herald, 12 octobre 2005

[28] « Cuba aporta a Guatemala 535 médicos para asistir a damnificados », par Ulises Canales, Granma, 12 octobre 2005. (site consulté le 14 octobre 2005)

[29] « Guatemaltecos elogian profesionalidad y vocación de médicos cubanos », par Ulises Canales, Granma, 15 octobre 2005. (site consulté le 17 octobre 2005)

[30] « Biofármaco cubano logra sobrevida en niños con cáncer de cerebro », Granma, 5 octobre 2005. (site consulté le 17 octobre 2005)

[31] « Presentan éxitos del método Yo, sí puedo en la UNESCO », par Fidel Vascos González, Granma, 10 octobre 2005. www.granma.cu/espanol/2005/octubre/lun10/presentan.html (site consulté le 17 octobre 2005)

[32] « Caracas, libre de analfabetismo », par Ventura de Jesús et Jorge Luis Baños, Granma, 17 octobre 2005. (site consulté le 18 octobre 2005)

[33] « Venezuela : Territorio libre de anafabetismo », par Ventura de Jesús, Granma, 29 octobre 2005. (site consulté le 31 octobre 2005)

[34] « Chávez niega que existan tiranías en Cuba y Venezuela », El Nuevo Herald, 9 octobre 2005

[35] « Con lo que gasta EE.UU. en armas se podría subvencionar la FAO por 500 años », Granma, 18 octobre 2005. (site consulté le 20 octobre 2005)

[36] « The Rest of their Lives without Parole for Child Offenders in the United States », Human Rights Watch et Amnesty International, octobre 2005. (site consulté le 31 octobre 2005). « Sentenciados con cadenas perpetuas 180 niños en California », par Jorge Morales Almada Granma, 13 octobre 2005. (site consulté le 14 octobre 2005)


  

13:27 Écrit par eric blair | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Commentaires

quaeps sur le fond je suis d'accord , ce qui me déplait (mais à toi aussi je suis sûr puisque tu n'aimes que la vérité), c'est quand on l'agrémente de petits mensonges du style : "Le blocus contre Cuba..." alors qu'il n'y en a pas (tu me l'as dit plusieurs fois et tu as d'ailleurs pu apprécier un délicieux cigare Cubain chez moi) .
Quand on a raison il est inutile de polluer ses propos par des mensonges (ou alors il y aurait un but derrière celui-ci, non ça m'étonnerait...) .

Écrit par : jean | 08/11/2005

tu ne sais pas lire... Pour la première fois dans l’Histoire des sommets ibéro-américains, le terme « blocus », utilisé par le gouvernement cubain pour se référer aux sanctions économiques, s’est substitué au qualificatif « embargo » établi par Washington pour évoquer le châtiment infligé aux Cubains. Le décalage sémantique effectué par la Maison-Blanche a pour but de minimiser la gravité et la portée de l’état de siège en vigueur depuis 1960. Le président de l’Assemblée nationale cubaine, M. Ricardo Alarcón, a exprimé sa satisfaction : « C’est une décision historique [car la communauté ibéro-américaine] a utilisé un langage plus précis, plus exact, allant jusqu’à réclamer la suppression des récentes mesures » agressives adoptées par le président Bush en mai 2004 [15].
En effet, la sévérité des sanctions économiques porte gravement atteinte à l’intégrité physique et morale de la population cubaine, ce qui explique l’unanimité de la condamnation par les 22 ministres des Affaires étrangères ibéro-américains [16]. Le blocus contre Cuba touche la population de l’île à tous les niveaux, y compris dans le domaine de la santé. Par exemple, un enfant cubain qui a besoin d’une transplantation hépatique peut mourir car l’équipement de décodage de l’immunodépresseur Tracolimus, fabriqué par un laboratoire pharmaceutique états-unien, ne peut pas être exporté à Cuba [17].

Écrit par : quaeps | 08/11/2005

jean il y a bien un blocus ECONOMIQUE (contrairement au blocus standard, qui nécessite, je le pensais, des navires autour de l'île), je pensais, à tort, que ça s'appellait un embargo, apparemment, il y a une différence...

Écrit par : quaeps | 08/11/2005

jean il y a bien un blocus ECONOMIQUE (contrairement au blocus standard, qui nécessite, je le pensais, des navires autour de l'île), je pensais, à tort, que ça s'appellait un embargo, apparemment, il y a une différence...

Écrit par : quaeps | 08/11/2005

quaeps blocus n. m.
Définition :
Investissement du littoral ennemi par une force navale pour empêcher les navires de commerce de communiquer avec les ports compris dans la zone bloquée.

embargo n. m.

Définition :
Interdiction faite à un navire de sortir d'un port étranger où il fait escale.
Acte de représailles ou de pression politique décidé par un État et consistant à immobiliser des biens, des marchandises ou des moyens de transport à destination de l'étranger.
Interdiction de quitter le port faite à un navire par les autorités du pays.

Méthode de contrôle des mouvements de wagons lorsque des accumulations, des menaces de congestion ou d'autres causes risquent de perturber temporairement l'exploitation et exigent la limitation de ces mouvements.

En parlant de la date à laquelle un communiqué doit être publié.
Délai à respecter avant de diffuser une information ou un programme.


Voilà, toi qui aime tant la dialectique, tu constates qu'on ne peut dans le cas présent pas (plus) parler de blocus .

Maintenant, blocus ou embargo ça a assez duré même si je n'ai aucune sympathie pour Castro (sauf comme je l'ai déjà dit quand il pète à intervalles réguliers à la tronche de l'administration américaine) .

Écrit par : jean | 08/11/2005

jean toi qui aime tant la dialectique, tu ferais mieux d'acheter un autre dictionnaire...dans le mien se trouve la définition du BLOCUS ECONOMIQUE...et tu verras qu'elle s'applique PARFAITEMENT à la situation cubaine....

Écrit par : quaeps | 09/11/2005

quaeps envoie-moi la définition (et la source si tu veux)

Écrit par : jean | 09/11/2005

jean mon dictionnaire larousse 1997(je crois), à ton entière disposition, quand tu veux.....

Écrit par : quaeps | 09/11/2005

quaeps ok j'ai le même à la maison (mais ce n'est pas celui que j'ai consulté : legranddictionnaire.com)

Écrit par : jean | 09/11/2005

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